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Retraites : nous pouvons travailler plus longtemps et en meilleure santé !

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Dans le cadre de la réforme des retraites, le report de l’âge de départ à 64 ans a suscité de nombreux débats sur l’espérance de vie en bonne santé. Des personnalités politiques, à l’instar de Jordan Bardella, président du Rassemblement national et député européen, ont dénoncé un projet de réforme qui ajoute des années de travail supplémentaires, alors même que l’espérance de vie stagnerait en France.

Des affirmations erronées, d’autant plus que les dernières statistiques de la Drees (Direction des études et des statistiques des ministères sociaux) démontrent que l’espérance de vie sans incapacité est de 11,3 ans pour un homme de 65 ans, contre 12,6 ans pour une femme du même âge en 2021. Un niveau au-dessus de la moyenne européenne en 2020 (+ 8 mois), et qui est en hausse depuis 2008. Contrairement à ce qui est asséné de part et d’autre, l’espérance de vie en bonne santé s’allonge. Bien entendu, le niveau de vie joue un rôle important, et un écart persiste entre l’espérance de vie d’un cadre et celle d’un ouvrier. Un problème qui pourrait se résoudre par la création de dispositifs spécifiques pour lutter contre la pénibilité, par exemple via des mécanismes de reconversion professionnelle pour les séniors.

La longévité en bonne santé se répercute également sur la manière dont les jeunes générations appréhendent le monde du travail. Charlotte Japp, représentante de la “génération Y” et fondatrice de la start-up Cirkel, en fait partie. Elle déclare avoir beaucoup appris de ses parents, licenciés à la cinquantaine et qui ont tout de même réussi à se reconvertir en tant qu’indépendants. Une expérience qui a façonné sa vision de sa propre carrière professionnelle, dont elle anticipe la longévité et la diversité. En vivant plus longtemps et en meilleure santé, les jeunes générations devront nécessairement travailler plus, diversifier leurs compétences et se former plus régulièrement. Alors qu’une partie de la jeunesse en France craint de travailler après 60 ans, une autre s’adapte d’ores et déjà aux évolutions du marché du travail. N’oublions pas que le problème fondamental est celui de notre système par répartition, inadapté aux évolutions démographiques, non le fait de devoir travailler plus longtemps.

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5 commentaires

Jean Aymar de Sékonla 25 février 2023 - 8:57

Ma solution au problème de l’évolution demographique pour le régime par repartition:
1-Une personne qui n’a pas eu d’enfant n’y a pas droit. Ce qui ne la dispense pas de sa contribution pour la retraite de ses parents. Par contre l’économie réalisée par l’absence d’enfant elle l’investit dans un système de retraite par capitalisation.
2-Une personne qui a eu 2 enfants ou plus touchera une retraite par repartition de plein droit.
3-Une personne n’ayant eu qu’un enfant y aura droit de façon restreinte, à définir.
De cette façon le système s’autoadaptera à la démographie.
L’âge de départ reste ce qu’il a toujours été: un paramètre d’ajustement (et non une « réforme » comme on veut nous faire croire!)

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maxens 26 février 2023 - 5:16

Certains auraient bien voulu avoir des enfants, ne pas en avoir est déjà une première punition, la pire de toute; Se voir spolier les fruits d’une vie de travail par l’Etat qui ne fait aucun cadeau sur les droits de succession au neveu et niece est une deuxieme punition et vous voulez en ajoutez une troisième, en supprimant la retraite? faire ma retraite moi même serait beaucoup plus rentable, et vu le niveau de celle de mes parents, même payez leur retraite serait plus rentable….. et bien sur, avec votre raisonnement, et le malheur de ne pas avoir eu d’enfants, je ne cotiserait plus pour les allocations familiales

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Jean Aymar de Sékonla 27 février 2023 - 8:21

Je comprend la detresse de ceux qui souffrent de ne pas avoir eu d’enfant, mais le but de la pension de retraite n’est pas d’y apporter une compensation. De plus il ne s’agit pas de « supprimer  » la retraite, mais de la basculer de la repartition vers la capitalisation afin de pérenniser la repartition exclusivement supportée par la démographie. Vous pensez qu’un tel système vous serait defavorable alors qu’au contraire il vous garantirait vos vieux jours.
Sincèrement,
Jean Aymar

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Angoulvant 27 février 2023 - 4:29

La notion actuelle et utilisée « d’espérance de vie en bonne santé » est de moins en moins pertinente. Car avec la médicalisation de la vie et la lutte médicale -justifiée et qui s’amplifie – contre les effets du vieillissement, inévitable mais considéré comme une pathologie « de fait » (c’est la 12me ALD), l’état de « bonne santé » n’est déjà plus toujours – et sera de moins en moins – un état « d’absence de pathologie », mais l’état d’un « malade bien soigné », pouvant de ce fait continuer a vivre dans de relativement bonnes conditions. jusqu’à des âges de plus en plus élevés portés par un accompagnement médical autant que d’hygiène de vie. C’est une observation que chacun peut faire dans la vie courante.

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Farid 8 mars 2023 - 11:31

Le statut professionnel est en general lié aux capacités intellectuelles. Et ces capacités intellectuelles décident du mode de vie. Plus ou moins de sommeil, d’alcool, tabac, sucre, et autres drogues. Il n’y pas que la pénibilité. La mécanisation l’a beaucoup diminuée.
Pourquoi alors ne pas retarder uniquement les départs des métiers de bureau.

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