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Vers la création d’un service public du « testing » ?

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Il n’y a pas que l’extrême-gauche qui veut étendre la sphère publique à tous les pans de la société. Le parti présidentiel et ceux qui en sont proches ne sont pas en reste. Il y a quelques mois, nous vous expliquions que le think tank Terra Nova voulait un service public du dernier kilomètre. Aujourd’hui, c’est le député macroniste Marc Ferracci qui veut instaurer un service public du « testing ».

Le « testing », rappelons-le, consiste, selon le Portail de la fonction publique, à « soumettre deux profils comparables pour une même demande [d’emploi] sauf en ce qui concerne le critère susceptible d’exposer aux discriminations ».

Dans un amendement au projet de loi de finances pour 2024, M. Ferracci et plusieurs de ses collègues du groupe Renaissance ont proposé de renforcer les moyens de la DILCRAH, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. Concrètement, il s’agit de doter cette délégation de trois millions d’euros de budget supplémentaire pour qu’elle puisse « lancer une campagne annuelle de testing ».

Cet amendement est dans la droite ligne de la proposition de loi du même Ferracci qui vise à systématiser le « testing » afin « de renforcer l’arsenal de lutte contre les discriminations dans notre pays, tout en améliorant la connaissance des phénomènes de discrimination ». Elle prévoit, notamment, « la création d’un service placé sous la tutelle du Premier ministre et ayant pour mission la lutte contre toutes les formes de discriminations ». En gros, Marc Ferracci veut créer un service public du « testing ».

Nous avons déjà montré combien les résultats de ces tests étaient sujets à caution, pour ne pas dire partiaux, s’agissant de l’embauche des étrangers ou des femmes. Par conséquent, il ne faut pas les multiplier, mais les supprimer. Les employeurs ne cherchent pas à discriminer, ils recherchent des compétences. Peu importe le sexe, le prénom, la situation familiale, etc.

Apparemment, c’est trop demander à Marc Ferracci de laisser les employeurs recruter qui bon leur semble. En ce sens, il est le digne héritier de son père, Pierre Ferracci, fondateur du groupe de conseil Alpha qui, à l’origine, conseillait les élus des comités d’entreprise avec une prédilection pour ceux de la CGT.

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4 commentaires

LYBD 24 novembre 2023 - 7:39

Espérons que cette nouvelle dérive ne passera pas. Toutes les excroissances gouvernementales devraient être supprimées. Il y a bien longtemps que les entreprises savent choisir et recruter une femme qui peut être plus compétente qu’un autre. A croire que la fonction publique soit plus compétente que le secteur privé. Cessez de remuer de vieilles lunes.

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Laurent46 24 novembre 2023 - 9:48

De pire en pire dans cette médiocre République. Mais ils ont raison il ne faut surtout pas un service public de compétences il faut qu’il soit de plus en plus minable et ce qui manque encore un peu extrémiste bien que les contraintes sont telles aujourd’hui déjà que toute activité autre que celle du public doit disparaître ou être taxé punitivement.

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Almaviva 24 novembre 2023 - 10:24

Encore de l’argent jeter par les fenêtres ! Et il paraît que notre ministre des finances cherche des économies !! Plus cela va moins nous aurons de liberté, ce sera bientôt l’ex URSS !

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Jean-Aymar de Sékonla 24 novembre 2023 - 1:48

Ce procédé, qui relève de la tromperie, est révélateur de la mentalité de la classe politique de ce pays.
L’auteur de cette proposition devrait être poursuivi en justice pour tentative d’escroquerie et rendu inéligible à vie.
Ces gens là sont sensé montrer l’exemple…!

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