Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » L’atterrante pétition de dizaines d’économistes français

L’atterrante pétition de dizaines d’économistes français

par
2 058 vues

Faut-il avoir des compétences particulières pour comprendre que, dans un système où les pensions des retraités sont payées par les actifs, il faut que les actifs soient plus nombreux que les retraités ? On peut – comme les syndicats, certains politiques et certaines catégories de Français que cela arrange – faire semblant de trouver le raisonnement très compliqué. Car il est vrai qu’il remet en cause des idéologies et des privilèges. Mais que des économistes, universitaires et chercheurs, ne saisissent pas la gravité de la situation, suscite une totale incompréhension. Environ 300 d’entre eux viennent en effet de signer, dans le magazine Alternatives économiques, un appel intitulé   « Pour un nouveau contrat social et écologique ». Une pétition en ligne a aussi été lancée à partir de cet appel. Ils demandent au président de la République de « suspendre immédiatement le processus de promulgation du Projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour 2023 et d’ouvrir ensuite, dans la foulée, des Assises nationales du travail, de l’emploi en vue de la transition écologique ». Le PLF à la poubelle, priorité à la transition écologique ! Au diable les retraites, il faut sauver la planète ! Pourtant, les signataires affirment au début du texte : « Nous savons, comme vous, qu’il faut équilibrer, période après période, les comptes de la protection sociale et qu’il existe plusieurs moyens d’y parvenir. Ils ont tous des avantages et des défauts. » Lesquels ? Mystère…

Ce qui les inquiète en revanche, ce sont « les ennemis de la démocratie et du bien commun (qui) sont nombreux à l’extrême droite, et attendent leur heure en voyant ainsi se déliter ce à quoi nous tenons tou-te-s. ». De toute évidence, le fait que l’extrême gauche (ainsi que les syndicats radicalisés) bloque la voie publique, casse des bâtiments publics, mette le feu dans les rues et mène des batailles rangées contre les forces de l’ordre leur a échappé. Tout comme le fait que ce sont les élus d’extrême gauche qui participent aux manifestations et contestent les institutions démocratiques de la République.

Cette réforme des retraites est largement insuffisante, l’IREF ne cesse de le rappeler. Il est normal de la critiquer. Mais avec des raisons valables. La nécessité de relever l’âge légal de départ est une évidence, tous les autres pays comparables au nôtre l’ont d’ailleurs fait. Leurs dirigeants seraient-ils tous idiots, bourreaux, inconscients, antidémocratiques ? Il est vrai que les économistes signataires de cette pétition sont, en très grande majorité, membres du groupe des Economistes atterrés, donc plus proches du marxisme que de l’économie de marché… Noblement atterrés, mais très peu concernés par une réforme qui ne touche pas au régime spécial des fonctionnaires, financé par l’Etat,  donc par les contribuables. Cela, l’ exposent-ils à leurs étudiants ?

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

10 commentaires

Laurent46 31 mars 2023 - 4:28

Sur la forme OUI mais sur le fond, et vu la masse des services publics qui vont partir en retraite et qui n’ont jamais cotisés au régime général, vu le nombre toujours croissant de personnes venus d’ici ou d’ailleurs qui n’ont jamais cotisés au régime général, le vrai problème ne se trouve t-il pas là ? Et c’est la même chose pour la santé. Le tout agrémenté de structures boulimiques de fainéants et de prétentieux qui sont dans le social et qui ne sont plus au service des personnes juste à celui de leur porte feuille. Les vrais problèmes de la République sont là.
La République est juste devenue une mafia qui pille la population sans rien donner d’autre que des taxes, des charges et des contrainte. Combien de temps encore pensez-vous que cela puisse continuer ainsi ? Regardez les dépenses que Macron nous met sur le dos jusqu’à 2030 ? dans une République et des collectivités locales déjà au bord de la faillite ! Il faut être un peu plus réaliste que vous mon cher rédacteur.

Répondre
Martinet 31 mars 2023 - 7:10

Oui, votre réaction est profondément juste. Mais je voudrais ajouter que des économistes devraient comprendre que la durée du travail (sous toutes formes) est une des clefs de la compétitivité de la maison France, si mal en point. Et ça, bien à tort, le gouvernement ne le met pas en avant.

Répondre
Dupond 31 mars 2023 - 7:31

Conclusion de l’édito que ces signataires devraient méditer. Ce serait une vraie révolution pour la justice sociale

Répondre
Oncpicsou 31 mars 2023 - 8:04

Cette réforme doit être retirée car ce n’est pas une réforme mais un trompe l’œil.
Une vrai réforme doit avoir pour objectif d’adapter le système à l’évolution démographique et supprimer les injustices et privilèges (et qu’a l’ère des 35h on arrête de compliquer avec la pénibilité, notion fumeuse et arbitraire et en perpétuel changement). Elle doit aussi être simple et logique pour être comprise par tous les citoyens (la simplicité est un devoir démocratique)
Par exemple la logique voudrait que ceux qui n’ont pas eu d’enfants ne reçoivent pas de retraite par répartition mais soient rattachés à un système par capitalisation alimenté par les économies réalisées sur les charges que représentent élever un enfant (ce qui ne les dispense pas de payer pour la retraite par répartition de leurs parents). Ma notion de solidarité s’étrangle quand je vois un couple sans enfants, se ventant d’avoir bien profité de la vie, se la couler douce avec les cotisations que mes enfants prélèvent sur leur pouvoir d’achat!
Cette voie est a creuser, car elle est juste, auto adapte répartition et capitalisation à la démographie et incite à la natalité.

Répondre
maxens 8 avril 2023 - 3:00

la principale, voir seule réalité économique, est que l’on ne peut durablement dépens plus que ce que l’on gagne. L’Etat le fait depuis plus de 40 ans, et pas pour de l’investissement, mais pour des aides sociales électoralistes, et des dépenses de fonction publique qui grève le futur pour une génération. On va dans le mur a vitesse exponentielle. Même le FMI commence à nous surveiller…Et aucun de nos gouvernants soi disant élite, ne bronche….

Répondre
Jonathan Rien 31 mars 2023 - 9:44

Bonjour Monsieur Lecaussin. Petite question : sont-ce également ces mêmes économistes qui conseillent l’Union européenne qui veut du zéro partout : zéro émissions carbone, zéro déchets, zéro genres, zéro différences entre les gens, zéro enfants, zéro vieux, zéro malades, zéro libertés, ou encore zéro échecs à l’école de la réussite ? A force de vouloir le zéro en tout ce qui fait le sel de la vie, on finit par devenir zéro tout court. Moi, je voudrais au contraire zéro chômage, zéro taxes, zéro inflation, zéro syndicats, zéro écolos, zéro fonctionnaires, zéro migrants même inclusifs, zéro islam même modéré, zéro socialos même caviar, zéro progressistes autoproclamés, zéro marxistes et zéro imbéciles au pouvoir. Le bon sens, beh, c’est pas mainenant.

Répondre
MOINIER 31 mars 2023 - 12:30

Bjr, La seule reraite à 60 ans de 1983, a mis la France complètement à terre. Suivie de 5 dévaluations qui nous ont très fortement diminué le niveau, provoqué les délocalisations, la hausse des charges salariales…Alors que nous étions à égalité fin des années 70, lors de l’euro , la France était complètement distancé le Mark allemand valait presque 4 fois, le Franc suisse près de 8 fois !!! Les charges salariales à 6 % dans les années 70 sont à plus de 22% auquelle il faut ajouter la mutuelle qui n’existat pas. Le chômage a fait aussi un bon énorme.
complétemel’Allemagne qui est à 67 ans, la Suisse à 65 ans ezt 43h, et bien d’autres. Ces 2 pays qui étaient proches de nous économiquement et financièrement avant 1980, lors de l’euro nous ont très lagement dépassé coté monnaie x 3, 4 et plus. Et pas que.

Répondre
PhB 1 avril 2023 - 9:00

Petit complément pour Moinier:
En 1966, j’avais 11 ans est allais en « Colo » en Suisse ou en Allemagne.
Mes parents nous donnait à chacun (avec mes deux frères) 100F français * d’argent de poche pour un mois parts en « Colo »
1 Franc Suisse valait 1.20F Français et 1 Mark allemand (DM), 1.25F français.
C’est du réel, du vécu, après avoir été six an de suite parti, un mois en « Colo »
On devait changer l’argent sur place, avec les moniteurs qui nous emmenaient une fois par semaine, à la petite Banque du village.
Cherchez l’erreur. Etant frontalier avec ces deux pays, j’ai vu le Franc Français s’éroder petit à petit.
PhB né encore avec l’ancien Franc (la pièce en alu avec la francisque au verso)
* Cette somme, dépensée en une fois, permettait d’acquérir en Suisse dans la vallée en bas, à Sion: un récepteur radio PO-GO à 6 transistors (dans une petite coffret en bois muni d’une poignée au-dessus, pour le transporter).

Répondre
PENIN Patrick 2 avril 2023 - 1:23

Moi, je suis un contribuable atterré!

Répondre
zelectron 2 avril 2023 - 2:18

93% de ces gros malins sont fonctionnaires ou l’ont été !

Répondre