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Le ministre Stanislas Guérini « oublie » que les fonctionnaires bénéficient d’un régime spécial de retraite

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Le ministre de la Fonction publique a des trous de mémoire. Il y a moins d’un mois, il avait envoyé par mail aux fonctionnaires un enregistrement vidéo dans lequel il reconnaissait clairement que la réforme des retraites ne les concernait que très peu. Il soutenait qu’il fallait travailler un peu plus longtemps mais qu’ils allaient garder les « spécificités » du régime de retraite du public. Par « spécificités », il faut comprendre…privilèges.

Or, M Guérini, invité mercredi, 22 février, par Sonia Mabrouk sur Europe 1, soutient que « les agents de la fonction publique ne sont absolument pas avantagés par rapport aux salariés du privé ». Il semblerait donc qu’il ait déjà oublié les « spécificités » du régime spécial des fonctionnaires. L’IREF lui rappelle quelques…différences entre le régime des fonctionnaires et celui du privé. La première est le fait que les fonctionnaires ne bénéficient pas d’une Caisse de retraite. C’est l’Etat, donc les contribuables, qui payent leur retraite et ces engagements de retraite représentent…2 534 milliards d’euros. Ensuite, contrairement à ce qu’affirme le ministre, les fonctionnaires sont avantagés par rapport au privé : ils peuvent (pour certaines catégories) partir à la retraite dès 52 ans contre 64 ans dans le privé, leur pension est calculée sur les 6 derniers mois de traitement hors certaines primes (contre 25 meilleures années dans le privé) et le niveau est garanti par l’Etat : 75 % du dernier traitement indiciaire pour une carrière complète alors qu’il n’y aucune garantie dans le privé… S’il ne s’agit pas d’avantages, alors, comment faut-il les appeler, monsieur le Ministre ?

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14 commentaires

Laurent46 23 février 2023 - 5:36

Ce n’est pas la première fois que les journaleux se trompent lourdement sur certains sujet de société de grande importance. C’est peut-être la conséquence des avantages de certains médias largement subventionnés par des fonds publics. Je vais dire aussi et ce n’est qu’un constat, que majoritairement ce sont des propos tenus par des femmes qui même dans l’erreur flagrante continuent à rester sur leurs positions.

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nanard 23 février 2023 - 8:10

Ah, les bouffons qui veulent rester au pouvoir, flattent leurs électorat, c’est à dire les fonctionnaires. Notre gouvernement socialiste et écolo n’est pas près de changer. Un point qui est souvent occulté : l’évolution des pensions pour le retraité. Je connais un couple à la retraite depuis plusieurs années, l’un issu du privé et l’autre de la fonction publique d’état …. avec au départ une retraite très voisine, (comme quoi parfois l’égalité salariale peut être obtenue) . Au cours des années s’est créé un différentiel qui continue de s’accroître en faveur de la fonction publique. Non seulement les règles du privé sont moins favorables, mais les revalorisations aussi. Alors l’argument du montant moyen des pensions devrait être ajusté suivant les catégories, le grand nombre de fonctionnaires fausse le calcul. La diminution relative des salaires du privé (déclassement pour faire simple) entrainant mécaniquement une baisse des cotisations sociales, n’arrange pas les équilibres budgétaires. Reste la question essentielle : qui réformera l’état pour une économie dynamique ?

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Oncpicsou 23 février 2023 - 8:15

Mais non, les salariés du public ne sont pas avantagés, il n’y a qu’à voir avec quel empressement ils réclament leur rattachement au système du privé !!!
Bon, trêve de plaisanterie, pas besoins d’étude sophistiquée pour démontrer que les fonctionnaires sont avantagés, cet attachement hystérique à leur régime privilégié est la preuve éclatante !

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Nicolas Lecaussin 23 février 2023 - 9:57

Où est-ce que vous avez qu’ils réclament le rattachement au privé ??? Vous rigolez ? C’est le privé qui finance leur système de privilégiés !

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Dbo 62 23 février 2023 - 2:38

Bonjour. Oui, OncPicsou rigolait! Relisez bien son texte…!!!

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Dupond 23 février 2023 - 9:10

Monsieur GUERINI serait honnête en nous précisant de quel régime in dépend . Comme d’ailleurs la majorité des députés qui font la loi .
C’est bien cela les privilèges de la Fonction Publique et + : pension de réversion sans condition , possibilitéreprendre un poste après un congé pour convenances personnelles … et reprendre sa carrière de fonctionnaire normale ..
La justice sociale devrait commencer par rectifier ces différences privé/public avant de repousser l’âge de départ à 64 ans . 6 millions d’emplois garantis et combien de retraités avec retraites garanties aussi (2534 mds) ? .
Travailler plus , oui sans doute , commençons par revoi les 35 heures( souvent 32 h ) dans les fonctions publiques Dans le privé il y a déjà des souplesses , cependant coûteuses pour les entreprises.
Comment ces élites pourront-elles continuer à nier ces écarts ? Ce que les citoyens qui balayent les WC ne savaient pas devient insupportable. C’est pourquoi l’administration utilise de plus en plus de personnel hors statut , avec des associations, des partenariats privés etc. Mais l’explosion budgétaire des engagements déjà pris détruit le tissus social . Au final les bénéficiaires des privilèges seront victimes par l’absence de travailleurs pour servir ces roitelets.

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o.icaros 23 février 2023 - 11:27

Ce qui se passe très souvent, surtout quand il s’agit de copains et de l’entre soi, c’est une forte augmentation de salaire les six derniers mois.

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steve 23 février 2023 - 12:09

Il y a beaucoup trop de fonctionnaires en France. J’ai toujours dit qu’il sont le cancer de notre société . Plantez un fonctionnaire et vous y récolterez des impôts et des taxes. Pour les retraites , ils veulent tous les avantages ,le beurre l’argent du beurre et t la crémière. Macron va encore amplifier l’écart qui existe entre le privé et le public.

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Meylan Jean Baptiste 24 février 2023 - 3:54

Ce pseudo ministre qu est M. GUERI N I nous prend vraiment pour des demeurés !!!
On se demande comment un incompétent pareil à pu arriver à un tel poste sinon en cirant les pompes du President!

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BAUSSAIS 24 février 2023 - 4:40

Dans une période où le gouvernement « macroniste » stigmatise les retraités, bien relayé en la matière par les médias, était-il nécessaire d’en rajouter pour fracturer davantage cette population entre « privilégiés » du public et « laissés pour compte » du privé !
A ce titre, cette analyse mérite d’être approfondie. C’est ainsi que selon Gérard Mardiné, secrétaire général de la CFE-CGC, syndicat de l’encadrement et des cadres, le déficit des caisses des agents de la fonction publique s’explique par une mauvaise gestion de l’Etat : moins de 1 fonctionnaire pour 1 retraité, pas de revalorisation indiciaire, pas de cotisation sur les primes versées. Nombre de fonctionnaires ont été remplacés par des contractuels et c’est la raison pour laquelle l’IRCANTEC, la caisse de retraite de ces agents contractuels a plus de 4 années de réserve alors que nombre d’entre eux ne sont pas encore partis en retraite.
Pour résumer, la responsabilité en incombe à l’Etat employeur qui sous-finance depuis longtemps les retraites des fonctionnaires avec en particulier la non revalorisation du point d’indice.
Il faut ajouter que jeter l’anathème sur les fonctionnaires devrait avoir pour corollaire jeter l’anathème également sur……des salariés du privé.

Pour exemple, les salariés soumis au statut du personnel de la RATP ou de la SNCF ( SNCF Réseau et SNCF Mobilités) sont des salariés de droit privé.

Le régime spécial de la SNCF est plus que déficitaire : chaque année, il manque dans ses caisses, plus de 3 milliards d’euros pour payer les pensions de ses retraités. Pour éponger cette note, l’Etat (et donc les contribuables) verse une subvention dite « d’équilibre » de 3,2 milliards d’euros.

S’agissant du calcul de la retraite, on prend en compte les 25 meilleures années pour le privé et les 6 derniers mois pour le public. En considérant que la rémunération du fonctionnaire « culmine » au bout d’une trentaine d’années et que celle d’un salarié connaît une progression tout au long du cursus, surtout au niveau cadre, si l’on compare le taux de remplacement, on arrivera à des niveaux sensiblement identiques. A noter que le « coup de chapeau » chez les fonctionnaires intervient uniquement dans les catégories très supérieures, ce qui n’est pas le cas pour les autres catégories.

Pour être complet, il conviendrait de dissocier les différentes catégories de fonctionnaires : Fonction Publique d’Etat, Hospitalière et Territoriale.
Pour la première, elle est de loin la moins « favorisée » en raison des règles de mobilité et de mutation très strictes et contraignantes. Le concours a ses exigences que n’a pas le privé.
Nombre d’entre nous, originaires de notre province profonde, ont dû faire leurs preuves à Paris et en banlieue pour espérer une mutation, pas toujours dans leur région d’origine.
Pendant cette période, plus ou moins longue, il est difficile de faire des projets notamment aux plans familial et immobilier.

Si la Fonction Publique était aussi attractive dans l’esprit de notre population, comment expliquer le faible nombre de candidats aux différents concours qui sont encore offerts ? Assurément, les règles contraignantes telles qu’exposées ci-dessus associées à la faiblesse des traitements expliquent, sans conteste, cette désaffection, voire ce rejet !
Pour en revenir à la rémunération des fonctionnaires, la prise en compte des primes par le régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) est extrêmement réduite. Pour autant, leur intégration dans le mode de calcul des pensions entraînerait une nette amélioration du niveau des pensions, surtout pour ceux qui seraient bénéficiaires du plus haut niveau de primes. Mais pour une large majorité des fonctionnaires qui perçoit peu de primes, il n’y aurait aucun changement.
Par conséquent, si la rémunération globale était à hauteur du régime du privé, avec ce qui pourrait correspondre à un dispositif de retraite complémentaire, assurément ce débat n’aurait pas lieu d’être.

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Oncpicsou 26 février 2023 - 8:59

J’ai lu tout votre commentaire et ce que j’en retiens c’est:
« Compliquer pour reigner » !
Comment voulez vous que notre pays s’en sorte avec des systèmes pareils. Avoir un seul système pour tous est si inimaginable? …à commencer par la suppression du statut exorbitant d’emploi à vie du fonctionnaire que l’on fini par oublier dans le débat.
Tout est fait pour que personne n’y comprennent rien… à ce point, cela ne peut être que volontaire !
Si le système du public est si défavorisé il n’y a qu’à le rattacher au privé !
Par respect pour le citoyen et la démocratie l’état devrait avoir un devoir de simplicité pour que chacun puisse comprendre. Mais nos politiques sont les maîtres de l’art de l’enfumage !
Faire compliqué est à la portée de n’importe quel imbécile, faire simple exige de l’intelligence.

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Essentielliste 24 février 2023 - 8:55

Voila trente ans que l’on entend affirmer par les représentants divers et variés de l’Etat que les fonctionnaires
en France ne sont pas privilégiés par rapport au salariés du privé notamment pour les retraites.

Ce Mensonge d’Etat est plus qu’ un mensonge éhonté c’est une tromperie, une imposture , une falsification,une supercherie qui cache le plus important scandale d’Etat du siècle.

L’Etat français qui se pare toujours des « valeurs de la République » ne peut pas continuer de cacher la plus grande discrimination sociale corporative qu’il cultive non sans cynisme lorsque l’on se pique de « Justice Sociale »

La falsification des équilibres budgétaires porte sur un montant estimé par les experts indépendants entre soixante et soixante dix milliards par an, faut-il le rappeler. C’est donc un détournement masqué considérable!!

Cela permet de relativiser la « volonté de Mr. Macron de chercher désespérément quelques douze milliards sur le dos des retraités de la sphère privée, la quelle de surcroit doit financer le train de sénateur de la fonction Publique comprenant les personnels de l’Etat, des Collectivités Territoriales, de la Santé et accessoirement des militaires qui ont sont les derniers pourvus.

On ne peut s’empêcher de se questionner sur l’objectif poursuivi par Mr. Guerini de proférer ces mensonges plus gros que lui en s’imaginant tromper définitivement les citoyens français considérés comme des vaches à lait incapables de réflexion. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose!

Ce dernier n’a même pas le minimum de discernement pour se rendre compte que, ce faisant, il décrédibilise totalement la « Puissance Publique en se ridiculisant lui même.

Le temps viendra où il leur faudra payer l’addition cette fois et disparaître du paysage pour toujours.
Pauvre Guerini!!! et triste France blessée par ces mauvais comédiens.

Esentielliste

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Patrice 24 février 2023 - 10:25

Dire que les retraites des salariés du privé sont calculées sur la base des 25 meilleures années (contre les 6 derniers mois pour les agents publics) est encore en-dessous de la vérité. En effet ceci n’est vrai que pour la retraite « de base », celle servie par la CNAV (CARSAT). Mais pour la retraite complémentaire, servie par l’AGIRC-ARRCO, c’est l’ensemble de la carrière qui est pris en compte, y compris les premières années où on acquiert peu de points. Or la retraite complémentaire représente parfois plus de la moitié de la pension totale, c’est en général le cas des cadres, dont le taux de remplacement (rapport entre la pension et le dernier salaire) n’atteint évidemment jamais les 75% de ces messieurs-dames du public. On est plus près de 60%.
Je trouve que les journalistes oublient complètement cet aspect des choses, et c’est bien dommage

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AlainD 25 février 2023 - 5:31

Plus le mensonge est gros plus ça passe ! Du moins c’est ce que pensait Guérini, pour lui il s’agit de flatter les fonctionnaires, de les caresser dans le sens du poil parce que c’est un monde où il y a beaucoup de syndiqués alors pas touche !!! C’est au journaliste d’Europe1 qu’il appartenait de rectifier mais cela demande un certain courage…

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