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Non, décidément, Monsieur Macron n’aime pas les retraités !

Lors du débat du 3 mai dernier en vue de l’élection présidentielle, Monsieur Macron a brièvement précisé le sort spécifique qu’il entendait réserver aux retraités. La tribune ci-dessous amorce la réflexion qu’inspire cette sollicitude particulière.

I – Un bref rappel

Souvenez-vous, voici cinq ans, son élection à peine acquise et alors qu’Emmanuel Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, le Président Hollande s’en était immédiatement pris aux retraités avec un rapport lourdement à charge, partiellement erroné et particulièrement injuste de la Cour des comptes (comme par hasard !), suivi immédiatement après de la création d’une taxe dépendance de 0,30% sur les pensions, laquelle fut d’ailleurs immédiatement détournée de son objet. En réalité, ce nouvel impôt qui ciblait uniquement les retraités ne faisait que marquer pour ces derniers le début d’un éprouvant chemin de croix fiscal, qui allait s’accentuer tout au long du quinquennat.

Force est de reconnaître que le programme du nouveau Président ne démarre guère sous de meilleurs auspices, puisque d’entrée de jeu et selon ses propres chiffres, 60% des retraités – soit quand même quelque 10 millions de Français – vont prendre de plein fouet et sans compensation aucune l’augmentation de 1,70% de la CSG, alors que toutes les autres catégories sociales, tous les actifs notamment, se voient offrir en compensation une diminution de 3,10% de leurs cotisations sociales. Manifestement, le déclassement résultant des retraités est patent puisque (en simplifiant les calculs, notamment parce qu’on ne sait pas encore si ce supplément de CSG sera ou non déductible) pour un même revenu annuel de référence de € 60 000 le retraité va acquitter € 1 020 (=60 000*1,70%) supplémentaires d’impôt, là où un actif gagnant le même revenu va économiser € 840 (= 60 000*1,40%) de charges sociales et fiscales. L’écart de 3,10% entre les deux, soit € 1 860 (= 1 020+840), en même temps qu’il creuse injustement un déclassement sensible du retraité, alourdira dans la majorité des cas de 5 à 10% le montant des prélèvements directs obligatoires auxquels il se trouve soumis. En clair, il n’échappera pas aux retraités qu’ils sont invités à financer sans broncher les cadeaux électoraux généreusement faits aux actifs sur leur dos ! Pire, issue de la volonté du prince, cette discrimination-transfert n’a donné lieu de sa part à aucune justification, ni à la moindre tentative d’explication, les quelques allusions avancées ici ou là se bornant à sous-entendre que de toute manière les retraités visés ont bien assez d’argent. Nul doute qu’ils apprécieront !

II – Une tendance inquiétante

C’est ainsi qu’en pratiquement 5 ans et sous deux présidences de Gauche successives, 10 millions de retraités se sont vus ou se verront spécifiquement imposer des impôts ou des suppléments d’impôts dont la charge nette ne pèse que sur eux : en 2012, 0,30% de contribution dépendance + en 2017, 1,70% pour la prochaine augmentation de CSG. Évidemment pour eux le principe républicain d’égalité devant l’impôt vole en éclat et il n’est pas sûr du tout d’ailleurs que cette discrimination scélérate qui s’opère à la fois en fonction de l’âge et du statut social du contribuable passe les fourches caudines du Conseil constitutionnel. Le cumul actuel de ces deux mesures - qui représente quand même 2% des pensions - signifie tout simplement pour ces retraités que là où au printemps 2012 leur pension leur permettait de couvrir 52 semaines de dépenses, fin 2017 elle n’en couvrira plus guère que 51 (52*0,98= 50,96) , les retraités visés étant ainsi privés de ressources pour la dernière semaine de l’année - qui n’est normalement pourtant pas de jeûne, ni d’abstinence - entre Noël et le Jour de l’An. Quant à l’argument que lesdits retraités pourraient en contrepartie bénéficier eux aussi de l’exonération de la taxe d’habitation, il ne vaut guère d’une part parce qu’il n’est pas exclu que certains retraités se retrouvent parmi les 20% les plus riches demeurant assujettis et aussi quant aux autres, parce qu’à l’inverse de l’augmentation de la CSG qui les frappe exclusivement, l’exonération annoncée qui ne leur serait nullement réservée ne pourrait évidemment pas tenir lieu de dommages-intérêts.

Mais me direz-vous, 2% on n’en meurt pas et la plupart des Français ont subi ces dernières années des majorations d’impôts de toute sorte et de toute origine (État ou collectivités territoriales) souvent bien supérieures. Grave erreur, parce que comme les autres Français, les retraités ont bien entendu eux-aussi supporté ces hausses largement excessives, mais avec les 2% de prélèvements supplémentaires, la Gauche leur réserve un matraquage spécial qui amène tout naturellement à s’interroger sur les projets du pouvoir pour les années à venir. En effet, on sait que pour des cercles de réflexion stratégique comme Terra Nova, ou même des organismes officiels comme France Stratégie (dont le directeur M. Pisani-Ferry n’était autre que le proche conseiller de Monsieur Macron lors de sa campagne électorale), les pensions de retraite absorbent indûment une part trop grande du PIB national (environ de 14 à 15% selon les sources, qui bien entendu ne se soucient jamais de rappeler en face le produit revalorisé des cotisations d’hier, bien qu’elles fondent pourtant les pensions d’aujourd’hui ! ) et qu’il importe de réduire cette part en faveur des jeunes au profit desquels, après avoir saccagé l’enseignement officiel (près de 15% d’une classe d’âge en échec scolaire + classement Pisa en chute libre !), on veut accroître entre autres l’assistanat préexistant. Or - et nous reviendrons bientôt sur ce sujet important - c’est oublier que la plupart des retraités ont été et restent des parents avant d’être des retraités et que, dés qu’ils l’ont pu, ils n’ont pas attendu l’État pour aider financièrement et autrement leurs enfants, même si les statistiques officielles ont le plus grand mal à cerner l’importance de toutes ces aides souvent non déclarées et dont une bonne partie n’est pas monétaire.

Mais le double avantage des retraités, savoir le temps et l’expérience, leur permet de réfléchir plus avant. Malgré qu’on leur ait garanti, - croix de bois, croix de fer-, le maintien intégral de leur pouvoir d’achat, avec l’engagement solennel que leurs pensions ne seront jamais réduites, ils ne peuvent donc s’empêcher d’observer et de déplorer que :

> cela fait plusieurs années que sous des prétextes divers - tous plus pertinents les uns que les autres - leurs pensions sont bloquées ou revalorisées de manière indigne au regard de la montée rapide des charges de toute nature qui les assaillent ;

> et notamment avec entre autres la croissance inconsidérée des impôts aussi bien d’État que locaux, les déremboursements médicaux ou pharmaceutiques de toute nature dont la liste ne cesse de s’allonger, l’alourdissement continu des coûts de journée des établissements d’accueil, l’indice des prix à la consommation entièrement sous le contrôle du Gouvernement ne peut plus être considéré comme représentatif des charges qui pèsent sur les retraités ;

> les derniers prélèvements ou majorations de prélèvements qui les ciblent spécifiquement et exclusivement sont non seulement contraires au principe d’égalité devant l’impôt, mais ils constituent aussi un germe préoccupant de division de la Nation en suscitant sournoisement une opposition larvée entre actifs et retraités, en déclassant ouvertement ces derniers et en creusant au risque du grief d’ingratitude le fossé entre les seniors et leurs descendants.

III – Vers l’euthanasie financière des retraités ?

Et si le nouveau Président, qui prétend rassembler les Français, ne veut pas laisser sur le bord de la route la majorité des 17 millions de retraités qui en font partie, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir. Notamment, en cessant de les considérer abusivement comme une catégorie taillable et corvéable à merci à raison de leur docilité supposée et du poids des ans, en rappelant fermement aussi les engagements de la Nation envers ses aînés et en leur accordant enfin dans les institutions et les caisses de retraite les représentations officielles que la République, au mépris de toutes ses valeurs, leur dénie indignement depuis plus d’un demi-siècle.

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Messages (20)

Macron et les Retraités

le 9 mai, 18:04 par COLLINE

"Non, décidément, Monsieur Macron n’aime pas les retraités !". Il a raison puisque, malgré son programme, ils ont voté majoritairement pour lui. Comme rien ne va changer en leur faveur et parce que cela va empirer, ils vont pleurer.

- Répondre -

Halte à la demagogie anti Macron.

le 9 mai, 18:12 par Tardy

Emmanuel Macron a raison. Les priorités sontd'alléger charges et impôts sur les entreprises et l'apprentissage et l'éducation technologique. Gouverner , c'est choisir.

9 mai, 20:38 - DboLeTouquet

Non, la priorité, c'est de réduire drastiquement les dépenses publiques, ce qui permettra de réduire un peu les prélèvements. Et la vraie, grande priorité, c'est de ne plus avoir DU TOUT de déficit, et donc, de commencer à rembourser notre dette pharamineuse. Cela permettra de réduire petit à petit le poids des intérêts de la dette, d'où un cercle vertueux : nouvelle diminution des dépenses publiques, remboursement de plus en plus rapide de la dette. Mais, ça, France Stratégie ne l'envisage même pas... Et on pourrait avoir le président de ce comité Théodule comme Ministre de l'Économie ou des Finances...un comble !

9 mai, 20:38 - Thierry BENNE

A DÉMAGOGIE, DÉMAGOGIE ET DEMIE

Avez-vous bien réalisé que les retraités seront les seuls à supporter un supplément de taxation nette de 1,70% et sans doute irréversible de leurs pensions qui viennent d'être pratiquement bloquées sur plusieurs années ? Expliquez-moi pourquoi alors les autres catégories sociales, dont plus de 25 millions de salariés, bénéficieront, elles, en contrepartie d'une réduction des cotisations sociales salariales totalisant 3,10% du salaire. Si tout l'argent doit aller aux entreprises, comment se fait-il donc que le coût des cadeaux aux actifs (soit environ 1,40% de tous les salaires concernés = 3,10 - 1,70) y échappera et amputera inévitablement les marges de manoeuvre futures ?

D'autre part les chiffres cités existent et ils sont connus et rien ni personne n'explique pourquoi les retraités devrait être la seule catégorie sociale à fournir un effort aussi important et exclusif puisqu'en réalité sur eux uniquement repose le seul effort fiscal net du futur programme. L'aval du Conseil constitutionnel n'est d'ailleurs pas assuré tant cette mesure discriminatoire et largement anti-âge est attentatoire au principe d'égalité devant l'impôt.

Et s'il y a - comme vous le prétendez - démagogie anti-Macron, vous-êtes vous demandé pourquoi le programme annoncé tape uniquement sur les retraités (sans doute jugés politiquement moins remuants ?) alors qu'en sens inverse, il procure un gain de 1,40% de leur salaire aux salariés. En plus il dégage 10 à 15 milliards d'euros pour faire progressivement (on vient d'apprendre en effet que la réforme ne serait pas immédiate, mais qu'elle serait étalée sur trois ans !) cadeau de la taxe d'habitation à 80% de la population ? Vous avez calculé combien toutes ces mesures 1-qui ne sont pas électoralement innocentes 2 - qui ne profiteront guère aux entreprises, ni à l'éducation 3 - mais qui pèseront lourdement sur les équilibres budgétaires, représentent en terme de suffrages exprimés ?

Si comme vous le dites, gouverner c'est choisir, il y a donc là apparemment des choix très contradictoires et qui interpellent pour quelqu'un qui veut à tout prix privilégier les entreprises.

Cordialement.

11 mai, 11:43 - THIERRY BENNE

COMPLEMENTS POUR @ TARDY

Les chiffres de la DRES viennent de tomber pour l'année 2015 : 1376 euros de revenu mensuel brut moyen pour les retraités français. C'est certainement infiniment moins que la moitié ou le tiers des rémunérations de la centaine de collaborateurs de France Stratégie, qui s'inquiètent dans leurs bureaux feutrés - et on voit comment leurs sources sont fiables - des privilèges des retraités.

12 mai, 19:18 - Roger

Réponse @ Tardy
Voici ce qui est écrit dans le programme de Monsieur MACRON :
" Nous supprimerons les cotisations salariales maladie et chômage pour les salariés du secteur privé (3,15 points), ce qui augmentera instantanément le salaire net des intéressés. Une mesure équivalente dégagera également du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires et les indépendants.
Nous le financerons par une augmentation de la CSG, de l’ordre de 1,7 points, qui ne touchera pas les retraités modestes (ceux exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit, c’est-à-dire 40% environ des retraités) ni les indemnités chômage, ...."
Il s'agit de supprimer des cotisations salariales pour donner du pouvoir d'achat aux salariés. Donc cela n'a aucune incidence en baisse sur le coût du travail pour les entreprises.
En fait il s'agit d'un transfert de pouvoir d'achat des retraités vers les salariés. Qu'est-ce que cela va apporter à l'économie de prendre aux uns pour donner aux autres ?

- Répondre -

on peut toujours résister

le 9 mai, 18:16 par paulus

Les retraités ont un moyen efficace pour contrer toutes ces surimpositions:leurs achats:a l'heure ou l'on a quasi tout ce qui est indispensable, ne consommer que le minimum et faire bien attention a n'acheter que des produits étrangers, une façon de nuire a ce système et contribuer a la défaite du gouvernement

9 mai, 21:15 - Pierre

Il y a une autre solution, c'est de s'expatrier : quel que soit le pays d'arrivée, ils ne seront plus assujettis à la CSG, la CRDS... qui ne sont payées que par les personnes habitant en France. D'autre part, une autre solution pour ne pas payer d'impôts pendant dix ans, c'est de s'expatrier au Portugal. Personnellement, je commence à y réfléchir, l'obstacle bloquant est ma compagne, la langue et les démarches (moi aussi, je suis paperassophobe comme un certain ministre).

11 mai, 09:58 - Charles

Pas plus loin par avion que le sud-ouest, il y a le sud-est qui est toujours au Sud, mer et montagne ! Au dessus de la Grèce. le bon choix est la Bulgarie, vie facile, même en parlant français ! La vie y est "comme avant", les prix comme "avant-avant", la modernité comme maintenent ! Testez immo-bulgara.com

- Répondre -

Le remerciement de M. Macron aux retraités

le 9 mai, 18:35 par Pianceri

Les retraités ont largement contribué à l'élection de M. Macron puisqu'ils ont voté en majorité pour lui. Le remerciement est l'augmentation de la csg de 1.7% des retraités à partir de 14000 € de retraite annuelle...des nantis bien évidemment alors que M. Macron aura mensuellement cette somme uniquement comme président dont seulement 11500€ seront imposables.
Merci pour l'exemplarité et votre reconnaisssance....!!! M. Macron

13 mai, 15:47 - Chabuel

...ahahah ! Pas moi, pas vote pour ce freluquet, qui peut faire impression..
Mais l'impression n'est pas la realite...

- Répondre -

Donation partage

le 9 mai, 18:40 par CLERGEOT

Bonjour, j(attire votre attention sur une autre façon de taxer de Mr HOLLANDE lorsqu'il augmente de 5 ans, avec effet rétroactif (ce qui n'est pas forcément constitutionnel ?), le délai de 10 ans qui était en vigueur pour l'extinction des frais de succession en cas de "donation partage" d'un bien immobilier entre un père et ses enfants.

11 mai, 09:04 - licorne

"l'extinction des frais de succession en cas de "donation partage" d'un bien immobilier entre un père et ses enfants."
parce que entre une mère et ses enfants, c'est différent ??

- Répondre -

Et si

le 9 mai, 18:52 par thierry

Si sur les 10 millions il se retrouvait 1 ou 2 millions dans la rue Mr Macron réfléchirait à 2 fois.Mais va falloir mobiliser.

9 mai, 19:21 - bob69380

Et si une majorité de retraités n'avait pas voté Macron le problème ne se poserait pas ! Croyez-vous que si 1 à 2 millions d'entre eux descendent dans la rue cela changerait la décision de Hollande II le Psychopate ?Prenez quelques minutes en ouvrant les liens ci-dessous :
 ? https://youtu.be/NNDgsw39m9s ...
 ? http://www.rtl.fr/actu/politique/pr ...
La première vidéo concerne le professeur Adriano Segatori qui est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron : "C'est un psychopathe"
L' analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure : « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. » « Macron n’aime pas la France, ni les Français. Il ne cherche qu’à valoriser son image et à s’appuyer sur celles et ceux qui la mettent valeur. »
La seconde vidéo concerne Rama Yade qui se livre à une sévère critique sur Macron.

11 mai, 09:36 - alain4509

Je suis retraité et j'ai bien été obligé de voter Macron au 1er tour pour avoir le maximum de chances d'éliminer Mélenchon.
Mème chose au 2ème tour pour éliminer le FN...
Pour le reste, vous avez certainement raison.

11 mai, 20:12 - marindeaudouce

Réponse à alain4509

Vous dites ===> " Je suis retraité et j'ai bien été obligé de voter Macron au 1er tour pour avoir le maximum de chances d'éliminer Mélenchon.
Mème chose au 2ème tour pour éliminer le FN...
Pour le reste, vous avez certainement raison. "

C'est fou la conscience que vous avez, en fait vous êtes un
vrai mouton de panurge...

VOUS AVEZ ÉTÉ OBLIGÉ DE..... OUI UN MOUTON SANS CERVELLE QUI VEUT SANS DOUTE CONSERVER SES GROS AVANTAGES !....ET BIEN LA C'EST RATÉ... CHER MR alain4509

- Répondre -

Euthanasie financière ?

le 9 mai, 19:43 par theano

A quand l'euthanasie tout court, comme dans le film Soleil Vert ? Avec un tel psychopathe au pouvoir, on peut s'attendre à tout.

Bravo à tous les séniors qui ont porté au pouvoir une marionnette inféodée à des intérêts étrangers. Ils vont déchanter très vite. Tant pis pour eux !

9 mai, 21:18 - Pierre

Maigre consolation quand on est soi-même bientôt retraité et n'ayant pas voté Duc(r)on.

9 mai, 22:08 - normando

retraité,73 ans,je n'ai pas voté macron et j'en connais d'autres.C'est une erreur de penser que les retraités ont voté macron. Ce sont les jeunes, les quadras, les fonctionnaires, les bobos des villes avec IPhone, les médias,les gens du spectacles tout ce que vous voulez mais pas une majorité de retraités qui sont plutôt sociétalement conservateurs.

10 mai, 04:41 - jeanaimarre

normando : vous avez entièrement raison je suis dans le même cas que vous, je n'ai pas voté pour lui ce sont tout ces gens que vous énumérez.

- Répondre -

Les retraités exploités ou privilégiés ?

le 9 mai, 19:48 par JP Dumas

1) Les retraites représentent 13% du PIB en France, c'est le ratio le plus élevé des pays de l'OCDE (supérieur à celui de la Grèce et de l'Italie). Le taux de chômage des jeunes est 25% de cette classe d'âge. Il y a un transfert (invisible mais réel des chômeurs vers les vieux).
2) Le taux de remplacement est très élevé en France 59% des revenus avant retraite, contre 42% en Allemagne, 71% en Italie, 33% au RU.
3) L'age de départ à la retraite est bas (62 ans), en dessous des autres pays, alors que l'espérance de vie est supérieur.

On ne devrait pas faire des transferts exagérés en faveur des vieux au détriment des jeunes. Il faut ramener l'âge de la retraite à 65 ans et baisser les pensions, en particulier celles des professions privilégiées qui reçoivent des retraites supérieures à celle du privé et des indépendants sans justification économique. C'est du populisme, pas du libéralisme que de plaindre la caste la plus privilégiée.

10 mai, 11:50 - Thierry BENNE

COMPARAISON N'EST PAS TOUJOURS RAISON

1 -L'argument d'une part excessive du PIB allouée aux retraites est largement diffusé par tous ceux qui veulent rogner sur les pensions et donc ne pas garantir leur pouvoir d'achat pour l'avenir. Il est à noter qu'aucun de ces réformateurs ne se soucie des cotisations antérieurement versées par les retraités. Ils ne se soucient d'ailleurs pas davantage de comparer l'importance relative de ces même cotisations (qui fondent pourtant les pensions) dans les autres pays dont ils se bornent à relever la moindre générosité. La démarche scientifique est donc pour le moins lacunaire et biaisée…

2- Ces taux relativement élevés des cotisations expliquent parfaitement que les pays qui ont une collecte moindre soient plus stricts et moins généreux sur les pensions versées. Mais vous avez raison quant à la nécessité de relever l'âge de départ qui d'ailleurs devrait être idéalement fixé pour assurer à tous une égale espérance de vie à la retraite, sinon toujours dans l'absolu au moins par rapport à la durée de cotisation. On est loin du compte et l'usine à gaz du compte pénibilité n'est sans sans doute pas le meilleur moyen pour corriger cette injustice.

3 - Cette question de la part de PIB consacrée aux retraites amène naturellement à poser très directement le problème soigneusement dissimulé du financement par le contribuable des 40 (et plus) milliards d'euros payés par l'État pour assurer chaque année l'équilibre des retraites publiques. Retirez donc ces 40 milliards du total du coût des retraites et le pourcentage résiduel de PIB absorbé chute d'un coup aux alentours de 11%, en rejoignant ainsi des taux beaucoup plus couramment observés chez nos voisins. Donc le problème essentiel que vous évoquez d'ailleurs très justement, ce ne sont pas les retraites privées, ce sont celles du secteur public.Le silence sur ce point de tous nos grands réformateurs est plus que suspect, il est coupable.

En effet, il n'est pas sans intérêt de souligner que la plupart des zélateurs de la réduction de la part du PIB allouée aux retraites appartiennent le plus souvent au secteur public (ou s'y rattachent très directement comme notamment France-Stratégie), celui qui précisément plombe l'ensemble du système par des cotisations patronales aussi exorbitantes que déraisonnables (quelque 75 à plus de 120%), qui sont autant de subventions et d'avantages en nature non imposés au nom des bénéficiaires.

La réalité est donc légèrement plus complexe que ne le laisse penser un "yaqu'à" ou un "faut qu'on" de plus. D'autre part, il n'est pas sûr du tout que ce que les jeunes attendent c'est qu'on dépouille les seniors pour les aider davantage, alors qu'on sait que l'efficacité passe bien davantage par la bonne gestion des deniers affectés que par l'augmentation infinie et non contrôlée des moyens alloués. Malgré les crédits sans cesse croissants attribués à l'Éducation Nationale, le rang Pisa de la France est une honte et on sait très bien que les 32 milliards de la formation ne vont pas à ceux qui en ont le plus besoin, mais qu'une bonne partie financent des formations douteuses ou atterrissent indûment dans des poches syndicales, comme le montre excellemment le rapport Perruchot sauvé in extremis du pilon par une indiscrétion.L'abandon programmé dés maintenant des activités périscolaires juste mises en place à grand frais par les communes est un autre exemple de notre expertise inimitable dans l'art de gâcher les deniers publics et dans notre incapacité à concevoir et à tenir des politiques sensées et non pas inspirées par des partis pris autant doctrinaires que velléitaires.

Donc l'effort principal, le plus rude mais aussi le plus efficace consiste non pas à arroser nos échecs les plus cuisants (logement, éducation, chômage, insertion, santé etc.) de toujours plus de deniers publics, mais à faire en sorte qu'en tout endroit les deniers publics en place soient correctement utilisés et non pas gaspillés dans des privilèges abusifs, dans des effectifs sur-dimensionnés ou dans des politiques désastreuses (cf. aussi l'éco-taxe, mais il y en a d'autres !). Le malheur est que nous avons des tas de gens qui savent dépenser plus, mais que nous n'en avons guère qui savent dépenser bien et encore moins qui savent dépenser mieux.

Cordialement.

10 mai, 16:58 - MONICA

Il est honteux de dire que les retraités pèsent trop sur le PIB : ces personnes ont travaillé 40, 45 ou 48 H par semaine et ont cotisé en conséquence il est donc tout à fait normal qu'ils aient une retraite en fonction de ce qu'ils ont payés.
Concernant les impôts avec des retraites gelées depuis des années il veut donc rajouter une taxe tout en ayant déjà supprimé la 1/2 part pour les veufs et veuves.
De plus ce qu'il ne sait pas ce riche petit bourgeois c'est que les retraités aident leur famille dans le besoin : pour ma part enfants et petits enfants en CDD ou au chômage, avec les impôts et les taxes qui n'arrêtent pas d'augmenter cela devient difficile.

10 mai, 17:40 - Zoé

Quelques petites précisions à propos des fonctionnaires qui vous paraissent privilégiés du point de vue des retraites :
(1) Si le montant moyen des retraites dans la fonction publique est supérieur à la moyenne des autres, c'est que d'une manière générale les fonctionnaires, surtout ceux d'Etat, sont plus qualifiés.
(2) A formation universitaire égale, les fonctionnaires sont beaucoup moins bien payés tout au long de leur carrière et donc il est normal qu'à la retraite le montant de leur pension soit calculé de manière relativement avantageuse, sans cela ce serait un terrible déclassement à compétence égale bien entendu.
(3) Si les fonctionnaires versent bien des cotisations pour leur retraite, ce n'est pas le cas de l'Etat-patron qui se dispense de ces frais et donc, il est normal que ce même Etat mette la main à la poche.

11 mai, 10:25 - Thierry BENNE

Réponse à @ Zoé

L'argument de la compétence prétendument supérieure des fonctionnaires et tout spécialement des fonctionnaires d'Etat est un grand classique du genre. Mais prenons par exemple l'Éducation Nationale qui, à elle seule, fournit à peu près la moitié du corps des fonctionnaires d'État : en quoi, ses fonctionnaires sont-ils vraiment d'un niveau et d'une compétence supérieurs à ceux de leurs homologues du privé, alors que la dégringolade continue de la France aux classements Pisa montre qu'incontestablement notre enseignement n'est pas au niveau et que la plupart de nos dirigeants publics confient volontiers au secteur privé le soin d'enseigner leur progéniture. De même au niveau des prestigieuses prépas où un certain nombre de prépas privées n'ont rigoureusement rien à envier aux prépas publiques. D'autre part, avec la généralisation de l'enseignement supérieur, le niveau moyen d'enseignement des salariés du secteur privé a beaucoup progressé. Et enfin, au plan de la compétence et de la technicité, expliquez-moi pourquoi malgré tous ses polytechniciens, tous ses inspecteurs des finances, tous ses magistrats à la Cour des comptes, l'Etat français est rigoureusement incapable depuis des décennies de concevoir et de mettre en place un système unifié de paye, en accumulant les échecs et les déboires financiers, alors qu'aucun très grand groupe du privé n'envisagerait d'expliquer à son commissaire aux comptes qu'il n'a pas réussi en un ou deux ans à mettre en place un système de paye sûr et performant.

Vous savez comme moi que l'autre argument selon lequel les salaires du secteur public seraient inférieurs à ceux du secteur privé n'est plus vrai du tout depuis de longues années et en ajoutant en sus que le secteur public bénéficie souvent de temps de travail inférieurs ainsi que de l'avantage substantiel d'un emploi quasiment garantie à vie, ce qui n'est pas le cas du tout du secteur privé.

Où donc avez-vous pris que l'État-patron ne verse pas de cotisations pour ses fonctionnaires, alors que d'une part les fonctionnaires versent actuellement toujours un peu moins de cotisations salariales que leurs homologues du privé, mais d'autre part et surtout que l'État aligne des cotisations de près de 75% du salaire indiciaire pour le personnel civil et de quelque 120% pour le personnel militaire, taux qui représentent au moins 3 à 5 fois le cumul des cotisations patronales ordinaires dans le privé et dont le surplus traduit tout simplement une ponction de plusieurs dizaines de milliards d'euros sur le contribuable. Il est d'ailleurs curieux de voir comment l'État qui ne tolère aucun déficit des systèmes privés de retraite, s'octroie lui même pour son propre personnel des facultés quasi infinies de renflouement au détriment du contribuable, en prétendant en outre (comme si on n'avait rien vu) que les systèmes publics ne posent aucun problème, puisque par définition ils sont équilibrés. Donc s'il est normal, comme vous le prétendez avec raison, que l'État à l'égal de tout employeur mette la main à la poche pour assurer la retraite de ses personnels, pourquoi donc doit il-assurer au bénéfice de ses seuls agents des cotisations supplémentaires, qui sont en réalité des subventions ou des avantages en nature qui n'ont rien à voir avec les cotisations patronales des autres employeurs.

D'ailleurs et pour en quelque sorte, verrouiller la justesse du raisonnement, avez-vous observé qu'on n'a jamais vu un syndicat de fonctionnaires réclamer l'alignement des pensions publiques sur les pensions privées, quoi qu'aient pu assurer des organismes tels que le Conseil d'Orientation des Retraites ou la Cour des comptes selon lesquels il n'y aurait finalement pas de différences substantielles entre retraites publiques et retraites privées.

Incontestablement, l'engagement présidentiel d'unifier les retraites publiques et privées va être un grand moment du quinquennat, tant il est évident que le secteur public qui s'est refermé sur un certain nombre de certitudes semble mal préparé à admettre la remise en cause - même à la marge- d'un statut qui lui assure un accès fiscal direct et non limité à des avantages que les autres n'ont pas.

11 mai, 11:36 - Roger

@ Zoé
Point 1 : La surqualification est un phénomène généralisé. Il y a des bac+4 vendeurs dans des supermarchés. Pour piloter les machines outils modernes il faut souvent des niveaux bac+2. Ayant managé des services dans le public je peux témoigner qu’il y a aussi de la surqualification. Mais les fonctionnaires ont toujours une opinion dédaigneuse des autres qualifications. Qui a la meilleure qualification celui qui est capable de régler une machine à commande numérique ou l’employé d’un ministère ?
Point 2 : En vertu de quel principe d’inégalité les cotisations retraite des fonctionnaires devraient avoir un rendement financier supérieur à un employé du privé. C’est comme s’il y avait un livret A pour les fonctionnaires avec un taux d’intérêt supérieur. Les avantages retraite ne doivent pas compenser les choix de carrière personnels. Il est de coutume chez les fonctionnaires de dire qu’ils gagneraient plus dans le privé, mais pourquoi ne sont-ils pas allés dans le privé ? De plus, cette affirmation reste à prouver. Je reviens sur mon expérience dans le public, j’ai participé à la création d’un service qui nécessitait l’embauche de 30 personnes. Toutes sauf une ont obtenu, par application des grilles de rémunérations, des salaires supérieurs à ce qu’elles avaient dans le privé. Dans l’administration il y a aussi des postes à 10 et 15000€/mois. Quelle position hiérarchique faut-il avoir dans le privé pour avoir de telles rémunérations ?
Point 3 : Les fonctionnaires ont des retenues salariales pour la retraite, mais ce ne sont pas des cotisations puisqu’il n’y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires d’Etat. Vous dites que l’Etat-patron fait l’économie des cotisations patronales, mais le système actuel lui coûte énormément plus cher. En fait cela coûte énormément plus cher aux contribuables qui par ailleurs doivent financer leur propre retraite. Il serait beaucoup plus économique que l’Etat aligne son financement des retraites publiques sur les cotisations patronales payées par les entreprises privées.

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Carsat

le 9 mai, 21:21 par Myriam KISS

Il faut lire le rapport de la Cour des Comptes sur les plus de 180.000 réclamations faites auprès de la Commission de Recours de la Caisse nationale d'Assurance Vieillesse, soit la CARSAT.
Depuis le 6 avril 2016 , j'ai envoyé une lettre Lavec AR pour contester le montant qui m'à été notifié. TOUJOURS PAS DE RÉPONSE.
174 TRIMESTRES COTISÉS À 62 ANS.
MA NOTIFICATION EST ÉTABLIE SUR 165 TRIMESTRES.
JE N'AI PAS MIS MON BULLETIN DE VOTE POUR CETTE ÉLECTION. ...

10 mai, 12:29 - Thierry BENNE

@Myriam KISS

Je suis sincèrement navré de ce qui vous arrive et les chiffres que vous citez sont sans appel. Précisément voici quelques années la Sécurité sociale a vu la Cour des comptes rejeter ses comptes, précisément à cause de procédures de liquidations de retraites par trop mal assurées.

Pour essayer néanmoins de faire avancer votre problème, la décision de rejet implicite de la Carsat étant désormais acquise, il vous appartient de saisir la Commission de recours amiable (CRA) de votre Carsat et subsidiairement , si vous n'obtenez pas satisfaction, le médiateur compétent en la matière (site de la Carsat et du médiateur à consulter pour la procédure à suivre). Vous ne pouvez en effet pas introduire d'action contentieuse avant d'avoir d'avoir obtenu le résultat de votre recours amiable.Inversement, si vous ne bougez pas, il y a fort à craindre que vous ne vous heurtiez durablement au mur du silence.

Bon courage

10 mai, 13:57 - Thierry BENNE

Complément @ Myriam KISS

Prenez soin préalablement à la saisine éventuelle de la CRA de vous renseigner aussi et préalablement auprès de la CARSAT sur le plafond de trimestres qui peut dans votre situation être légalement pris en compte, pour vous assurer que vous ne vous heurtez pas en réalité à un plafond légal, qui lui ne serait évidemment pas contestable.

- Répondre -

les retraités de classe moyenne le bouc émissaire de la société

le 10 mai, 10:19 par Burtin

Toute notre vie professionnelle,nos
employeurs nous ont prélevés nos
Charges sociales,dont celles de notre
Future retraite donc il est normal quelle subisse aujourd 'hui la hausse correspondant au cout de la consommation,ce qui me parait logique.
Nous ne sommes pas responsables du
nombre anormal de chômeurs en
France.De plus avec l'age les retraités
Ont besoins de soins,surtout ceux qui
Ont été exposés a des métiers à risques.les retraités sont souvent
Solicités par leurs enfants ou petits
Enfants financièrement lorsqu' ils
Sont dans le besoin.
Les retraités sont des consommateurs
et participes à l'économie de la France.

- Répondre -

Pour paraphraser le pasteur Martin Niemöller

le 10 mai, 15:39 par Dominogris

Quand les socialistes ont surimposé les familles, je n’ai rien dit, j'étais célibataire.
Quand ils ont surtaxé les épargnants, je n’ai rien dit, je n’étais pas épargnant.
Quand ils ont surtaxé les retraités, je n’ai rien dit, je n’étais pas retraité.
Quand ils m'ont aussi mis à contribution, il ne restait plus personne pour protester.

- Répondre -

Il y a retraités et retraités

le 10 mai, 19:01 par biancacorse

Un retraité à 60000€ par an ne me semble pas gêné par cette action. Mais il y a ceux qui ont moins de 30000€ et qui eux vont le ressentir. Je ne parle même pas de ceux qui n'ont pas 15000 euros de retraite.

- Répondre -

L'inverse du bon sens !

le 11 mai, 08:58 par Astérix

M. Macron va prélever, via l'augmentation de la CSG sur les retraités, des milliards au lieu de trouver des milliards d'économie sur les dépenses publiques. Vous ne verrez jamais un énarque diminuer les dépenses, mais toujours taxer, prélever davantage.
Impossible à faire comprendre à ces détraqués du cerveau que les Français adorent puisqu'ils élisent à chaque fois ces mêmes crétins qui vont les ruiner ; vous avez dit masochistes !
Pourquoi l'IREF ne se bat pas pour une baisse massive des dépenses publiques...!??

11 mai, 11:48 - THIERRY BENNE

RÉPONSE À @ ASTÉRIX

Faites-nous la gentillesse de venir nous lire plus souvent. Vous verrez rapidement que dès à présent vos voeux justifiés d'un combat sans merci en faveur de la baisse des dépenses publiques sont d'ores et déjà largement comblés. Mais, promis, nous ne faiblirons pas !

12 mai, 09:59 - Astérix

Merci Monsieur Thierry BENNE de votre réponse. Mais précisément, c'est bien parce que je lis les écrits de l'IREF que je m'inquiète...!
Pouvez-vous aller regarder la publication de Monsieur Nicolas LECAUSSIN intitulée : "Même en Roumanie, la France est un mauvais exemple !". Vous pourrez prendre connaissance de mon article qui explique mon inquiétude....!!

- Répondre -

Les retraités actuels ont travaillé énormément

le 11 mai, 09:07 par Frédéric Levréro

Dire que les séniors sont des nantis est faux pour la plupart,il faudrait rappeler qu'en général ils ont travaillé bien plus que ne travaillent et travailleront les actifs d'aujourd'hui !
J'ai commencé à 54h par semaine, et, après les 39h j'ai fini à 50h payées 37h pour faire face à mes responsabilités... Et nous trouvions normal d'assurer le job, le boulot avant tout !!! Les cotisations allaient crescendo bien entendu...
Aujourd'hui ce n'est plus la même chanson...

11 mai, 11:25 - Thierry BENNE

RÉPONSE À @ Frédéric Levrèro

Je partage intégralement votre sentiment. Et j'ai dénoncé à plusieurs reprises le maintien stupide des trimestres comme unité de compte. Le problème est qu'en effet nulle part, une paye ne se gère en trimestre et que ce trimestre est une unité de compte technocratique et parfaitement artificielle. Cela pouvait à la rigueur s'expliquer - et encore - immédiatement après la Libération lorsque les systèmes de paye étaient encore balbutiants, mais certainement plus depuis la révolution informatique où l'on n'a aucun mal à suivre et récapituler les heures de travail, qui ont toujours été mentionnées sur le bulletin de paye et les déclarations annuelles récapitulatives. Car enfin si on a 1600 heures de travail dans l'année, peu importe qu'elles aient été accomplies sur trois trimestres, elles ont dûment financé les cotisations de retraite et il n'y a aucune raison qu'elles vaillent moins que 12 ou 1300 heures réparties également sur quatre trimestres.

Mais le secteur public a toujours eu un très gros temps de retard sur tout ce qui concerne les payes, leur conception, leur mise en place et d'ailleurs, comme rappelé plus haut, malgré tous ses ingénieurs, tous ses inspecteurs des finances, tous ses informaticiens et tous ses juristes, l'État français n'a jamais été capable de concevoir et d'installer son propre système de paye (voir notamment l'échec de Louvois pour la paye des Armées).

Il reste que rien n'empêche aujourd'hui de mettre la pendule des retraites à l'heure de 2017, plutôt que de maintenir indéfiniment l'archaïsme et la stupidité des trimestres.
Mai ce n'est pas le seul domaine où dans nos administrations s'impose la préférence obstinée du pire.

11 mai, 12:00 - bulltrap

Sans vouloir opposer actifs et retraités, je constate que l'on va passer de la situation actuelle :

Retraité (taux normal)
CSG : 6.6%
CASA : 0.30%
CRDS : 0.50 %

Salarié :
CSG : 7.5%
Cotisations maladie : 0.75%
CRDS : 0.50 %
Chômage : 2,40%

à la situation suivante :

Retraité (taux normal)
CSG : 8.3%
CASA : 0.30%
CRDS : 0.50 %
Total : 9,10 %

Salarié :
CSG : 9.2%
CRDS : 0.50 %

Total : 9,70%

Le salarié continuera à payer plus que le retraité, l'écart s'est juste réduit.

De plus, le principe d'égalité devant l'impôt n'a jamais été respecté avec la CSG : taux CSG / revenus du capital > taux CSG / traitements et salaires > taux CSG / pensions de retraites.

D'autant plus que la CSG la plus élevée (revenus du capital) ne donne droit à aucune couverture sociale.

12 mai, 19:03 - Roger

@ Bulltrap
1/ Les retraités sont d'anciens actifs et ont payé les cotisations des actifs pendant 40 ans,
2/ La retraite correspond à une baisse de revenu (pour moi 50%) est-ce anormal d'avoir un taux global de cotisation moindre ? D'autant que certaines prestations sont inutiles (chômage, indemnité maladie).

- Répondre -

Où sont ces retraités ?

le 11 mai, 14:28 par Joel

Vous en connaissez beaucoup de retraités qui ont 60 000 euros de retraite par an, nous ne courrons pas dans la même cour, ceux là sans aucun doute, ont voté Macron au premier et au deuxième tour. Ils sont déjà allègrement nantis. Je doute qu'ils représentent 10 000 000 de retraités. Ce n'est pas de la démagogie, force est de constater que la France est bien divisée en deux : les nantis qui apparemment sont plus nombreux qu'on ne le pense (Voir le résultats des deux tours) et ceux qui rament avec des retraites à 1000 ou 1100 euros mensuels (et encore à ce prix on a pas le droit de pleurer, il y a pire). C'est vrai que ceux là n'apparaissent pas, ils sont transparents sans doute. Macron ne sait pas ce que cela veut dire, puisque c'est ce que ses parents lui donnait en argent de poche, lorsqu'il était étudiant. HONTEUX, vos exemples sont nuls, redescendez sur terre la vous êtes sur la Planète MACRON. Baisser les yeux et vous verrez, ce qu'est la France en réalité. Macron est un produit estampillé CAC40, MEDEF, et grande Bourgeoisie. De toute façon son mandat se terminera mal, nous en reparlerons peut-être, si nous sommes toujours en vie.

11 mai, 23:28 - Thierry BENNE

RÉPONSE @ JOÊL

Vous pouvez certes critiquer un exemple qui n'était censé qu'illustrer le produit d'une multiplication, mais qui ne signifiait nullement que la majorité des retraités percevaient 60 000 euros par an (en réalité la moyenne annuelle 2015 qui vient d'être publiée est de 16 512 euros bruts pour un retraité, soit quasiment 33 000 euros bruts pour un couple. Mais notez qu'un chiffre plus faible de l'ordre de l'ordre de ceux que vous citez justifierait à ce qu'on nous en a dit pour 40% des retraités l'exonération de cette hausse de csg.

Pour le reste, le titre de la tribune aurait dû vous mettre en garde, surtout qu'il fait suite à un autre article évoquant déjà cette mesure et qui n'allait pas précisément dans le sens de l'assentiment. Pour aller plus loin, vous l'avouerais-je , je ne me sens nullement macronôlatre et je puis vous assurer que je ne vis nullement sur la planète Macron, loin s'en faut . D'ailleurs, je me dois de vous signaler qu'un autre lecteur (cf. supra @ Tardy ) avant vous m'a reproché de développer une démagogie anti-macron et j'ai répondu à chacun de vous deux, non pas pour me disculper, mais pour rappeler une réalité qui à ce qu'on sait actuellement (mais qui peut encore changer..) fait que, dés que leur pension excédera 14 000 euros par an seuls les retraités supporteront sans compensation aucune le poids de la hausse de csg de 1,70%.

Allons, je vous prie, remettez-vous gentiment de votre coup de sang, je puis vous assurer que quant à ma personne, vous vous êtes trompé de porte.

Cordialement.

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LeS politiques traquent la misère ?

le 11 mai, 16:41 par Croman

LeS retraitees ont votez pour macron macron leS remercié leS retraitees ont gagné leurs retraitees dur aujourd'hui ils vont payées pour les actifs c est minable de la parts des politiques d'attaque les retraitees attaques leS retraitees de hollande Chirac Giscard Sarko 9 million de € annuelle votez macron c est votez impots pour les pauvres ils sont avertis pas des pleures ?

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Un peu de réalité

le 12 mai, 19:21 par Alexcendre

Ne rêvons plus Il n'y aura pas de démarches sérieuses de redressement de nos finances sans des mesures drastiques des couts de l'appareil de l'Etat , des hauts fonctionnaires et de la classe politique comprise , une base de 40% serait largement suffisante comme cela s'est fait partout a tous les niveaux dans notre société . Allez voir nos chaines de production, ou notre service de santé , etc etc , nous nous n'avons des coiffeurs a passé 8000 euros ou une retraite a passé 35000 euros vous allez comprendre très vite notre art de vivre .

- Répondre -

demande d'envoie des sujets ci dessus

le 12 mai, 22:08 par ANNE YVAN

Pourriez vous me faire parvenir l'ensemble des renseignements ci dessus, ayant affacé involontairement les messages, afin que je puisse faire ouvrir les yeux à beaucoup de personnes qui ne voient rien venir. Merci par avance

15 mai, 17:54 - Thierry BENNE

RÉPONSE À @ANNE YVAN

Je ne suis pas sûr d'avoir parfaitement compris votre message.

Mais si vous voulez récupérer la discussion qui suit l'article, il vous est parfaitement possible - je viens de le vérifier - de copier (mieux que couper qui risque de supprimer) cette discussion, puis de la coller sur un nouveau document Word.

Si cette réponse ne vous est d'aucun secours, n'hésitez pas à m'en aviser et à m'exposer plus précisément votre problème et ce que vous voulez faire…

Sans autre engagement ni garantie de ma part que de pouvoir éventuellement vous aider.

Cordialement.

- Répondre -

Enfin, un article qui nous oublie pas les retraités

le 16 mai, 08:52 par Gérard

Il faudrait que notre nouveau Président n'oublie pas que les retraités se sont rebellés en 1968, et que le grand général a dû partir.
Il n'y a pas loin de la roche tarpéienne au capitole que Macron le sache et qu'on se le dise.......

- Répondre -

EGALITÉ !!!!

le 19 mai, 21:37 par bergab

Cette république corrompue devrait changer de devise !!!!
aucun des trois termes n'est plus valable et respecté ....!!!
Honte à tous ces politicards malhonnêtes.......

- Répondre -

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