Accueil » Chute de Boris Johnson : les électeurs n’aiment pas quand on les trahit

Chute de Boris Johnson : les électeurs n’aiment pas quand on les trahit

par Nicolas Lecaussin

Boris Johnson devait assurer la transition après le Brexit et faire du Royaume-Uni un pays économiquement très dynamique car débarrassé du poids des normes, des taxes et des réglementations européennes. Il a échoué. Pas seulement à cause de son style et des scandales qui ont terni ses années au pouvoir, mais surtout par ce qu’il a fait une politique de gauche. Au lieu d’encourager les libertés individuelles et économiques, de baisser les impôts et de s ‘opposer au gauchisme sociétal, il a préféré mener une politique en faveur de la redistribution des revenus et contre le changement climatique. Il a prévu une hausse du taux d’imposition sur les sociétés de 19% à 26%, alors qu’il aurait dû le réduire pour attirer les investissements. Son gouvernement a affirmé qu’il serait trop difficile de réduire les réglementations européennes.

Au milieu de cette crise, M. Johnson a augmenté la taxe sur les salaires de 2,5% pour financer le National Health Service, et il a gelé les tranches d’imposition sur le revenu au lieu de les réduire comme il l’avait promis. Il a refusé de baisser les taxes sur l’essence, le diesel ou l’énergie en général. Il a même instauré une taxe sur les bénéfices exceptionnels des sociétés énergétiques, qui menace les investissements dans de nouveaux gisements en mer du Nord.

La Grande-Bretagne est maintenant en proie à une inflation très forte que M. Johnson a aggravée. Les taxes vertes et les réglementations ont augmenté pour tenter d’atteindre le « zéro carbone » et les prix de l’énergie ont monté en flèche. Les ménages ont vu leurs tarifs d’électricité et de gaz naturel grimper de 54% en avril et 40% supplémentaires sont prévus en octobre. Cela se répercute sur les autres prix et l’inflation globale devrait dépasser 10% cette année. Il a néanmoins été très actif en soutenant fortement et sans ambiguïté – contrairement à Emmanuel Macron et Olaf Scholz – l’Ukraine dès le début de la guerre.

La chute de Boris Johnson est une leçon pour les partis libéraux-conservateurs : ne jamais trahir son électorat.

You may also like

4 commentaires

Laurent46 9 juillet 2022 - 5:21

Sauf an France ou une grosse partie de la population aime bien qu’on les prenne pour des idiots. La preuve est juste derrière nous avec des élections qui n’ont de raison que le nom et encore.

Répondre
Astérix 9 juillet 2022 - 9:27

Excellent le commentaire de LAURENT46. J’ajoute que B.Johnson lui a fait accepter le brexit. Nos crétins d’énarques seraient bien inspirés de prendre exemple et de prévoir d’urgence le Frexit.

Répondre
THIERRY C. 9 juillet 2022 - 3:27

Parce qu’il est gauche, aussi ?

Répondre
Obeguyx 10 juillet 2022 - 10:04

Bravo LAURENT46, je n’aurais pas dit mieux.

Répondre

Laissez un commentaire