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A cause de l’objectif zéro artificialisation nette, plus de 100 000 hectares vont manquer pour la construction

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La semaine dernière, le cabinet Arthur Loyd a publié la 7e édition de son baromètre sur l’attractivité et la résilience des métropoles, une étude particulièrement intéressante si l’on s’attache à l’examen des conséquences de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN), institué par la loi du climat et résilience adoptée en 2021.

D’ici 2030, la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers est censée être divisée par deux puis s’éteindre en 2050 : une politique publique qui, selon l’étude indépendante, va créer un déficit de 113 000 hectares dans l’ensemble du pays pour la construction de logements, de bureaux ou d’usines.

La situation est particulièrement préoccupante pour 7 % du territoire national, qui concentre un quart de la surface manquante, notamment sur le littoral atlantique, dans le couloir rhodanien ou dans la région de Toulouse. En pleine crise de l’immobilier, cette situation délétère devrait contribuer à augmenter le prix du logement de nos compatriotes, déjà lourdement taxés pour ceux qui sont propriétaires.

Pour les entreprises, c’est l’accès aux bassins d’emplois les plus dynamiques qui est menacé, conduisant à une augmentation de leurs coûts de production à l’heure où le Gouvernement ne jure que par la réindustrialisation. Le recyclage des friches, fréquemment évoqué, ne devrait pas suffire à renverser la tendance, freinant d’autant l’attractivité des territoires.

Il existe, d’une manière générale, une contradiction fondamentale entre l’objectif ZAN et le développement d’un pays qui, par définition, a besoin de construire des infrastructures pour créer de la valeur. Peut-être conscient du problème (et accessoirement de la fronde des élus locaux), l’Exécutif avait souhaité y introduire des exceptions dans une loi votée l’été dernier, loi qui a surtout contribué à créer une usine à gaz complexe qui ne satisfait personne.

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5 commentaires

Jean-Aymar de Sékonla 9 février 2024 - 9:23

C’est pas compliqué: Pour financer une fonction publique pléthorique, vous faites monter le prix de l’immobilier, puis vous le taxez ! Ne vous y trompez pas, il faut avoir fait l’ENA pour imaginer ce genre de magouille.

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Laurent46 9 février 2024 - 10:38

Et puis alors ? comment font-ils ailleurs ? regardez comment font les Suisses. Le problème est de savoir si on aura encore de quoi simplement se nourrir dans ce pays de crétins. La France est le monde des Tarés et des Taxés, et on peut même ajouter des plus endettés par habitants et ce n’est pas fini.

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Dupond 9 février 2024 - 10:52

Peut-être que les normes de la transition énergétique des bâtiments est trop compliquée et coûteuse à mettre en ouvre . Les propriétaires préfèrent laisser vacants leur biens. Les promoteurs ne sont peut-être pas interessés par la rénovation de constructions anciennes d’ou le besoin de terrains à aménager ,c’est une réflexion a mener

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Desroches 9 février 2024 - 12:43

Une usine à gaz est souvent complexe, surtout pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un hectare.
Heureusement, ils peuvent demander à Bruno Lemaire !

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LYBD 9 février 2024 - 8:01

bien vrai pour Mr Lemaire, es-professeur en tout ;::

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