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Climat. 20 questions pour comprendre et agir

Vincent Czeszynski

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Il ne s’agit pas d’un énième livre sur le climat et sur le réchauffement climatique écrit par un écologiste excité. L’auteur est cadre du privé qui accompagne depuis plus de 20 ans des dirigeants de fonds d’investissement et de grandes entreprises. Il a décidé de faire lui-même des recherches sur le climat, il a lu des centaines et des centaines de pages, il a comparé des dizaines de chiffres et de statistiques : un énorme travail, sérieux, minutieux et sans parti pris, offrant une masse de références et d’explications aussi claires que concises. L’auteur le dit clairement dès le début : il est stupide de nier le réchauffement climatique même si les modélisations ne sont pas toujours pertinentes, il vaudrait mieux nous concentrer sur la manière de  préserver notre bien-être et encourager l’innovation, la seule voie qui puisse élaborer des réponses efficaces aux défis climatiques. D’ailleurs il rappelle avec pertinence, contrairement à ce que nous serinent les « décroissantistes », que plus nos sociétés capitalistes se sont enrichies, moins on a pollué. Depuis 2000, le PIB/hab européen s’est accru de 28 % quand les émissions de CO2/ hab. ont baissé de 17 %. Les chiffres sont similaires aux Etats-Unis : +25 % et – 23 %. Ils sont évidemment différents pour les pays émergents : la Chine et l’Inde ont vu le PIB augmenter respectivement de 363 % et 160 %, tout comme leurs émissions : +172 % et +108 %. Nous ne pouvons pas les empêcher de vouloir devenir aussi riches que nous !

Ceux qui veulent davantage de réglementations et de taxes pour « lutter contre le réchauffement climatique » n’ont aucune confiance en l’individu et en sa capacité d’entreprendre. Ils n’évaluent même pas l’impact des règles et des normes qu’ils imposent aux entreprises et aux particuliers. rappelle que les technologies non naturelles de capture et d’élimination du carbone sont encore chères mais promises à un développement rapide. On sait parfaitement, aussi, que le nucléaire est une énergie propre et bon marché. Les Small Modular Reactors (SMR ou réacteur nucléaire à fission, de taille et puissance plus faibles que celles des réacteurs conventionnels, fabriqués en usine et transportés sur le site d’implantation) sont une véritable piste pour combler la demande d’énergie et remplacer les centrales à charbon.

Le rôle de l’Etat devrait se résumer à l’accompagnement humain et à la création d’un cadre libre, propice aux nouvelles technologies et à l’innovation. « Soyons optimistes », conclut l’auteur. Il faut croire en l’homme et en ses capacités.

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2 commentaires

Bonnamy Christian 6 juillet 2024 - 9:00

Ce livre pêche par sa pauvreté scientifique, et par sa soumission à l’idéologie dominante.
Les faits sont là : le réchauffement climatique a été infime, trois dixièmes de degrés sur un demi siècle, il est terminé depuis vingt ans, la température globale à perdu un dixième de degré sur la dernière décennie. Et surtout la théorie carboclimatique est une imbécilité de première grandeur prônée par un groupe de physiciens incompétents en chimie quantique. L’occident se suicide économiquement à se préoccuper de son empreinte carbone.

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Vincent CZESZYNSKI 6 juillet 2024 - 7:20

Bonjour
Il y aurait beaucoup a dire sur votre commentaire.
Commençons par un point d’accord : l’Europe fait fausse route, et mène une politique environnementale mal pensée, mal calibrée et à bien des égards trop contraignante. Cela conduit à affaiblir nos économies. Je le dis et le répète sous des angles différents tout au long du livre.

Sur le réchauffement climatique. J’ai lu les 12000 pages du GIEC et des dizaines d’autres rapports. Rares sont les voix discordantes. Je distingue là encore dans le livre ce qui est certain de ce qui l’est moins.
La hausse des températures ? Certain. Oui, il y a des fluctuations, et la hausse n’est pas uniforme sur la planète. On peut trouver des régions où le réchauffement n’est pas constaté – ce qui est utilisé par certains mauvais scientifiques pour manipuler l’opinion. On peut aussi constater des variations en fonction de cycles naturels, qui se neutralisent en moyenne. Nous en sommes à +1.2 degrés depuis l’ère pré-industrielle. Le problème devient sérieux à +1.5 environ.
La hausse du carbone ? Certain. C’est une mesure physique.
L’origine humaine de la hausse du carbone ? Certain également. On sait modéliser les flux émis et captés, et les isotopes du carbone émis par les hydrocarbures ne sont pas les mêmes – on sait donc mesurer la hausse de leur concentration.
Le lien entre la hausse du carbone et la hausse des températures ? Il y a un lien indéniable, qui a été démontré il y a plus d’un siècle. En revanche, il est vrai que la modélisation du climat est beaucoup plus complexe. Il y a encore une part de doute et les modèles ne convergent pas tous. Mais les perspectives ne sont guère enthousiasmantes si nous ne modifions nos modèles de production.
Cela peut constituer une formidable opportunité scientifique, technologique et économique si nous savons l’aborder sous le bon angle, avec les bonnes méthodes. Les libéraux devraient s’emparer de ce sujet !!
Ces quelques éléments sont largement développés dans le livre, et j’en viens à me demander si vous avez lu le livre avant de le critiquer…
PS : preneur de vos « sources scientifiques » qui montreraient que la température moyenne mondiale a baissé !!

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