Institut de Recherches Économiques et Fiscales

IREF Europe - Institut de Recherches Économiques et Fiscales

Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales
Pour la liberté économique et la concurrence fiscale
https://fr.irefeurope.org/2249

par ,

Danemark : baisse de l’Impôt sur les sociétés

Après l’Allemagne, la Grande Bretagne, la Suède et la Finlande, c’est au tour du Danemark d’abaisser le taux de l’impôt sur les sociétés, qui passe à 22 %, alors que la France est à 34,4 %. Mais, de plus, cette mesure s’intègre dans un « plan de croissance » fondé sur la libération des entrepreneurs et des entreprises.

En septembre dernier, le gouvernement suédois avait annoncé une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés qui passe de 26.3 % à 22 %. Une baisse sensible, qui suit l’exemple d’autres pays comme l’Allemagne (de 30 à 26 %) et la Grande-Bretagne (de 28 à 24 %. La Finlande l’a fait aussi (de 28 à 26 %). Maintenant c’est au Danemark de l’annoncer : son taux d’impôt sur les sociétés passera d’ici 2016 de 25 à 22 %. Tous les pays ont d’ailleurs compris qu’il faut soulager les entreprises sauf… la France. Dans le classement des taux d’imposition sur les sociétés, la France est championne européenne (voir le tableau joint) :

Impôt sur les sociétés

France

34.4 %

Espagne

30 %

Italie

27.5 %

Allemagne

26 %

Autriche

25 %

Pays-Bas

25 %

Grande-Bretagne

24 %

Danemark

22 %

Suède

22 %

Irlande

12.5 %

OCDE (2012-2013)

Cette mesure de baisse de l’impôt sur les sociétés fait partie d’un programme de réformes présenté par le gouvernement il y a quelques jours et intitulé « Growth Plan DK ». Ce programme mérite qu’on en parle car nous sommes très, très loin des mesures annoncées dans le cadre du Plan pour la compétitivité et la croissance par le gouvernement Ayrault.

En plus d’une baisse de l’impôt sur les sociétés, les Danois préconisent aussi la baisse des taxes écologiques sur les entreprises, la suppression de la taxe kilométrique sur les poids lourds, l’augmentation des crédits d’impôts pour la recherche et l’éducation et la réduction de la TVA dans le tourisme, l’adoption de mesures d’incitation fiscale pour attirer les investisseurs et la main d‘œuvre étrangère hautement qualifiée, la réintroduction de la déduction fiscale pour les travaux de rénovation. Le coût de ce programme est estimé à plus de 15 Mds de couronnes et sera financé grâce aux coupes budgétaires dans le secteur public (baisse aussi des salaires des fonctionnaires), dans les aides aux étudiants et dans les allocations pour les chômeurs.

On imagine le tollé qu’auraient provoqué en France ces annonces de baisses d’impôts et d’indemnités pour les chômeurs et les étudiants. Et pourtant, le gouvernement danois est … de gauche (social-démocrate).

Partager cet article :

Autres lectures ...

L’appel de 154 économistes allemands contre une l’Europe souhaitée par Emmanuel Macron, celle de l’harmonisation fiscale et de l’union financière

Taxe de 3% sur les dividendes : remboursez tout et tout de suite !


Recours constitutionnel contre les surtaxes d’impôt sur les sociétés

Avec Emmanuel Macron, l'impôt absurde est mort, vive l'impôt (encore plus) absurde !



Un message, un commentaire ?

Afficher le formulaire

Messages (1)

Vive la concurrence fiscale

le 15 mars 2013, 12:48

Dans un pays normal, le Ministre du Redressement Productif devrait réclamer la baisse de l’impôt sur les sociétés (et des autres charges qui pèsent trop sur les entreprises). On ne l’entend pas beaucoup ; il préfère interdire les fermetures d’usines !

- Répondre -

 css js

FERMER

Suivez les publications de l'IREF,
inscrivez-vous gratuitement
à la lettre hebdomadaire

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies