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Objectif France, un parti libéral ?

mercredi 12 mai 2021, par Aymeric Belaud

A l’approche des élections présidentielles de 2022, plusieurs candidats se démarquent dans les sondages. Malheureusement, de Marine Le Pen à Emmanuel Macron, en passant par Xavier Bertrand et Anne Hidalgo, l’antilibéralisme est surreprésenté. Le parti Les Républicains devrait présenter son propre candidat. Mais qui ? Bruno Retailleau, ex-bras droit de François Fillon, qui ne dépasse pas 8 % dans les sondages ? David Lisnard, dont le discours libéral rafraîchissant fait le tour des plateaux ? On ne le sait pas encore. Mais peut-être le candidat libéral attendu viendra-t-il d’un autre parti.

Rafik Smati, président du parti Objectif France, trace son sillon à droite. Bien que ses interventions dans les médias soient réduites à celle du commentaire d’actualité, ses propos détonnent. Qui plus est, Objectif France a absorbé l’ancien parti libéral-démocrate d’Aurélien Véron. De quoi aiguiser notre curiosité. Nous nous sommes alors penchés sur le programme de son mouvement.

Baisses de la dépense publique, des charges et des impôts

Premièrement, M. Smati souhaite s’attaquer au poids de la dépense publique. Objectif France propose de la réduire de 10 %, soit 130 Mds d’€ sur 5 ans. Pour cela, il désengagera l’Etat de la majorité des entreprises dans le domaine concurrentiel. Il réduira le nombre de centres et conseils nationaux relatifs à l’économie, le nombre de membres dans les cabinets ministériels, le nombre d’agences de l’Etat d’un quart, ou encore de 5 à 3 le nombre d’échelons de collectivités. Il demandera également aux agents publics de passer à la semaine de 39 heures. En revanche, aucune trace d’une baisse du nombre de fonctionnaires administratifs, pourtant cruciale si l’on veut réformer l’Etat mammouth.

Ces 130 Mds€ économisés sur les dépenses publiques seraient utilisés pour réduire les déficits publics, renforcer le budget des fonctions régaliennes de l’Etat (Sécurité, Défense, Justice), et baisser les prélèvements obligatoires pesant sur les particuliers et les entreprises. De 45 Mds€ précisément pour ces dernières, par une réduction des impôts de production de 36 Mds et par une baisse des charges sociales patronales de 9 Mds.

Sans aller jusqu’à proposer de verser l’intégralité des rémunérations, le programme du parti vise à réduire les charges sociales sur tous les salaires pour arriver à un gain net sur la feuille de paie de 50€/mois (600€/an). Ce gain serait de 83€/mois pour tous les salariés sous le salaire médian (1800 € nets/mois) en vue d’atteindre une hausse minimale de 1 000€/an. Le dispositif serait complété par un impôt universel sur le revenu, afin de « rétablir la contribution de tous à l’impôt ». Objectif France pourrait s’inspirer de la proposition de flat tax à 2 et 15 % de l’IREF, pour en finir avec l’illégitime et improductive progressivité de l’IR.

Le mouvement souhaite également supprimer l’IFI, dont l’IREF a démontré l’inefficacité.

Mais la baisse des impôts et des charges n’est pas la panacée. Le parti veut aussi simplifier la vie des entreprises.

Simplification de la vie des entreprises

C’est écrit noir sur blanc. Objectif France veut libérer les entreprises françaises du « maquis administratif ». Cette libération s’organisera au sein de commissions qui, sous l’égide de France Stratégie, proposeront au Parlement les mesures les plus adaptées au secteur d’activité, en liaison avec les branches professionnelles. En espérant que cela ne se transforme pas en corporatisme… De même, le parti veut abroger toutes les normes ajoutées à la réglementation européenne. Excellente nouvelle quand on sait que les bureaucrates français adorent en rajouter aux normes et réglementations européennes.

Rafik Smati semble vouloir être le candidat de l’innovation, puisqu’il réécrira le principe constitutionnel pour favoriser l’innovation dite « responsable ». Il vaudrait mieux carrément le supprimer, plutôt que de complexifier la chose, et de laisser l’Etat juger de ce qui est responsable ou de ce qui ne l’est pas…

Objectif France veut aussi libérer les agriculteurs en simplifiant le droit des entreprises agricoles, en facilitant le regroupement d’agriculteurs, ou encore en créant un « compte aléas climatiques et économiques », proposition de François Fillon que nous avions évoquée dans un précédent article. Mais aucune allusion n’est faite à la suppression de la SAFER. La fin des subventions (PAC ou Bio) n’est pas non plus à l’ordre du jour.

En revanche, le parti souhaite libérer les Français de la Sécurité sociale.

Libéralisation de l’assurance santé et responsabilisation de l’aide sociale

Le grand point fort de ce programme, le plus audacieux, c’est la fin du monopole de la Sécurité sociale qui « bloque les réformes et les évolutions indispensables » tout en pénalisant « la compétitivité de nos entreprises ». En réalité l’assurance maladie sera l’organisme par défaut, mais le citoyen pourra choisir un organisme assurantiel de son choix. Dans ce cas, le montant des cotisations sera versé sur le salaire net.

Les assureurs privés seront néanmoins très encadrés par l’Etat qui fixera des conditions de base (obligation de rembourser certaines pathologies à 100%, de mieux rembourser certains soins délaissés par l’assurance maladie, etc.). Certains pays où l’assurance santé est libre, comme la Suisse ou les Pays-Bas, imposent également quelques conditions minimales. Mais attention à ce qu’elles ne soient pas trop contraignantes… La concurrence et les prix pourraient être faussés.

En ce qui concerne les personnes en difficulté, elles bénéficieront d’un chèque-soins, dont le montant correspondra à la valeur moyenne de la prime d’assurance en France pour l’année en cours. Elles pourront également choisir librement leur assureur. La CMU et la CMUC seront supprimées, et l’aide médicale d’Etat (AME) limitée aux soins urgents.

Loin du revenu universel, le parti de Rafik Smati souhaite créer une allocation sociale unique, comme le préconise l’IREF. Assortie d’une carte biométrique, plafonnée afin que les revenus du travail soient toujours supérieurs à ceux de l’assistance, elle sera accordée en contrepartie d’un engagement individuel à se former et à rechercher un emploi. Le programme le rappelle : chaque prestation sociale doit s’inscrire, sauf handicap lourd, dans une durée déterminée, avec un projet de réinsertion à la clé. L’allocation à vie doit rester l’exception.

Nous n’avons pas traité ce programme dans son entier, préférant nous attarder sur l’aspect économique. Nous vous invitions à le consulter. Il est complet, documenté, et surtout financé. Le coût de chaque mesure est indiqué. Une transparence nécessaire que négligent trop souvent bon nombre de partis.

Alors non, ce programme économique n’est pas celui d’un parti libéral parfait. Il comporte beaucoup de références et de propositions nécessitant un « Etat stratège » (transition écologique, politique maritime, intelligence économique, investissements d’avenir, souveraineté numérique...). Beaucoup de crédits d’impôts et de possibles petites usines à gaz. Et une malheureuse hausse du taux normal de la TVA de 2 points.

Néanmoins, il comporte aussi beaucoup de points très encourageants, à l’image de celui de François Fillon en 2017. M. Smati faisait d’ailleurs campagne auprès du candidat malheureux des Républicains. Son programme régalien est à la hauteur des enjeux de sécurité de notre pays. Le numéro 2 du parti, le général de la Gendarmerie nationale Bertrand Soubelet, est un gage de sérieux en la matière.

Mais, à un an de la présidentielle, Objectif France et Rafik Smati seront-ils assez connus pour espérer peser dans la campagne ? Rien n’est moins sûr. Une alliance avec une partie de la droite libérale (ou pragmatique), issue des cercles de MM. Retailleau, Lisnard, Forissier, Wauquiez, Woerth, Thiériot et d’autres, serait peut-être la meilleure option. Cette alliance pourrait par ailleurs s’inspirer des propositions de l’IREF. Affaire à suivre…

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Vos commentaires

  • Le 13 mai à 08:50, par MYIN En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Inscrit à ce parti .. je ne vois pas de meilleure offre libérale en ce moment .. ancien du parti libéral démocrate .. j’ai quand même été déçu de son abandon surtout après avoir été un ancien aussi d’alternative libérale !

  • Le 13 mai à 09:37, par J Luc Deback En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    La "fillonie" de 2016 a volé en éclats en 2017. Une bonne partie s’est repliée sur Force Républicaine et B Retailleau. Une autre a rejoint Objectif France et Rafik Smati. D’autres encore se sont éparpillés entre mouvements ou associations militantes, telle La société civile Française.
    Ce patchwork ne donne pas la moindre chance à l’un de ses animateurs isolés d’accéder au 2ème tour en 2022.
    Alors même que ce qu’incarnait Fillon est encore plus majoritaire en France aujourd’hui qu’il y a 5 ans.
    Il n’y a donc qu’une seule stratégie, celle de votre dernière phrase : une Équipe de France de droite (donc pas LR actuel !) qui aurait l’immense sagesse de convaincre et de combattre ensemble, l’immense sagesse d’accepter et de soutenir loyalement le primus inter pares qui en émergerait.
    Il n’y aucune autre solution pour déjouer le match maudit qui nous est préparé pour 2022.

  • Le 13 mai à 13:22, par Aymeric Belaud En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.
    En effet, une alliance de toute la droite libérale LR (sans le parti) et "hors des partis" serait la bienvenue pour 2022.

  • Le 13 mai à 13:23, par Aymeric Belaud En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.
    Il est clair qu’actuellement, ce parti est le seul à proposer un programme qui tend vers le libéralisme.

  • Le 13 mai à 14:00, par catherine Chastenet En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Bien vus les souhaits d’alliance, meilleure chance pour se faire connaître

  • Le 13 mai à 15:02, par Caneparo En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Venant de la tendance libérale du Mouvement Nous citoyens, j’ai soutenu FILLON avec enthousiasme. Puis J’ai cherché un parti qui reprenne les idées principales de FILLON, j’ai trouvé et adhéré à OBJECTIF FRANCE. Je partage vos critiques sur Objectif France et comme vous je ne me fais pas d’illusion sur les partis traditionnels. Je suis pour aller encore plus loin dans les réformes. Notamment il faudrait réformer les sociétés du paritarisme, privatiser certaines, réduire leurs activités et donc leurs ressources au minimum pour d’autres et mettre en place une vraie gouvernance à l’image du privé pour Pôle Emploi.Je suis donc par exemple pour la privatisation de certains établissements HLM et surtout des HLI. Cela rapporterait beaucoup d’argent et aurait l’intérêt de supprimer totalement la taxe du 0,5% patronal et les autres subventions d’état pour ces logements sociaux. Il y aurait lieu de moins mutualiser la formation continue et laisser la responsabilité aux entreprises d’organiser elles mêmes la formation de leurs salariés. D’autres réformes seraient très efficaces pour l’emploi privé comme l’assouplissement des CDD et des CDIC...
    Sur le comment être présent aux élections et peser dessus. Il reste peu de temps, la direction d’Objectif France fait du bon travail dans les médias mais elle reste peu connue du plus grand nombre. Donc oui la recherche d’alliées parmi les personalités que vous avez citées s’avère nécessaire. On peut aussi penser à des personnes représentant la sécurité et l’autorité comme le général Pierre de VILLIERS ...
    Il reste peu de temps, la direction d’Objectif France fait du bon travail dans les médias mais elle reste peu connue du grand nombre.

  • Le 14 mai à 11:14, par SEVIN Patrick En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Les 40 dernières années depuis 1981 ont été des années de gouvernance socialiste. Un socialisme affiché et assumé par la gauche, un socialisme camouflé quand la "droite" a été au pouvoir et particulièrement entre 1995 et 2007.
    Vivement 2022 pour que le projet @ObjectifFrance puisse être appliqué avec @RafikSmati Président pour l’autorité, la sécurité et les Libertés sociales et économiques retrouvées.

  • Le 15 mai à 07:48, par pochet En réponse à : ,2022 Objectif France, un parti libéral ?

    Et Marion Maréchal ?

  • Le 15 mai à 13:16, par une francaise de gauche En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Au risque de vous surprendre, sachez que je n’adhère pas à toute la vision économique de rafik Smati. De sensibilité de gauche, je crois encore en la nécessité d’un état fort. Mais malgré toutes ces réserves, je pense que je voterais pour rafik smati si il est candidat. Pourquoi ? Parce qu’ils représente la France et qu’il est un modèle pour beaucoup. Il est je crois la solution pour notre pays qui est à deux doigts de s’effondrer. Et je ne parle pas d’économie.... la France a besoin d’un président de réconciliation et il s appelle rafik smati

  • Le 15 mai à 17:35, par SADOUL En réponse à : Union autour de R. SMATI ?

    A défaut de grive il faut savoir se contenter de merle !
    Plus sérieusement :
    Mr SMATI a bâti un programme qui, s’il était suivi , ferait déjà avancer le pays dans la bonne direction.
    Je le verrais bien premier ministre d’un gouvernement d’union des droites.
    MLP n’est pas libérale mais elle peut rassembler sur son nom des tas de gens pour qui sécurité = liberté..Le programme économique du RN est "léger". Je pense que ce n’est pas sa préoccupation et qu’on peut faire une offre politique globale uniquement par les alliances de toutes les droites.
    Le temps est de toute façon très compté.
    A une époque le président était de droite et le Parlement de gauche, n’est ce pas.
    Une équipe avec entre autres, par exemple, Wauquiez , ministre de l’économie, le gal Soubelet à l’Intérieur, mais aussi quelques jeunes ténors du RN et petits partis cousins ( à la justice...,) pourrait nous transformer le paysage politique, économique et social / sociétal...
    Je ne vois pas de leaders de la droite (LR) disposant d’une aura capable de les amener au pouvoir.
    Ils ont l’image de "petits barons âpres au gain"avec des convictions aussi floues qu’opportunistes.
    A défaut de coalition, R. SMATI s’il pouvait faire un score le démarquant au premier tour devrait être le bienvenu dans un gouvernement de changement tant il a de convictions et d’énergie. Et il en faudra pour faire bouger les lignes

  • Le 15 mai à 23:13, par BJ En réponse à : Réponse à Sadoul

    Une alliance avec le RN n’est pas crédible dans la mesure où ce parti a un programme économique étatiste digne du parti communiste des années 70.
    Si alliance il devait y avoir, le parti de Jean Frédéric Poisson serait plus proche.

  • Le 16 mai à 06:57, par François MARTIN En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Ce programme n’est pas parfait mais, globalement, il va dans le bon sens. Le vrai problème c’est qu’il n’a aucune chance d’être appliqué si ce Monsieur Smati est élu. Parce que les dysfonctionnements de nos gouvernements depuis un demi siècle sont structurels : la géométrie du pouvoir.

    La Constitution de 1958 attribue le monopole du pouvoir politique au Président élu s’il est également le chef du parti majoritaire à l’Assemblée Nationale (c’est le cas général).

    A côté du pouvoir légal, comme dans toute société humaine, il y a des pouvoirs de fait : courants à l’intérieur du parti majoritaire, mouvements politiques d’opposition, bureaucraties, syndicats, organisations non gouvernementales, entrepreneurs en position dominante, lobbies, églises, médias, etc.

    Le pouvoir politique est donc, en permanence, confronté à des minorités à forte capacité de nuisance qui défendent des privilèges ou cherchent à en acquérir. Au détriment de l’intérêt général, évidemment.

    Un Président qui, souhaiterait en protéger le peuple, se heurterait immédiatement à l’hostilité de ces minorités. Aussi, les bras de fer entre le pouvoir officiel et les pouvoirs de fait se terminent-ils habituellement par des compromis dont la collectivité nationale est la victime finale, principalement par le biais de l’argent public. Si les arbitrages se font systématiquement “sur le dos“ de la collectivité des simples citoyens, c’est parce qu’ils sont les seuls à n’avoir aucun pouvoir pour se défendre.

    Les Gilets Jaunes souhaitaient donner le pouvoir de décision finale aux Français, Monsieur Smati ferait bien de s’en inspirer.

    La géométrie des rapports de force entre gouvernement, pouvoirs de fait et population s’en trouverait radicalement modifiée : une minorité qui souhaiterait conserver ou acquérir un privilège aux dépens de la collectivité nationale serait prise en tenaille entre le gouvernement et la population. Et, dans le cas où le pouvoir politique serait tenté de favoriser cette minorité, les simples citoyens auraient encore la possibilité de s’y opposer avec succès.

    L’histoire de la Cinquième regorge de candidats auteurs de belles promesses et qui, une fois élus ont continué à creuser le trou. Le déficit démocratique de la Cinquième en est la cause première. Si personne ne propose de rééquilibrer le pouvoir en faveur des Français, il n’y aucune raison pour que ÇA s’arrête.

  • Le 16 mai à 09:25, par WATINE En réponse à : La France, 2° puissance maritime du monde.

    Bonjour, Rafik Smati.
    La France n’est pas qu’un hexagone mais un archipel.
    Quel est votre programme pour mieux tirer parti des ressources minières de l’outre-mer.
    mal mises en valeur pour l’instant ?
    Bien cordialement.

    Jean-Luc Watine
    7, rue Lisse des Cordeliers
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  • Le 16 mai à 12:32, par Julien Laurent En réponse à : Quelques corrections

    Bonjour

    Merci pour votre analyse.

    Ayant travaillé sur certaine parties du programme, je me permets de rajouter quelques commentaires :

    Concernant l’agriculture, le programme en ligne n’est pas la version finale, il devrait sortir sous peu (le programme a été finalisé et validé il y a un mois, nous mettrons en ligne une version allégée bientôt).

    La safer sera supprimée avec création d’un droit préférentiel pour les agriculteurs pour l’achat des terres agricoles, l’objectif principal du programme agriculture étant de garantir la souveraineté alimentaire nationale, en évitant notamment de réduire encore et toujours nos terres agricoles.

    Les subventions sont à l’heure actuelle une compensation de revenus : les consommateurs ne sont majoritairement pas prêts à payer plus cher leur nourriture, ce qui ne permet pas aux agriculteurs de vivre décemment. Elles sont décidées au niveau européen, il y a donc un gros travail de negociation européenne à prévoir. Cependant, nous souhaitons pousser et modifier la manière dont ces subventions sont calculées, en aidant/soutenant les petites structures, tout en permettant aux grosses structures d’émerger plus facilement, sans les brider, leur permettant d’améliorer la rentabilité de leur exploitation et de moins dépendre des subventions.
    Cela passera par la suppression de la surcouche normative française et la réduction des charges sur les emplois et exploitations, mais aussi par une augmentation du budget de recherche, et l’utilisation de (nouvelles) technologies qu’on se refuse par pur dogmatisme.

    Le bio, de par sa nature, n’est pas efficace pour nourrir toute la population francaise/européenne, et les subventions spécifiques au bio seront harmonisées sur celles de l’agriculture conventionnelle, pour ne pas privilégier le bio.

    Concernant les suppressions de fonctionnaires, elles se feront avec la suppression des agences gouvernementales inutiles/en doublons et de deux échelons du maillage territorial. L’allocation unique permettra aussi de réduire le nombre de fonctionnaires en supprimant certaines agences qui ne servent qu’à distribuer des aides sociales. L’ouverture à la concurrence de la secu reduira aussi de fait le nombre de fonctionnaires nécessaires.

    Aussi, le point central de ces mesures est le retour de la justice et de l’ordre, qui sont indispensables et indiscociables d’une société libre :
    il ne peut y avoir de liberté sans une justice ferme qui condamne ceux qui nuisent aux libertés de chacun.
    Le budget de la justice sera fortement renforcé grâce aux économies réalisées. Il est aussi nécessaire de limiter les marges de décision de la justice, qui permettent un laxisme généralisé, en réduisant notammment l’étendue des plages de peines pour chaque crime/délit.

    Bonne journée

    Julien Laurent
    Twitter : @jlau89

  • Le 17 mai à 08:09, par Astérix En réponse à : Objectif France, un parti libéral ?

    Si les français veulent un vrai libéral, ce dont je doute, il faut que le futur Président de la République soit Charles GAVE.

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