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Les privilégiés de la RATP payés par les contribuables font (encore) grève

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Aujourd’hui, c’est une nouvelle journée de galère dans les transports pour les Franciliens. Dans ses dernières prévisions, la RATP a ainsi indiqué que le trafic serait « fortement perturbé » sur son réseau. Sept lignes de métro sont fermées, les autres ne circulent qu’en heures de pointe avec un trafic « perturbé ». Une fois de plus, les privilégiés de la RATP empêchent ceux qui les financent – les employés du privé – de circuler librement et de se rendre sur leur lieu de travail. A la RATP, les syndicats méprisent les usagers et la direction n’a nullement le courage de s’opposer aux grèves. Surtout lorsqu’elles sont complètement injustifiées. Les syndicats demandent des « revalorisations salariales ». Ils n’ont sûrement pas lu le rapport de la Cour des comptes car ils auraient appris que les charges de personnel représentent 2,7 Md€, soit 50% des charges d’exploitation, pour 46 064 agents. Ce qui veut dire que chaque agent coûte en moyenne 58 614 euros par an. Selon la Cour, les dépenses de personnel ont fortement augmenté entre 2012 et 2018 (+12,2%), les salaires se situant au-dessus de la moyenne du secteur des transports. La rémunération moyenne des personnels en place (RMPP) a progressé de 16,8% entre 2012 et 2018, nettement au-delà du rythme de l’inflation (+4,5%). Le salaire moyen brut annuel à la RATP est de 44 090 euros soit 4 790 euros de plus que le salaire moyen brut (39 300 euros) en France, selon l’INSEE. Les hausses des salaires se traduisent le plus souvent par la création ou la revalorisation de primes. Ce système est d’ailleurs aussi nébuleux qu’injustifié : il existe 311 primes qui se caractérisent par leur « faible lisibilité, leur incohérence et leur absence de bienfondé ».

La RATP a cumulé des dispositifs salariaux propres au secteur public (supplément familial de traitement (SFT), indemnité de maintien du pouvoir d’achat) et ceux propres au secteur privé (intéressement, plan d’épargne entreprise, plan d’épargne pour la retraite collectif, indemnités de départ à la retraite). Toujours selon la Cour, certains de ces dispositifs sont « discutables et coûteux pour l’entreprise ». D’autant plus que le temps de travail annuel effectif est très inférieur « non seulement à la norme de 1607 heures mais aussi au temps de travail annuel théorique défini par les accords internes à la RATP » : pour les conducteurs de métro : 1235 heures et 14 minutes et pour les conducteurs de RER : 1216 heures et 5 minutes pour le RER A, 1199 heures et 44 minutes pour le RER B.

Rappelons aussi que les contribuables paient plus de 60% de la retraite des agents de la RATP ; Ceux-ci continuent notamment à partir à la retraite à 57,3 ans en moyenne (contre 62,9 ans pour la CNAV), avec une pension dont le montant moyen est 2.6 fois plus élevé que celui des salariés du privé (2 985 euros à la RATP contre 1 119 euros pour la CNAV / AGIRC-ARRCO). Il n’y a vraiment aucune raison pour faire grève.

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7 commentaires

Trentesaux 10 novembre 2022 - 5:32

Pour la RATP comment se fait il que,selon les medias, (ou des médias), la RATP n’arriverait pas à embaucher ?

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nanard 10 novembre 2022 - 7:40

Toujours difficile ce sujet de grève : entre conditions relatives des salaires (éléments factuels) et de travail (difficile à quantifier), pouvoir de nuisance en cas de « monopole » d’activité, et aussi société publique ou privée ce qui conditionne la source de l’argent (avec soutien étatique éventuel), les données sont nombreuses . Ce que l’on peut constater quand même, c’est la faiblesse des négociations de part et d’autre avant les conflits. La culture du compromis semble inexistante sauf après le conflit…. où la « sortie » sans avoir l’air de perdre la face impose la négociation. Faut-il suivre ce qui existe notamment en Allemagne ?

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Raphaël 10 novembre 2022 - 1:43

« Ce qui veut dire que chaque agent coûte en moyenne 58 614 euros par an. » Il aurait été intéressant de pondérer cette phrase avec le salaire médian de la RATP. J’ai pu observer que les entreprises du secteur public ont subi une augmentation du taux d’encadrement, ce qui a amené à cette absurdité: réduction du nombre d’exécutants mais augmentation de l’encadrement, les cadres étant mieux payés cela mène à augmenter le salaire moyen d’un agent…

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nanard 10 novembre 2022 - 7:42

Heureusement la RATP là ! le nouvel assistanat, pour classe supérieure fonctionne : qui est devenu le patron ?

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Astérix 10 novembre 2022 - 9:34

TOUS les syndicats ne doivent plus percevoir un centime de l’état. A partir de ce moment, l’église sera remise au centre du village !

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AUR ++ 10 novembre 2022 - 3:41

Cette Régie, n’a jamais été dirigée, mais elle a été abandonnée aux syndicats communistes qui se gave de la générosité du contribuable abandonné à son sort de soumis.
Les « « dirigeants » de la RATP ; anciens ministres ou hauts fonctionnaires qui n’ont aucune culture d’entreprise ni de formation au management en laissant ainsi une place en or aux organisations syndicales communistes.
• Une gestion à la françaises, dénoncée depuis des dizaines d’années par la Cour des Comptes, sans avoir créée aucune remise en question
Il en va de « nos « organisations et sociétés d’État, abandonnées aux syndicats communistes, financés par le contribuable…
Ainsi va la France… !

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Obeguyx 10 novembre 2022 - 5:28

Et ça vous étonne !!! Il n’y a pas de raison que ça cesse … La RATP : Reste Assis T’es Payé. Tout est dit. A ce degré de déficit, ce secteur public devrait tout simplement être interdit de grève tant que les comptes de l’entreprise ne sont pas en équilibre. Marrant, encore une solution toute simple.

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