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Manifeste pour l’allongement du délai d’avortement ou la fuite en avant

jeudi 8 avril 2021, par Adélaïde Motte

Dimanche, à la une du Journal du Dimanche, 343 femmes annonçaient avoir avorté après le délai légal (douze semaines de grossesse, quatorze d’aménorrhée), ou soutenir celles qui l’avaient fait. Le planning familial, à l’origine de ce manifeste, exige ainsi l’allongement du délai légal d’avortement.

Régulièrement des pétitions demandent que les femmes puissent avorter à des étapes de plus en plus tardives de leur grossesse. Pourtant, plusieurs médecins alertent sur l’allongement de ce délai. Plus l’avortement est tardif, plus la taille de l’enfant le rend risqué.

Ce nouveau manifeste, qui intervient cinquante ans après le Manifeste des 343 salopes, publié en 1971, demande à légiférer pour les 3 000 à 5 000 femmes qui vont se faire avorter chaque année à l’étranger à cause d’un dépassement des délais (soit environ 2 % du total des avortements en France). Mais jusqu’où faudra-t-il aller ? Il y aura toujours des femmes qui voudront avorter au-delà de la limite légale, quelle que soit celle-ci. Cette fuite en avant, tout comme la proposition de loi sur l’euthanasie actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, interrogent sur le statut de la vie humaine dans notre société. Et qu’attend l’Etat pour poursuivre celles qui déclarent avoir violé la loi ?

https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-pendules-a-l-heure/article/Manifeste-pour-l-allongement-du-delai-d-avortement-ou-la-fuite-en-avant

Messages

  • D’un côté la vie semble si précieuse que la planète se confine pour sauver des octogénaires, de l’autre on l’éradique sans état d’âme.

  • Et quel silence incroyable de la part des hommes et femmes qui prétendent faire de la politique et/ou diriger/animer des partis politiques ...

  • Personnellement je suis rothbardien sur cette question, c’est-à-dire que je raisonne strictement en termes de droit de propriété.
    Tanr que quelque chose est dans un corps (et en l’occurrence vit exclusivement grâce à lui), la personne propriétaire de ce corps (si tant est qu’on puisse le dire comme ça) en dispose librement.
    Donc tant qu’une femme n’a pas accouché, si elle veut se débarrasser de son bébé, elle peut le faire quel que soit le stade de grossesse.
    Je ne réfléchis pas plus.

  • Je suis d’accord avec vous, un être humain n’est pas une marchandise.
    Autant je serais pour favoriser l’assistance médicale à l’Euthanasie à la demande des concernées si elle abrège leurs souffrances, autant ici je suis plus réservé.
    J’ai une nièce qui est née à la limite du viable à quatre mois et demie, ses parents ont du faire un choix, la papa plutôt défaitiste mais la maman déterminée à sauver son enfant.
    La technique médicale a permis cette prouesse avec un minimum de séquelles. Ma nièce ne regrette pas du tout le choix de ses parents.
    Chaque situation est spécifique mais surtout, il ne faut pas banaliser ce genre de chose en l’autorisant à tout va par la loi. Ce sont des décisions à prendre à plusieurs, l’intéressée (s) et le corps médical.
    De même : Il est absurde et cruel de poursuivre un médecin refusant de procéder à un avortement.

  • Est-on complètement propriétaire de son corps ? Rien n’est moins sûr. En effet, nous sommes propriétaire de ce que nous avons créé, ou de ce que nous avons acquis, ou de ce que nos parents ont acquis pour nous et laissé en héritage. Or nous n’avons pas créé notre corps et nos parents non plus (la procréation n’en est pas vraiment une car 98% se fait sans nous) et ne l’avons pas acheté. Nous sommes encore moins propriétaire du fœtus, qui est une tierce personne en devenir. C’est pourquoi on ne peut pas faire tout ce qu’on veut de son corps (jusqu’à présent...). Ce matérialisme nous rappelle la phrase de Bernanos : "la société moderne est une conspiration permanente contre toute forme de vie spirituelle". Cette question va devenir de plus en plus cruciale avec le transhumanisme.

  • Est-on complètement propriétaire de son corps ? Rien n’est moins sûr. En effet, nous sommes propriétaire de ce que nous avons créé, ou de ce que nous avons acquis, ou de ce que nos parents ont acquis pour nous et laissé en héritage. Or nous n’avons pas créé notre corps et nos parents non plus (la procréation n’en est pas vraiment une car 98% se fait sans nous) et ne l’avons pas acheté. Nous sommes encore moins propriétaire du fœtus, qui est une tierce personne en devenir. C’est pourquoi on ne peut pas faire tout ce qu’on veut de son corps (jusqu’à présent...). Ce matérialisme nous rappelle la phrase de Bernanos : "la société moderne est une conspiration permanente contre toute forme de vie spirituelle". Cette question va devenir de plus en plus cruciale avec le transhumanisme.

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