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M. Macron propose-t-il une réforme libérale de l’université ?

par Jean-Philippe Delsol

Ce serait une bonne nouvelle. Le Président a esquissé jeudi 13 janvier 2022, devant les présidents d’universités, les grandes lignes de son programme à venir pour l’université. S’il est réélu, il veut remettre en cause la quasi-gratuité des études supérieures en France : «On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants. Et il a dénoncé à juste titre le monde de l’université «où un tiers des étudiants sont boursiers et où, pourtant, nous avons tant de précarité étudiante et une difficulté à financer un modèle qui est beaucoup plus financé sur l’argent public que partout dans le monde pour répondre à la compétition internationale». 

Il veut aussi rendre les universités plus professionnalisantes.

Mais pour ce faire, sa seule réforme serait d’aller « vers plus d’autonomie en termes d’organisation, de financement, de ressources humaines », ce que Madame Pécresse avait engagé d’ailleurs. Ce serait très insuffisant. La solution est de lever le monopole de l’Etat en matière de délivrance des diplômes et de permettre à des universités privées et indépendantes d’exister. En concurrence, l’université publique devrait réagir. Elle le ferait encore mieux si « en même temps » les enseignants des universités d’Etat perdaient leur statut paralysant de la fonction publique.

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4 commentaires

Astérix 17 janvier 2022 - 8:46

La privatisation totale de l’éducation est la seule solution ! L’état n’ jamais rien fait d’intelligent !
Il serait temps de s’en rendre compte.
Et ce n’est ni Macron ni Pécresse qui appliqueront une telle mesure.
Ce Pays est incapable d’avancer dans les bonnes directions !

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Arminius 17 janvier 2022 - 9:51

Oui l’Université doit être professionnalisante ce qui n’est pas le cas.
Pour cela il faut modifier le mode de recrutement des profs du supérieur.
Dans les disciplines techniques un doctorat ne convient pas. Les professeurs-docteurs issus de l’université ne maitrisent que des théories et fuient toute applications concrètes qui n’est pas valorisantes dans leur CV. Seules les activités de recherche sont valorisées pour l’avancement en grade et les développements technologiques sont dénigrés. Même dans les écoles d’ingénieurs on n’enseigne plus les disciplines techniques concrètes. Par exemple les profs remplacent les travaux pratiques concrets par des simulations sur ordinateur.
Il faut reconstituer un corps d’Agrégé technique spécialisé (génie mécanique, génie électrique comme cela existait dans les ENS et non pas seulement un corps d’agrégés de technologie qui reste trop généraliste ) et il faut les employer dans les premier cycle du supérieur (IUT par exemple) en éliminant les maitres de conférences théoriciens qui cherchent à enseigner uniquement leur spécialité de recherche avec le minimum d’investissement en temps. car ils pensent avant tout à leur CV.

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Verdun 17 janvier 2022 - 10:47

Ce qui reste de résistants et patriotes au sein de l’état est justement le dernier rempart.

Si l’appât du gain dans le privé n’incitait pas les cerveaux à fuir le public et la France de surcroît, nous n’aurions pas autant de canassons pour espérer gagner le tiercé.

Nous solmes aujourd’hui des figurants, allons nous détenir d’irremediables perdants ?

Je suggère qu’une cours des comptes se penche sur les programmes des candidats à la présidentielle d’un point de vue purement comptable afin de renvoyer les apprentis candidats et leurs soutiens idéologues à leurs études ou au travail.

Les citoyens et contribuables n’ont pas à être les otages des idéologues de tous bords. Nous attendons des résultats.

A moins que le déclassement économique au 7 ème rang mondial et autres déclassements ne soient qu’une étape vers le progressisme ou autre socialisme .. !

Bien à vous

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Henri 19 janvier 2022 - 3:44

Je ne sais pas si l’auteur de l’article et les commentateurs ont suivi le cursus d’une école d’ingénieur, mais je peux assurer que même publiques elles dispensent un enseignement parfaitement adapté aux besoins des entreprises françaises et même étrangères. Il suffit de voir le placement des élèves.
Il me semble hasardeux et idéologique de jeter l’opprobe sur tout l’enseignement supérieur . Tout ce qui est scientifique est d’assez bonne qualité. Pour le reste c’est plus problématique.

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