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Stop à l’hystérisation caniculaire !

Fin juin, la grande majorité du pays a été classée en canicule. A en croire gouvernement et les médias, qui semblent avoir voulu aggraver le « problème » à plaisir, le ciel nous tombait sur la tête ! Cela va évidemment de pair avec le climat ambiant du catastrophisme écologiste. Avant 1855, les relevés météorologiques n’existaient pas. Difficile de connaitre les périodes de canicules et les records de température avant le XXème siècle. Pourtant à travers les témoignages et les écrits, on retrouve des périodes de très fortes chaleurs, de sécheresses intenses et même de mini ères glacières !

Cette petite canicule n’est pas la pire période de chaleur que la France a traversée ; la plus terrible fut celle de 1911, en intensité, en durée comme en nombre de morts.

Les pires canicules en France depuis l’apparition des relevés météorologiques
DateConséquences
5 juillet au 13 septembre 1911 La plus meurtrière, pas moins de 30 degrés pendant 3 mois. 40 000 morts en France, dont 29 000 enfants
20 mai 1922 au 31 mai 1922 Pas moins de 30 degrés pendant une dizaine de jours, en mai
22 juillet 1947 au 4 août 1947 Trois vagues de chaleur, du 26 au 28 juin, du 22 juillet au 4 août et du 14 au 20 août. Durant la deuxième, 40 degrés dans les grandes villes
22 juin au 15 juin 1976 Année de sécheresse historique, la mortalité a augmenté de 10 % dans une vingtaine de départements
9 juillet 1983 au 31 juillet 1983 35 à 36 degrés dans le dud, 4700 décès dont 300 à Marseille
4 août 2003 au 18 août 2003 15 000 décès, plus de 40 degrés dans des villes du sud-ouest
10 juillet 2006 au 28 juillet 2006 2 000 morts, température de la mer à 30 degrés à Marseille
Source : ladepeche.fr

Les canicules de 2015 et 2016 ne sont pas dans cette classification car même si des records de température ont été battus, depuis l’installation de stations météos, elles n’ont pas été les plus difficiles. Et elles n’ont pas fait l’objet d’une instrumentalisation comme celle de la semaine dernière, alors qu’elles étaient plus longues et plus intenses.

La vague de chaleur que nous connaissons peut être surprenante, elle n’est cependant pas anormale.

Nous sommes, depuis une vingtaine d’années, dans un cycle où les fortes chaleurs en été s’intensifient. Mais bien avant les relevés météo, des canicules de grande ampleur avaient déjà été observées. En 1540, toute l’Europe connut une année quasi-entière de temps chaud et sec : il était possible de traverser le Rhin à pied ! Au XVIème siècle, les « coups de chaud » étaient fréquents : la planète était dans un « cycle tiède ». En 1556, les vendages débutèrent le 1er septembre, ce qui est excessivement précoce, tandis que la Normandie subissant de grands feux de forêt ! Le climat a une histoire et la terre a connu nombre de périodes de chaud et de froid[1].

Mais depuis 2 ans, en particulier cette année avec les manifestations pour le climat et le score des écologistes en Europe, on observe une hystérisation des débats sur le climat et une arrivée des marchands de peur qui nous vendent la fin du monde parce qu’il fait 35 degrés fin juin. Phénomène illustré par la carte météo de BFM, une carte des températures « ressenties » en France le mercredi 26 et le jeudi 27 juin. L’année prochaine, peut-être aurons-nous droit à une carte en Fahrenheit.

Source : BFMTV

En effet, en plein soleil quand il fait 30 degrés sous abri, la température ressentie est proche de 50, comme par exemple à l’intérieur d’une voiture garée en plein soleil ... Cela ne date pas d’hier. Jouer sur la peur des gens, annoncer l’imminence de la fin du monde, c’est irresponsable. A quand la distribution gratuite d’antidépresseurs ? Alors oui il fait chaud. Oui l’air est parfois irrespirable. Oui il faut s’hydrater régulièrement. Cela s’appelle l’été. Le bon sens paysan le sait bien, qui trouve normal qu’il fasse chaud en été et qui redoute surtout les hivers doux et humides, mauvais pour les récoltes à venir. Le Petit Age glaciaire, dont le cycle tiède n’est qu’une parenthèse, a été plus dévastateur pour l’Homme et les récoltes que le réchauffement[2].

Cette hystérie collective est néfaste, ces conseils à répétition de notre Etat-nounou sont lassants et les collapsologues, exaspérants. Beaucoup d’eau fraîche et de rationalité voilà ce qu’il nous faut surtout.

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Messages (6)

Bravo

le 2 juillet, 08:52 par Habitant du Brionnais

Très bon article.

N'oublions pas nos vieux adages populaires, lesquels prouvent, par exemple, qu'il y a longtemps qu'il peut faire chaud à Noël : "Noël au balcon, Pâques au tison" !

Il est temps de s'élever contre le catastrophisme ambiant, tellement faux sur le fond.

Merci pour votre article.

Bon courage mais, surtout, bon vent !

 :-)

2 juillet, 17:07 - Georges

Excellente remarque.

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Bravo

le 2 juillet, 15:10 par Trotereau

Peur faire peur aux gens , c’est tellement facile . Y en a marre de ceux qui voit des catastrophes partout.

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Une seule question

le 2 juillet, 18:43 par theano

Quand j'entends tous ces messages catastrophistes répétés en boucle sur toutes les chaînes d'infos, je ne me pose qu'une seule question : à qui profite le crime ?

Pourquoi le 'réchauffement' dont on nous rebat les oreilles matin, midi, et soir, estil devenu si urgent à traiter ?

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température ressentie

le 2 juillet, 20:08 par madiran

d'accord sur l'essentiel, mais attention :si l'unité pour la température ressentie est l'humidex, c'est pas en °C !

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argumentation.

le 3 juillet, 19:04 par Robert

Il faut admettre que ce billet manque de références sérieuses. Exemple comparer Mai 1922 la canicule de juin 2019 en sous sortant une courbe des températures à Bordeaux, il faut oser...

De vrais arguments construits et étayés serait_ce trop demander ?

- Répondre -

orgueil, orgueil quand tu nous tiens...

le 7 juillet, 15:53 par petrouchka

C'est encore et toujours la même tare : l'homme se croit plus puissant que tout. Capable d'établir une société idéale, capable de maîtriser la nature, les cycles météorologiques, capable de créer des surhommes... Tout cela conduit à des dictatures des esprits... et l'homme, parce que foncièrement libre, en arrivera toujours à se rebeller, avec toutes les souffrances que cela peut entraîner.

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