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Mme Hidalgo, Che Guevara a été le bourreau des ouvriers et des paysans !

Un peu de respect pour les victimes !

lundi 8 janvier 2018, par Nicolas Lecaussin

L « icône romantique » auquel la maire de Paris consacre une exposition gratuite (comprendre avec l’argent des contribuables) a été l’un des pires criminels du communisme. Non pas en nombre de personnes tuées car rien ne peut dépasser les crimes de Staline ou de Mao, mais par la manière. Che Guevara a tué de ses propres mains et ne s’en est pas caché.

Voici ce qu’il déclare le 11 décembre 1964 à l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nous devons dire ici ce qui est une vérité connue que nous avons toujours dite au monde : oui, nous avons fusillé ; nous fusillons et nous continuerons de fusiller tant qu’il le faudra ». Cette terrible phrase aurait pu figurer à l’entrée de l’exposition à la place de celle - cynique et sinistre - choisie par les organisateurs : « Il faut s’endurcir sans perdre la tendresse ». Personnage tourmenté, dogmatique et violent, Che Guevara deviendra – et malheureusement, il l’est toujours – un mythe pour des générations de jeunes. Celui qui voulait prendre le marxisme « avec autant de naturel que toute chose qui n’a plus besoin d’être discutée » a tout fait pour que la « révolution socialiste » réussisse. Pour lui, « la vie d’un révolutionnaire commence le jour où il pose sa première bombe ». Et il a respecté à la lettre cette affirmation faite en 1961.

Lorsque Fidel Castro prend le pouvoir en 1959, Guevara n’a que 31 ans. Il s’était déjà affirmé grâce à ses qualités de « guérillero », son sang froid et ses talents pour les tâches militaires. Avec Castro, il devient ministre de l’Industrie et gouverneur de la Banque nationale de Cuba. Or, le Che ignore complètement l’économie et les finances. Il s’acquittera de ces tâches comme un commissaire politique qui prend les décisions les plus absurdes, de la taxe de 25 % sur la valeur brute des minerais extraits à Cuba et exportés, jusqu’à la baisse des salaires pour les ouvriers sans conscience politique. Pour lui, les ouvriers devaient se sacrifier à la Révolution en travaillant de plus en plus mais pour des avantages symboliques : certificats, titres, fanions, photos avec Fidel Castro… Ceux qui rechignaient à leurs missions étaient envoyés en centre de « réhabilitation » à Segundo Cazalis, l’un des endroits dont le Che était fier et qui deviendra le premier goulag « tropical ». On y pratiquait le « travail volontaire » qui « sert fondamentalement au développement de la conscience de chacun ». Des centaines d’ouvriers sont passés par là.

Le travail forcé ne pouvait pas suffire à la victoire du socialisme car la rééducation ne marche pas toujours. Comme dans toutes les dictatures communistes, il fallait se débarrasser des « éléments dangereux ». C’est à l’intérieur de la prison de La Cabana que Che Guevara a supervisé ou accompli les exécutions du janvier à juillet 1959. Les témoignages évoquent un Che particulièrement zélé qui veillait attentivement aux exécutions en fumant le cigare ou en se mêlant au peloton. Ouvriers, paysans, intellectuels, adolescents… toute personne considérée comme « ennemie de la patrie » était fusillée. Les « traîtres « étaient aussi les paysans qui ne voulaient pas devenir révolutionnaires ou qui refusaient les collectivisations forcées. Che Guevara ne pouvait pas comprendre qu’ils puissent rejeter le bonheur socialiste : « La révolution traversait des heures difficiles : en vertu des droits que me conférait ma position de chef de secteur, je fis procéder à une enquête, très sommaire, et le paysan Aristidio fut exécuté », écrit Guevara dans ses Souvenirs de la guerre révolutionnaire. Plus de 100 000 Cubains connaîtront les camps ou les prisons. Entre 15 et 17 000 seront fusillés. Prophète de la terreur (« J’égorgerai tous les vaincus qui tomberont entre mes mains »), geôlier et bourreau, le personnage Che Guevara est exactement le contraire du mythe.

Mme Hidalgo, ce qu’il faudrait organiser c’est une exposition à la mémoire de ses victimes et non à la gloire du bourreau !

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Mme-Hidalgo-Che-Guevara-a-ete-le-bourreau-des-ouvriers-et-des-paysans

Messages

  • Faut-il qu'elle soit complètement à l'ouest pour asséner pareille contrevérité ? Comment l'édile de la capitale de la France peut elle sortir une telle ânerie à la gloire d'un assassin ? Il est vrai qu'elle ne brille guère par son intelligence comme chacun aura pu le voir lors de l'attribution des J.O. où elle nous a joué la surprise là où il n'y en avait aucune. De même elle a interdit les voies sur berges à la circulation automobile ce qui a pour effet d'augmenter les rejets de co2 par suite des encombrements. Enfin elle qui voudrait supprimer les voitures dans Paris ne se déplace qu'en véhicule(certes électrique) mais elle pourrait aussi emprunter les transports urbains sauf que peut être madame ne saurait se mêler au commun des mortels...

  • Oui ! C'est simple !Le Ché est bien vu des masses ? Faisons donc un truc à son honneur en y ajoutant notre nom. Ainsi l'aura positive du Ché rejaillira sur nous.
    Ce n'est pas plus compliqué. La pétasse de l’hôtel de ville n'aime pas plus le Ché que Casimir, tout ce qu'elle veut c'est être bien vue.

  • Je suis allé à Cuba, dans les années 90. J'y ai rencontré une dame, dans un village du centre de l'île, dont le père tenait la buvette.
    Un jour, le Che est arrivé, avec un escadron armé et a interrogé son père pour qu'il lui dise où se cachaient les contre-révolutionnaires. N'ayant pas obtenu satisfaction , il a sorti son père sur la place du village et l'a abattu, lui-même, avec son arme.
    Chaque fois que je vois un jeune arborant le portrait mythique du Che, je pense à cette terrible histoire.

  • Bonjour,
    De tout temps il eut ces individus : fous dictateurs, fous de guerres, fous géos-politiques, fous opportunistes, fous arrivistes, fous bancaires, fous politiques, fous médiatiques, fous alliés,et j'en passe ! L'asile ne serait point leur lieu finale, juste leurs inexistences. R.D

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