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Les salariés du privé paient les retraites des fonctionnaires

par Jean-Philippe Delsol
Le coût des retraites est très lourd en France. Le Conseil d’orientation des retraites – COR – observe qu’en 2020 les prestations servies représentaient 338Md€, soit 14,7% du PIB. Il estime toutefois que ces charges ont été couvertes par les cotisations et que le déficit de 13Md€ constaté en 2020 n’est dû qu’à la crise sanitaire. Et pour l’avenir, il est rassurant : tout va bien madame la marquise !

La réalité est pourtant autrement plus inquiétante.

Si l’équilibre paraît assuré, c’est que des cotisations d’équilibre sont versées aux régimes de retraite à raison, en 2020, de 40 Md€ par l’Etat et de 6 Md€ par les établissements publics de l’Etat. Les hôpitaux et les collectivités locales payent également des cotisations supplémentaires pour leurs agents. Dans un article fort bien documenté et signé d’un pseudonyme (sans doute parce qu’on craint de dire la vérité dans ce pays), la revue Commentaire de ce printemps 2022 conclut que nulle part ne sont indiqués les vrais chiffres de ce qui apparaît comme le déficit des retraites. Il est vrai que ce déficit paraît presque entièrement causé par l’importance des retraites des agents des trois fonctions publiques (Etat, collectivités locales, hôpitaux).

La pension des agents titulaires de la fonction publique à taux plein atteint 75 % du salaire indiciaire brut mensuel des six derniers mois. Certes, les indemnités et primes diverses n’entrent pas en compte, mais les fonctionnaires cotisent à ce titre à un régime complémentaire obligatoire par points, le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), d’autant plus intéressant que c’est un régime par capitalisation dont le rendement est supérieur au régime de base par répartition. Globalement leurs retraites sont très supérieures à celles du privé qui en paye le surcoût dans ses impôts. D’ailleurs la démonstration se fait en quelques chiffres : les agents des trois fonctions publiques représentent 14% des cotisants, 16% des retraités et 23% des prestations versées par les régimes de retraite français, soit des retraites près de 50% supérieures à celles du privé en moyenne.

Taux de cotisations à 16.5 % pour le privé et de 74.3 % pour l’Etat !

Tandis que les employeurs du secteur privé versent des cotisations retraite de 16,5% du salaire brut de leurs employés, le taux de cotisation de l’Etat est de 74,3% du traitement indiciaire des fonctionnaires civils et de 126% pour les militaires. L’entreprise Orange, qui a récupéré des agents sous statut de la fonction publique en reprenant les services téléphoniques des anciens PTT, s’est vu imposer une cotisation retraite « employeur » sur les salaires de ses employés de 48,9% ! Ainsi, la charge des retraites des agents publics ou anciens agents publics pèse lourdement sur les budgets publics. « Pour 2020, le coût des retraites représente par exemple 27% des crédits totaux alloués à l’Eduction Nationale » note Commentaire.

La « surcotisation » publique aurait été d’un montant de 45Md€ en 2020. Il y aurait en sus une contribution publique de 70Md€ versée aux régimes de retraite pour couvrir diverses dépenses de solidarité, des exonérations ciblées de cotisation, ou des subventions aux régimes déficitaires. Soit des concours publics de 115Md€ au total. Finalement les cotisations, hors surcotisations, ne représentent que 62% des ressources des régimes retraites. Le reste est bien payé par nos impôts. Il y a donc vraiment urgence à réformer le régime des retraites. Mais un report à 64 ou 65 ans de l’âge de départ ne ferait que reporter le problème pour quelques années et l’adoption prônée par le président de la République d’un système de retraite à points ne ferait que changer le mode de calcul des pensions sans traiter le problème de fond.

La seule solution consiste à faire évoluer, progressivement, nos retraites vers un système par capitalisation. Ce qui permet aux nombreux pays étrangers qui l’ont fait de s’en sortir bien mieux que nous. Tout en intégrant des mesures de solidarité importantes, le système hollandais de retraite, qui laisse une large part à la capitalisation, permet aux retraités de disposer d’une pension égale à plus de 80% de leur dernier salaire, soit 15% de plus qu’en France, après avoir payé durant leur vie active des cotisations retraite d’environ 15% inférieures aux cotisations françaises. Au Danemark, le régime professionnel ATP par capitalisation a permis au retraités de disposer d’un taux de remplacement de 42% pour une cotisation de 10,8% de leur salaire, ce qui équivaudrait à un rendement de 109 pour une cotisation versée au taux obligatoire en France de 28%. Ainsi, l’évolution de notre système, du moins en large partie, de la répartition vers la capitalisation permettrait aux retraités français de disposer de retraites de 30 à 50 % supérieures à leurs retraites actuelles. Ce qui permettrait aussi de supprimer en même temps les régimes spéciaux, et notamment le plus important d’entre eux, celui des agents publics, qui nous coûtent une fortune. Gagnant-gagnant.

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20 commentaires

Yves Montenay 4 avril 2022 - 1:29

L’auteur a tout à fait raison de dénoncer le poids des retraites publiques sur le pays, ainsi que l’éparpillement des chiffres. Par contre sa description du « succès » des retraites par capitalisation gagnerait à être analysé en étant rapproché des cotisations et des cycles boursiers et en intégrant le cas du Chili. Car, à long terme, ce sont les actifs qui nourrissent les retraités que ce soit directement en répartition ou indirectement en tant qu’agents économiques pour la capitalisation : https://www.yvesmontenay.fr/2019/08/06/la-retraite-par-capitalisation-peut-elle-vraiment-saffranchir-de-la-demographie/

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VIGNELLO Daniel 4 avril 2022 - 5:29

Liberté, Egalité, Fraternité quelle Honte du pays dit des Droits de l’Homme et du Citoyen

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en fait 4 avril 2022 - 7:00

OUI, c’est un extraordinaire scandale, remarquablement caché, . .. …., ! D’autant qu’avec les dernières données « officielles » INSEE pour 2020, nous pouvons proposer la lecture suivante:
– les 4.1 millions d’entreprises produisent 1241 milliards de valeur ajoutée  » classique » soit 51 % du P.I.B., mais 100 % du VRAI P.I.B. Les autres 49 % du P.I.B. sont des  » conventions statistiques », une construction politique technocratique et spoliatrice.
– l’ hypothèse d’une masse salariale à 65 % en moyenne du P.I.B. vrai, avec des taux de cotisations à 16.50 % donnent pour les retraites du privé un montant de 133 milliards €, ils sont dans la V.A.  » vraie ».
– donc 338 – 133 = 205 milliards € dont la contrepartie est un mixte complexe : impôts – taxes – autres – dettes – . .. ….,
– ces 205 milliards € / 1241 milliards de vraie V.A.  » classique » représentent 16.52 % du P.I.B. vrai, une paille !, dans notre pays ultra ultra ultra libéral.
OUI, il y a un méga truc.
donc tout va très bien.

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nanard 4 avril 2022 - 7:13

bonjour, vouloir comparer « un » cas positif de capitalisation à l’ensemble des régimes par répartition me semble insuffisant. En effet, dans d’autres pays, USA notamment, certains retraités des fonds de pension ont eu des déconvenues. Sans avoir la bonne solution, il est préférable de s’intéresser à la source et à la gestion des ressources des retraites. Même si nous avons des candidats qui croient avoir la solution (« prendre aux riches… »). Il faut d’abord oublier la notion de part salariale et patronale, ce n’est qu’un artifice d’écriture. Et distinguer ce qui relève de la masse salariale globale, qui sont des « contraintes » et la part du résultat qui sera affectée aux actionnaires qui dépend de la bonne santé de l’entreprise. (bien sur, il y a des vases « communiquant » entre ces masses d’argent). Or toutes les entreprises ne sont pas capitalisées en bourse, d’où un déséquilibre entre les flux financiers. Celui-ci conduit inévitablement à « investir » dans d’autres sociétés …. Un autre problème peut survenir avec la différence des choix de capitalisation : qui aura le mieux placé son argent ? On le sait les fluctuations monétaires peuvent avoir une forte influence à l’instant T.
Pour ce qui est de la répartition, tout n’est pas simple : par exemple la création d’un taux d’appel pour les régimes complémentaires (qui implique des « cotisations » sans calcul de droits), est manifestement « injuste », et n’est « justifié » que pour un équilibre financier… Mais ceci n’est valable pour les régimes généraux qui n’ont pas de déficit… Il faut noter que la gestion paritaire qui aurait dû être rigoureuse a été victime d’un laxisme déconcertant.
Schématiquement, la retraite des fonctionnaires est plus simple : c’est l’état qui paye les salaires puis c’est toujours l’état qui paye les retraites, peu importe les jeux d’écritures (voir cotisation salariales et patronales).
Il y a bien quelques régimes par capitalisation (préfon machin etc ) qui sont phagocytés par l’état lui-même, avec des rendements dérisoires…
Ce ne sont que des éléments de réflexion, le sujet est tellement complexe qu’il faudrait y consacrer un livre entier.
Une solution pourrait être mixte, mais surtout pas gérée par notre état qui n’a pas le bon ADN…

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Nicolas Lecaussin 4 avril 2022 - 8:50

Ne pas confondre fonds de retraite des entreprises avec fonds d epension
NL

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nanard 4 avril 2022 - 9:14

Vous avez raison, mais les fonds de retraite des entreprises sont « marginaux » en terme de participants.
Lorsque j’évoque « préfon machin », je veux parler des « placements » des fonctionnaires dont j’ai oublié les noms et qui ne relèvent pas franchement d’une vrai capitalisation.

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Nicolas Lecaussin 4 avril 2022 - 10:42

Pas si marginaux que ça dans les autres pays…La Prefon c’est bien de la capitalisation…

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Oncpicsou 4 avril 2022 - 8:22

Allez plus loin dans votre analyse:
Nos jeunes travaillent pour payer pas seulement des retraites mais aussi des rentes. Quand on part à 60 voire 55 ans on est encore en mesure de travailler. Rappelons, ce que tout le monde à oublié, que la retraite est destinée à subvenir au besoins de ceux qui sont devenus, en vieillissant, dans l’incapacité de travailler. On peut de nos jours estimer cet age entre 65 et 75 ans. Dans ce cas la répartition se justifie, mais en dessous on est en présence d’une exploitation caractérisée du travail des jeunes. Ceux qui veulent être rentiers plus tôt n’ont qu’a utiliser la capitalisation et choisir leur age de départ en fonction du niveau de rente souhaité. Mais il y a pire…
Nos jeunes travaillent aussi pour payer les retraites des américains, par les fonds de pension qui exigent du dividende des entreprises françaises dont ils sont actionnaires (voir affaire Danone).
Un mot sur l’escroquerie de la répartition: Les premiers on touché sans avoir cotisé (ils on du savoir pour qui voter à l’époque!) et les derniers auront cotisé toute leur vie et ne toucheront rien. C’est M. Ponzi qui le dit!
Et que peut on en déduire sur la capité d’analyse de nos politiciens…
Pauvre (!) France!

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Didier Daurat 4 avril 2022 - 9:56

On peut toujours trouver un coupable à une situation économique chaotique, ce qui permet de se dédouaner de sa mauvaise gestion dans de nombreux autres domaines. Pour ce qui est des retraités, pour ceux qui ont mon âge, quand on est rentré dans la fonction publique, la France était presque dans le plein emploi, et rentrer dans un organisme d’état était peu valorisant et bien moins payé que dans le privé. Le temps a fait le reste, et la sécurité de l’emploi est devenue une priorité. Seulement les retraités ont payé leur cotisation pour bénéficier d’une retraite.

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montesquieu 4 avril 2022 - 10:43

Un fonctionnaire de son entrée dans l’administration à sa mort vit de l’argent du contribuable du secteur privé et donc du retraité du privé. Un fonctionnaire ne paie pas d’impôt mais restitue une partie de son traitement d’où un coût net inférieur audit traitement perçu, mais bien réel. De plus en matière de retraite, il bénéficie de la préfon système interdit en France, sauf pour eux!

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Oncpicsou 4 avril 2022 - 12:02

Comment peut on rendre aussi compliqué un problème aussi simple que la retraite !???
1- L’État verse une retraite à tous les vrai retraités (donc répartition et une seule caisse), à partir d’un age d’incapacité à travailler, à définir mais probablement supérieur à 65 ans . Son montant étant indexé sur le cumul des cotisations versées par le cotisant. Donc pas de différence entre fonction publique et privé. C’est la sympathique solidarité « intergénérationnelle ».
2- Chacun place le reste de son épargne en fonds de pensions (reprenant au passage le contrôle d’une part de nos entreprises capté par les fonds de pension américains et autres). Cela permet à chacun de devenir rentier au compromis age/rente qui lui convient… mais pas sur le dos de la collectivité comme actuellement!
3- C’est tout.

Il faudrait d’abord remettre de l’ordre dans la feuille de paye pour indexer les cotisations sur le fruit du travail du cotisant…c’est à dire part salariale plus part patronale plus primes. De même pour les indépendants.

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Didier Daurat 4 avril 2022 - 12:23

A l’avenir le problème va vite être réglé, puisque la privatisation outrancière vers laquelle on se dirige, va laisser à l’individu le soin de préparer lui-même l’avenir de ses vieux jours.

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Nicolas Lecaussin 4 avril 2022 - 12:25

pour le moment c’est l’étatisation outrancière !
NL

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PhB 4 avril 2022 - 3:13

Répartition ou Capitalisation n’a rien à voir avec la retraite des fonctionnaires, monsieur Lecaussin, vous faites un amalgame entre deux problèmes qui ne sont même pas liés ou, très peu!
Ce n’est pas un supprimant les régimes par répartition que ça règlera le problème.
Dommage que vous haïssiez à ce point « la Répartition », sinon votre développement se tient mais devrait être plus étoffé. Un contrôleur SNCF, m’avait parlé de la sur cotisation de son employeur (leur permettant de bénéficier de certains privilèges, comme une bonne pension de réversion après le décès de l’agent) .
La avec 270%, je tombe des nues! Faudrait que ces chiffres soient comptabilisés dans le coût salarial des agents.
Bonne journée
PhB

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Obeguyx 4 avril 2022 - 12:47

Merci, Jean-Philippe. Ca fait plus de 30 ans que j’attends une telle démonstration. Combien de fois, je me suis fait « démonter », puis « contrôler » car je tenais des propos dits « indignes » vis à vis de la fonction publique. Je maintiens encore aujourd’hui qu’il est impératif de SUPPRIMER, à très court terme au moins la moitié des fonctionnaires et assimilés (sinon plus) et ne plus rendre cet « emploi » à vie. Ne plus garantir la place non plus, surtout que désormais cette caste est bien mieux lotie que dans le privé.

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JR 4 avril 2022 - 3:34

Bonjour Obeguyx, tout à fait, la démonstration est simple:
– 1981: 55 M d’habitants pour 1,8 M fonctionnaires
– 2020: 67 M d’habitants pour 5,7 M fonctionnaires
Soit que 22 % d’habitants en plus pour 3 fois de fonctionnaire.
Ou 36 % d’habitant en plus si l’on tient compte des 75 millions de titulaire de carte Vitale…
Mais que s’est-il passé ? J’ai glissé chef !
Le plus drôle que tout fonctionnait plutôt bien avant et qu’il y avait un bureau de poste dans chaque commune. Au début des années 80, la France état un pays parfaitement bien administrée.
Raisonnablement, on peut estimer que 3 M de fonctionnaires suffiraient amplement à bien administrer la France. La non gestion de l’état en bon père de famille, coûte le déclin de la France et le déclassement des Français.
En résumé, à l’instar de l’urgence énergétique, l’urgence est à la désinflation du nombre de fonctionnaire. Merci. Bien à vous

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en fait 4 avril 2022 - 1:01

juste un aperçu du « diable »
– la rémunération du salarié passe en 40 ans de 100 à 300 ( son savoir faire ) soit +2.78 % l’an; de 1981 à 2021l’inflation officielle est de 2.71% l’an; ainsi, nous passons de 100 à 100 x 3 x 2.91 = 873. Pour les cotisations du salarié et de l’ entreprise à 16.50 %, nous évoluons sur la période de 16.5 pour l’ an zéro à 144 pour l’an 40 soit un global des cotisations sur la période de 3210.
– le retraité part avec 873 x 0.75 = 655 pour lui  » seul », il y a bien entendu la progression  » classique » + l’inflation ( sur les mêmes bases ) au bout de 21 ans le retraité touche 2722; soit un global de ( 655 + 2722 )/2 x 21 = 35448 de retraites
– le levier est considérable : 35448 / 3210 = 11 digne des banques d’affaires.
– soit pour une autre présentation un « rendement exceptionnel, compte tenu des taux négatifs » de + 12.10 % tous les ans durant 21 ans.
il y a donc des miracles dans la répartition !.

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Oncpicsou 6 avril 2022 - 2:10

Je n’ai rien compris à votre calcul! par contre j’en ai fait un que tout retraité peut faire s’il à gardé tous ses bulletins de paye: cumuler année par année les cotisations (salariales et patronales) et simuler le placement sur le cac 40 GR à dividende composé et vous verrez que ce capital cumulé et placé (CAC 40 tjs) vous rapportera à peu prés ce que rapporte votre retraite par répartition… mais vous êtes à la tête d’un capital substantiel que vous pourrez léguer à vos enfants (ça c’est la vrais solidarité « intergénérationnelle »!) C’est le miracle de la capitalisation. Le miracle de la répartition c’est que ceux qui ont contribué et sont décédés ne verrons jamais le fruit de leur générosité. C’est à peine moral de s’enrichir sur dos des morts non?
Tient une question me vient à l’esprit: quelle est la différence d’espérance de vie entre les fonctionnaires et les travailleurs du privé? Je serais curieux de la connaitre!

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Astérix 10 avril 2022 - 7:21

J.R. a touché du doigt le fond du problème que je dénonce depuis des lustres ! 2 millions de fonctionnaires suffiraient amplement et non pas 3 millions comme vous le proposez.
Comment voulez-vous faire supporter 70 % de la dépense publique par 30 % du secteur privé ?
Ce qui est le cas aujourd’hui.
Mais ce constat simple dépasse complètement les français qui n’ont jamais rien compris en économie et qui pleurent en permanence sur leur baisse de pouvoir d’achat ??
Les français, vous êtes vous demandé pourquoi votre pouvoir d’achat baisse et baissera encore, pourquoi les taxes, impôts, prélèvements augmentent sans arrêt ? Il serait temps que vous compreniez…???

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Pierre Henri DREVON 10 avril 2022 - 8:05

Que les fonctionnaires soient payés par les non-fonctionnaires est une évidence… On voit mal comment il pourrait en être autrement…

C’est presque la définition du secteur public.

Ensuite, on peut discuter sur la justification des différentes activités du secteur public, et sur le consentement des autres à payer pour ces services.

Mais à partir du moment où on décide que certaines personnes assureront un service commun non marchand, ce sont forcément les autres qui les paient.

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