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Selon la Cour des comptes, 75 % des Français trouvent que les impôts sont trop élevés

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Mardi 30 janvier, le Conseil des prélèvements obligatoires, un organe placé sous la dépendance de la Cour des comptes, a publié la deuxième édition du Baromètre des prélèvements fiscaux et sociaux en France, qui cherche notamment à mesurer et évaluer l’attitude de nos compatriotes vis-à-vis de l’impôt.

Selon le sondage, réalisé par Harris Interactiv, 75 % des Français jugent la pression fiscale excessive (76 %  s’agissant du niveau des cotisations sociales) et 67 % pensent que son produit est mal utilisé.

Le degré de confiance envers la manière dont l’État orchestre la dépense publique est extrêmement faible, à 32 %, de même que celui dont est gratifié l’Union européenne (37 %). Les échelons locaux s’en sortent mieux, avec un taux de confiance qui augmente à mesure que la subsidiarité s’accroît : 58 % pour les départements et les régions, 68 % pour les communes.

En toile de fond, c’est bien la question du consentement à l’impôt qui demeure l’objet central de l’étude et qui intéresse de près l’administration fiscale. Rappelons que le taux des prélèvements obligatoires en France ne baisse pas et reste bloqué autour de la barre des 45 % depuis 2013 et ce malgré la diminution de certains impôts. L’État a, en fait, vu ses recettes fiscales augmenter du fait de l’inflation via le truchement des effets de seuil.

En soixante ans, la pression fiscale a progressé de moitié sans que cette spirale confiscatoire ait pu être durablement stoppée. Il faudrait donc que la politique de baisses d’impôts en trompe l’œil de l’actuel Gouvernement se transforme en un choc fiscal réel pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages et permettre aux entreprises de reconstituer leurs marges et redevenir compétitives. Pour y parvenir, il faudrait une réduction massive des dépenses publiques. On n’en prend pas le chemin !

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3 commentaires

DEL 2 février 2024 - 8:56

Macron ne connaît pas les économies, ce n’est pas dans la logique des banquiers !

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Roven 2 février 2024 - 9:33

Notre dette souveraine supporte des taux d’intérêt encore relativement bas en raison de la confiance des prêteurs en son futur remboursement. En cas de crise du consentement à l’impôt des français, ce remboursement serait compromis et les taux augmenteraient comme dans d’autres pays, jusqu’à devenir insupportables…
La Cour des Comptes sonne l’alerte, le mur que va butter notre cigale nationale n’est pas loin !

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Vjc 2 février 2024 - 7:20

Mozar de la finance, mauvais gestionnaire ( 3000 milliards de dette + 3000 milliards de passif pour la retraite des fonctionnaires) , un taux de prélèvements (fiscal et social) complètement dément et le tout qui se dégrade (hôpitaux, sécurité, immigration…)

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