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Hidalgo et Taubira : le suicide du socialisme est consommé

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Hidalgo appelait la gauche à une primaire. Taubira devait en être l’héroïne. Las, les candidats de gauche voulaient bien d’un rassemblement, mais uniquement derrière eux, et Anne Hidalgo ne faisait pas exception. Voyant qu’elle ne serait pas la star de la primaire, Christiane Taubira a décidé d’être celle du parti socialiste, qui se retrouve avec deux candidates dont la qualité interroge.

Rien ne va plus au parti socialiste. Alors qu’Anne Hidalgo peinait à atteindre 5, voire 3% des intentions de vote, et qu’Arnaud Montebourg était pour ainsi dire inexistant dans les sondages, une troisième candidate ferme le cercueil du parti qui, pour avoir beaucoup d’élus locaux, n’a que bien peu d’électeurs. Il faut dire qu’à gauche, l’heure est à la révolution, que ce soit celle des classes, des sexes ou de l’écologie. Dans ces conditions, un parti qui a essayé au cours de son histoire de faire des compromis ne peut guère convaincre que ceux qui, sans bien savoir pourquoi, y ont toujours cru.

Christiane Taubira, la candidate de l’insécurité

Originaire de Cayenne, femme, égérie du mariage pour tous, Christiane Taubira a tout pour plaire à la gauche et fait des propositions dignes des meilleurs démagos : 800€ par mois à tous les étudiants, pour qu’ils n’apprennent la valeur de l’argent qu’une fois salariés, augmentation du SMIC à 1 400€ pour aggraver le chômage et la précarité salariale, embauche de nouveaux fonctionnaires pour aggraver la dépense publique et enfin rétablissement de l’ISF pour faire fuir les investisseurs. De quoi achever la transformation du pays en une terre communiste ou tout le monde sera pauvre, parce que les riches partiront dès qu’ils le pourront. Qu’à cela ne tienne. Au moins, à l’exception de quelques élites gouvernementales soigneusement choisies, tous seront égaux.

Avant d’être la candidate de l’irréalisme, Christiane Taubira a été garde des Sceaux sous François Hollande, charge dont elle démissionna en janvier 2016. Elle ne pouvait s’accorder avec son gouvernement sur la déchéance de nationalité des personnes condamnées pour actes terroristes. Outre le mariage pour tous, qui reste sa réforme la plus célèbre, bien qu’elle n’ait pas grand lien avec la Justice, le bilan de Christiane Taubira n’est pas fameux. Elle a supprimé les peines plancher de Nicolas Sarkozy et créé une nouvelle peine, la contrainte pénale,  censée permettre la réinsertion des détenus dans la société grâce à l’implication de tous. Elle permet surtout à des délinquants de circuler à côté de ceux qui les craignent. On ne l’applique en principe pas pour un condamné « considéré comme dangereux », mais les psychologues et philosophes qui s’intéressent à la question savent combien cette « considération » est difficile à évaluer. Sont donc en liberté, avec des contraintes somme toute légères, des individus dangereux, qui le sont d’autant plus qu’ils n’ont pas été punis pour leurs méfaits. De quoi expliquer le sentiment d’insécurité cher à Eric Dupont-Moretti.

Anne Hidalgo, candidate du déclassement

On ne présente plus Anne Hidalgo, qui se rêve présidente de la République après avoir été une pitoyable maire de Paris. Cet ultime mandat lui donnerait l’occasion de mettre en œuvre les mesures plus ou moins légales et plus ou moins explicables déjà en place dans la capitale. On peut citer sa gestion calamiteuse des finances publiques, que ce soit pour les boîtes de nuit gays ou les salles de shoot. Des échecs d’autant plus inquiétants qu’elle refuse de les admettre et qui n’augurent rien de bon quant à la dette publique nationale déjà extraordinaire. Anne Hidalgo est également passée maître dans l’art de semer la confusion et le désordre partout où elle intervient. Depuis son élection, Paris est devenu le royaume des vélos et des trottinettes électriques, mais surtout l’enfer des voitures et des piétons. La signalisation loufoque, les voies de vélo deux fois trop larges et mal placées, les voies de bus et de taxis, font tourner les automobilistes en bourrique tandis que les travaux incessants et menés avec amateurisme défigurent la ville-lumière. Avec un bilan aussi formidable, on comprend qu’Anne Hidalgo brigue l’Elysée. Il s’agit de passer au niveau supérieur.

De plus, elle fait preuve d’une certaine arrogance lorsqu’elle compare la vie parisienne à la vie de province, qui semble ressembler dans son esprit à celle d’un paysan sous Louis XIV. Elle a refusé d’aligner le temps de travail des fonctionnaires de sa municipalité sur le temps de travail légal, sous le prétexte que la vie à Paris est stressante, et que cela vaut bien du temps libre supplémentaire. Certes, la vie parisienne est source de stress et de nuisances sonores. Sa solution n’est pas de rendre la vie plus simple aux Parisiens, mais de réduire le temps de travail de quelques-uns d’entre eux. Son opinion sur le couvre-feu à 18h particulièrement difficile pour les Parisiens avait également jaser, car cette mesure était également difficile pour les provinciaux. Si notre président actuel ne nous a pas habitués à une sollicitude particulière envers les Français, Anne Hidalgo semble pouvoir le surpasser sur ce point.

Le parti socialiste est cette année à la pointe de la modernité puisqu’il présente deux femmes, qui plus est issues de la diversité. Elles veillent d’ailleurs à ce que nul ne puisse ignorer que ceux qui les attaquent visent la communauté féminine tout entière. Merci pour votre sollicitude Mesdames, nous survivrons à votre échec quasi-certain. En revanche, le parti socialiste, bien que moderne, et peut-être parce qu’il l’est trop, est terriblement éloigné des préoccupations des Français, et plus particulièrement de celles des classes populaires. Ce parti trop fonctionnarisé, peut-être trop vieux, se trouve incapable de s’adapter aux enjeux de notre temps, ce qui, pour un parti politique, est une faute grave.

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11 commentaires

JR 26 janvier 2022 - 8:10

Bonjour, non pitié, pas ces deux là ! Merci. Bien à vous

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LAURENT46 27 janvier 2022 - 5:55

Au regard de la grande majorité des candidats la France est en pleine débandade. Est-ce que les Français sont devenus aussi stupide pour accepter cela ? Je dirais OUI. Tous ces Politiques de tous poils et leurs partis ou associations sont des gouffres financiers pour ce pays comme on ne la jamais vu et cela ne semble déranger personne. Quelle minable société manipulée en permanence par les médias mais aussi par les publicitaires. Tout cela ne donne rien de bon. Un monde d’escrocs qui ne recherchent que l’argent facile sans travail et des faibles particulièrement féminisés d’autre part. Le tout avec un niveau culturel et une possibilité de réflexion et d’analyse d’une faiblesse peu commune.

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Broussard Christian 27 janvier 2022 - 7:16

Dans le panier de crabes, pour ne pas dire aussi de girouettes, de la classe politique et de la campagne qui démarre, avions-nous bien besoin de ces deux-là ?
au fait, dans les sous-sols de l’Hôtel de ville parisien, y a-t-il encore, ou n’y a-t-il plus, la station de carburants open bar pour les chouchous de Chirac à l’époque ?

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Mathias 27 janvier 2022 - 9:55

Bien présenté: la suffisance et l’arrogance de ces deux candidates sont l’exact reflet de ce qu’il reste de leur parti : déconnexion totale avec le pays réel et incapacité sidérale de proposer des solutions adaptées aux problèmes d’aujourd’ hui et demain: dettes, nouveaux métiers, réaménagement du territoire et peut-être le plus important la refondation d’une école pour instruire .

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Candide 27 janvier 2022 - 1:10

Merci pour cet article ! C’est bien d’avoir de temps en temps « quelqu’un » qui remémore les choses et en met les éléments en perspective !
J’ai été heureux de le lire, après avoir lu le chapeau de l’article qui, parlant de la vanité humaine, parait malheureusement s’appliquer à la droite, à ces mêmes prochaines élections du président…
Et c’est tout aussi navrant

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Obeguyx 28 janvier 2022 - 4:19

Le socialisme est mort ? Si seulement… Avez-vous pensé à Pécresse ? Elle en détient de beaux restes. Son mari n’était-il pas de connivence avec un certain Macron à l’époque d’une certaine affaire « Alstom » ? Je pose juste des questions et nous sommes des milliers, voire des millions à attendre des réponses. Tiens, au fait, je ne crois pas que le PARQUET socialiste FINANCIER soit saisi de cette affaire…

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Astérix 30 janvier 2022 - 9:06

Non malheureusement je ne crois pas que le socialisme soit mort !
Les Français sont trop bêtes pour l’avoir complètement achevé (voir le P.R. L.A.R.E.M. l’UDI et autres centristes..) !!

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JR 30 janvier 2022 - 6:45

Bonjour Astérix, Pécresse avec son ralliement avec l’UDI a signé sa défaite. La France a bien la droite la plus bête du monde. Pécresse est un cheval de Troyes du socialisme, en plus elle veut chasser le C02… Bien à vous

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Pierre Bouchet 30 janvier 2022 - 5:13

Hélas, ce n’est pas le suicide du socialisme en France! Tout au plus le suicide du Parti socialiste… Car le socialisme est bien établi dans notre pays, et il reste l’idéologie de presque tout l’éventail de la classe politique, même pour une bonne part de ce qui s’appelle la droite. Beaucoup des ténors de la politique ont d’ailleurs débuté leur carrière politique bien à gauche de la gauche, et les medias sont largement sous la mainmise de cette idéologie. La France est vraiment un cas, comparé à la plupart de ses voisins: l’enseignement des sciences économiques est encore dominé par les thèses marxistes et gauchistes, malgré les échecs patents de toutes les « démocraties populaires »…

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JCC 30 janvier 2022 - 11:57

D’un autre coté, la guerre de Mme 2% contre Mme 3% cela me fait penser à une stance de feu le Président Chirac ; il était question de titiller l’une, sans ne faire bouger l’autre..

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Rémi 1 février 2022 - 10:24

Mort programmée sur ordonnance… Un grand moment de libération pour les démocrates…!

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