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La majorité sénatoriale dévoile sa proposition de loi pour l’autonomie dans l’éducation

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En début de semaine, le Sénat a commencé à examiner une proposition de loi du sénateur Max Brisson, portée notamment par l’ensemble du groupe LR à la chambre haute, qui vise principalement à redresser l’état catastrophique de notre système éducatif, dont témoigne le problème du décrochage scolaire, à l’œuvre notamment dans les disciplines scientifiques.

Le texte, qui s’inspire d’une réforme adoptée au Royaume-Uni en 2010, prévoit en particulier, à titre expérimental, d’octroyer la possibilité aux établissements scolaires de se transformer en « établissements publics autonomes d’éducation » aptes à contractualiser leur relation avec le rectorat ou une collectivité de référence.  Ce contrat leur permettrait de disposer de la liberté de gestion pour « l’organisation pédagogique et les dispositifs d’accompagnement des élèves, l’affectation des personnels, l’allocation et l’utilisation de moyens budgétaires et enfin le recrutement des élèves. »

Dans le contexte parlementaire actuel où, de par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, l’exécutif est constamment en quête des faveurs du Sénat, il n’est pas interdit d’espérer que certaines des propositions de la chambre haute soient reprises par le gouvernement, d’autant plus qu’elles s’insèrent dans la continuité du discours de Marseille qu’avait prononcé le président de la République en juin 2022.

Dans le même temps, le groupe communiste du Sénat s’est distingué par son archaïsme et sa volonté affichée de rallumer la guerre scolaire qui fit tant de mal à notre pays tout au long du XXe siècle. Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, a ainsi déposé sa propre proposition de loi visant à conditionner le financement des écoles privées sous contrat à l’atteinte de critères de mixité sociale.

Si l’on ne peut que regretter l’absence de référence à la mise en œuvre d’un chèque éducation, seul capable d’instiller la concurrence dans nos écoles, il n’en reste pas moins que cette réforme tente, pour reprendre les mots d’un ancien ministre de l’Education nationale, de « dégraisser le mammouth » de manière plutôt subtile.

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