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Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

dimanche 11 avril 2021, par Aymeric Belaud

Après une période de douceur avec des températures aux alentours de 20 ° fin mars, la France vient de connaître un des pires épisodes de gel de ces dernières années. C’est peut-être même l’une des pires catastrophes depuis des décennies pour l’agriculture française, comme le titre terre-net. De nombreuses cultures agricoles ont été touchées, notamment les arbres fruitiers et les vignes.

C’est une période difficile, mais qui a le mérite de poser des questions pour l’avenir de la filière viticole. Il devient nécessaire de réfléchir sur le système des dédommagements et des assurances, mais surtout sur les progrès techniques et les plants de vignes.

Des aléas climatiques de plus en plus nombreux et de plus en plus fréquents

Depuis une dizaine d’années, les aléas climatiques se multiplient et frappent les cultures. Sécheresse, grêle, gel, inondations : ils sont nombreux et se produisent à toutes les saisons. Certains y voient la conséquence d’un réchauffement climatique anthropique, d’autres d’un dérèglement comme la Terre en a connus de tout temps. Quoiqu’il en soit, le réchauffement est bien réel. Un exemple tout simple, c’est l’avancement de la période des vendanges d’année en année. Elles débutent, en moyenne, presque un mois plus tôt qu’il y a 30 ans. On observe la même chose avec la floraison et le bourgeonnement (avancement de 2 semaines environ en 30 ans). Ce n’est pas la première fois qu’il gèle en avril, mais il est en revanche assez nouveau que la vigne débourre (quand les bourgeons se développent) en mars. Résultat, les bourgeons et les fleurs se retrouvent gelés en avril, et c’est toute une récolte qui est impactée.

Les viticulteurs disposent de différentes techniques pour lutter contre ce phénomène. Les braseros et les feux pour certains, les hélicoptères pour d’autres. Mais bien souvent, en cas de grand froid, cela ne suffit pas. Il faut donc alors entamer les démarches pour être indemnisé.

Un système d’indemnisations et d’assurances à réformer d’urgence

Il existe différents régimes de compensations en cas de catastrophes climatiques :

-  le fonds des calamités agricoles financé par une taxe de 5,5 % sur les assurances obligatoires, et des subventions de l’Etat ;
-  un fonds de mutualisation (FMSE) financé par les adhérents, une partie des cotisations MSA et des subventions publiques ;
-  des assurances privées.

La viticulture ne bénéficie plus depuis une dizaine d’années du fond des calamités agricoles. Il ne lui reste donc que les deux autres options.

Les assurances privées sont très chères – jusqu’à 1500 € l’hectare pour une couverture contre tous les aléas climatiques ! – et il n’est souvent pas rentable pour les viticulteurs de faire assurer la totalité de leurs vignes. Dans certaines régions, ils ne le font que partiellement, pour des parcelles qui gèlent facilement ou pour celles qui ont le plus de rendement. Bizarrement, ces assurances privées sont en partie subventionnées par l’Etat et la PAC ! De là à dire que ce sont les subventions qui font grimper les prix, il n’y a qu’un pas.

Les cotisations sont élevées, mais la couverture peu intéressante. En effet, une règle européenne impose une base de calcul biaisé. Est pris en compte le volume moyen des 5 dernières récoltes, duquel sont enlevées la meilleure et la plus mauvaise année. L’assurance indemnise donc l’exploitant, si la récolte au cours de laquelle le sinistre a eu lieu est inférieure d’un certain pourcentage (minimum 25 %, selon les contrats) à cette moyenne.

Le problème en l’occurrence, est que pendant cette période, la viticulture française a connu trois années de gel (2017, 2019 et 2020), avec en prime d’autres fléaux climatiques (grêle et sécheresse). La récolte moyenne qui sert de référence aux assurances est donc très basse pour certains. Il est donc inutile pour ces viticulteurs de souscrire à une assurance.

Certains proposent d’obliger tous les viticulteurs à s’assurer, ne serait-ce qu’un minimum. Cela aurait peut-être le mérite de faire baisser les cotisations, mais ce serait discriminant envers ceux qui ne connaissent pas ces problèmes. La première chose à faire serait de revoir cette règle européenne et de prendre en compte, pour le calcul des indemnités, les 5 dernières années sans sinistre ou les moyennes régionales. Ce serait faire revenir la logique dans l’indemnisation.

Il serait également possible de mettre en place d’autres mécanismes d’indemnisation, comme un « compte épargne aléas climatiques et économiques », qui avait été proposé par François Fillon en 2017. Le compte fonctionnerait avec un système par capitalisation propre à chaque exploitation. Il remplacerait un système fiscal déjà existant, la DPA (dotation pour aléas), qui donne l’opportunité à un agriculteur de lisser et sécuriser ses revenus en cas d’aléas climatiques, économiques ou sanitaires. Mais d’une part il est très complexe, et d’autre part il exclut les agriculteurs soumis au régime de l’impôt sur les sociétés. Le compte épargne aléas climatiques et économiques serait, lui, alimenté librement pendant les années de bonne récolte, utilisable en cas de perte d’exploitation, et très simple d’emploi. Lorsque l’agriculteur l’alimenterait, le montant serait comptabilisé en charge et lorsqu’il le débloquerait, il serait comptabilisé en produit.

Il faudrait également transformer le FMSE, voire le remplacer. Les syndicats agricoles (ou interprofessions) pourraient par exemple devenir de véritables prestataires de services, soit en créant des fonds de mutualisation issus des cotisations des adhérents, soit en proposant des assurances à des prix plus bas grâce à des commandes groupées auprès d’un même assureur. La mise en œuvre peut cependant s’avérer complexe.

Les possibilités ne manquent donc pas. Mais il faut avant tout comprendre que le gel de vignes sera de plus en plus fréquent et que la vraie solution, la solution durable pour combattre les aléas climatiques, est de faire appel à ce qui a fait évoluer l’agriculture depuis des millénaires : le progrès technique.

Pour s’adapter, le progrès technique comme unique solution

Même si elle est importante, la question de l’assurance n’est qu’un pansement. Si dans les prochaines années les cultures viennent à geler tous les 2 ou 3 ans, ce modèle ne sera plus viable. Le gel endommage la vigne et l’empêche de se reconstituer convenablement. L’objectif doit donc être de permettre aux viticulteurs de récolter « normalement » malgré les aléas climatiques. Mais aussi de leur faciliter le travail. Allumer des feux – une technique coûteuse - , passer des nuits blanches pendant une semaine ou plus, ce n’est pas une perspective attrayante.

L’espoir réside dans le génie humain de l’innovation. Tout d’abord, l’innovation matérielle. Des petites hélices fleurissent déjà dans les vignobles afin de brasser l’air chaud pour protéger les vignes du gel. Elles peuvent se multiplier et être encore perfectionnées. On pourrait imaginer des ventilateurs mobiles, ou divers systèmes de chauffage. Il y a probablement beaucoup de bonnes idées qui ne demandent qu’à se concrétiser. Mais on pourrait aussi, voire surtout, agir directement sur les plants. Il faudrait encourager la recherche sur les croisements, favoriser l’apparition de nouvelles techniques de sélection variétale, peut-être grâce aux ciseaux génétiques notamment. La recherche OGM pourrait même entrer dans la danse. L’objectif serait de confectionner soit un plant capable de résister au gel et aux autres catastrophes (comme la sécheresse), soit un plant qui délivrerait une fleuraison plus tardive, évitant donc les périodes de gel de début avril. Mais pour cela, il faudrait que les législations européenne et française en la matière soient plus souples. Que les autorités fassent confiance à la science.

Les solutions offertes aux agriculteurs en général, et aux viticulteurs en particulier, sont multiples. Il faut d’ores et déjà s’attaquer au problème des indemnisations, qui nécessite une réponse immédiate. Et sans tarder activer les recherches sur de nouveaux croisements de plants, car il faudra des décennies pour obtenir des résultats opérationnels.

Et bien entendu, comme dans presque tous les domaines, il serait indispensable que l’Etat allège sa lourde mainmise. Moins de normes et de réglementations abusives, baisse des charges sur les salaires, simplification du code du travail pour faciliter l’embauche d’ouvriers viticoles, baisse des impôts sur les sociétés ou sur le bénéfice agricole, diminution des taxes sur les vins et spiritueux français, suppression d’une partie de la loi Evin… Nous en revenons toujours au même constat : le progrès a besoin d’un minimum d’Etat et d’un maximum de liberté !

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Gel-dans-les-cultures-comment-aider-efficacement-les-viticulteurs-et-contrer-des-aleas-climatiques

Vos commentaires

  • Le 12 avril à 04:16, par Laurent46 En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Tout cela est très simple mais aujourd’hui ne relève que de l’assistanat et avant tout des taxes et charges que l’on fait subir à tout le monde et qui obligent à une rentabilité sans précédent.
    Autrefois dans les vergers il y avait au moins 3 sortes de cultures différentes dans le même produit, du précoce, du tardif et une culture intermédiaire pour palier justement à ces gelées tardives qui pouvaient arriver ou pas. Il y avait aussi ce que l’on appelle les "saintes glaces", mais l’intelligence imbécile de la génération actuelle et sous le sceau de la rentabilité ignore complètement les aléas de la nature aidés en cela par les fonctionnaires des chambres d’agriculture et les chercheurs aujourd’hui plus nombreux que les agriculteurs et qui ont toujours leurs fesses bien au chaud ou au frais quelle que soit la température extérieure. L’imbécilité des hommes qui ne veulent plus de contraintes et surtout venant de la nature en elle-même et d’une gouvernance de plus en plus boulimique à laquelle il manque toujours quelques milliards pour boucler la fin de mois. La vile société des écolos n’est pas étrangère à tout cela incriminant les uns et les autres en permanence persuadés que la planète est un astre féminisé et infantilisé qui obéie à la loi de chaque corps de métier. La vraie calamité naturelle n’est que l’homme en lui-même et pour une seule raison, le fric ne serait-ce une fois de plus que par obligation poussée par des individus malsains, cupides et irresponsables qui commencent par les gouvernances locales et nationales qui poussent toujours et encore à la rentabilité pour assouvir leur soif de pouvoir et de fric et dont l’idiotie grandissante ne voie que les services pour aller de l’avant. Il en a toujours été ainsi sauf que de nos jours leur idiotie est à un tel niveau qu’ils en veulent dominer l’univers entier. Cela étant l’autre problème est la sécurité de l’outil de travail, Tous les corps de métiers sont obligés de se prémunir par une assurance voir pour certains garantir leurs actes par une décennale par exemple quand d’autres ne crie en permanence qu’à l’assistanat qui trop souvent est donné par les gouvernances pour s’assurer leur avenir. La boucle est bouclée l’assistanat permanent demande des taxes permanentes et de plus en plus lourdes et ainsi de suite jusqu’à la limite de l’insolvabilité voir de la misère pour ceux qui triment pour continuer à subvenir à l’assistanat permanent limite qui est de plus en plus proche sans oublier que cette culture taxière empêche aujourd’hui certains individus à exercer correctement leur métier à un rythme humain qui varie au fil de la vie ou de l’âge pour lesquels les contraintes financières et réglementaires sont ingérables ce qui les renvoi vers l’assistanat qui au fil des ans est devenu une autre culture.

    .

  • Le 12 avril à 05:38, par Nicolas Carras En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    "un dérèglement comme la Terre en a connus de tout temps"

    Il ne s’agit pas de dérèglements ... La Terre, son climat, ce qui vient du cosmos ayant un impact sur le climat, n’a jamais été déréglé. Il y a juste des phénomènes hautement complexes naturels, avec des milliards de facteurs inconnus, qui peuvent pousser certains à conclure que c’est déréglé. "Je ne sais pas ce qu’il se passe exactement, c’est donc forcément déréglé."

    C’est aberrant que d’écrire une chose pareille. Excusez-moi de vous l’écrire. On pourrait en conclure que le cosmos dans sa totalité est déréglé, dans cette logique.

    Que les taches solaires seraient un dérèglement du soleil. Que les particules venant de l’espace et ayant un impact direct sur la formation de nuages, naissent d’un dérèglement de l’espace.

    Si l’on pousse dans cette logique, l’être humain peut être un dérèglement également de la nature, la naissance de l’univers venant d’un dérèglement de ce qu’il y avait avant lui.

    Il y aurait quelque chose de cassé à la base ...

    Bien à vous et merci à l’IREF pour tout son travail.

  • Le 12 avril à 07:47, par montesquieu En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Dans un premier temps et pour parer au plus pressé, supprimer les aides accordées aux mouvements écologistes et donner les fonds ainsi économisés aux agriculteurs et viticulteurs victimes du gel.
    Ces derniers ne sont-ils pas les "nourriciers" de tous y compris des végétariens et des végans consommateurs de fruits, légumes et céréales ?

  • Le 12 avril à 08:55, par Teisserenc En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Que l’on arrête de parler de dérèglement climatique, alors qu’il ne s’agit que de ´variations’ climatiques. Et que le carbone n’y est pour rien, vu l’infime taux de CO2 dans l’atmosphère.
    Les choses dans la nature n’évoluent pas suivant des normes géométriques mais en dents de scie. Toute extrapolation est hasardeuse.
    Bah ! Allez expliquer cela à des politiques et même aux médias qui ont d’autres motivations pour se soucier des doutes et probabilités scientifiques.

  • Le 12 avril à 09:40, par Casanova En réponse à : Lutte contre les aléas, très problématique ?

    Effectivement ce genre d’aléas risque de devenir de plus en plus fréquent, à cause de la précocité du débourrement lié au phénomène de réchauffement. Il n’y a pas grand-chose à faire ; La nature fait ce qu’elle veut. Faire croire que l’on peut piloter le climat en régulant le CO2 anthropique, est la pire ineptie développée ces dernières décennies. J’ai déjà expliqué quelquefois cela dans les post liés au climat. Au passage je viens de consulter le site NOAA CO2 de Mauna Loa , observatoire référence CO2 Mondial. Site accessible à tous, ou on peut constater que, malgré la baisse très sensible des activités de transports depuis le début la crise Covid (aériens maritime et routière) on peut observer que le taux de CO2 mesuré sur les 4 points référence, poursuit sa progression. Mars 2020 : 414,74 ppm Mars 2021 : 417,64 ppm ; Déduisez en ce que vous le voulez, pour moi cela confirme que la course à la décarbonation et les taxes et contraintes, associées, n’amèneront rien de positif dans l’évolution climatique, parce que le rôle du CO2 dans le réchauffement est très largement surestimé.
    https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
    Alors reste à essayer de trouver des solutions techniques ; mais actuellement en cas de « gelées noires » (lorsque la température descend sous moins 4 avec une atmosphère humide), aucune parade efficace n’existe. Bougies de paraffine ou pellets, Eoliennes fixes ou mobiles, aspersion d’eau, Brassage par hélicoptère, Nada. Des recherches sont faites pour trouver des plants plus tardifs, une conduite de la vigne différente, encore faut-il que cela soit compatible avec les périodes de canicule.
    Une solution peut limiter les dégâts, comme chez nous en champagne, la réserve individuelle qualitative, autorisée par les règlements champenois, qui permet de mettre en réserve un certain volume de vins disponible les bonnes années, afin de palier a ce genre d’aléas.

  • Le 12 avril à 10:23, par Aymeric Belaud En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Bonjour,

    les saints de glace n’ont absolument rien à voir avec l’objet de l’article. Ce phénomène, rare, arrive en mai… Les arbres et les vignes sont débourrés depuis avril… C’est le gel d’avril et le débourrement en mars dont il est question ici.
    Les viticulteurs connaissent leur métier, qui en plus d’être technique (visiblement pas à la portée de tout le monde), se transmet de génération en génération. Ils savent ce qu’ils font, mieux que n’importe qui d’autre.

    La rentabilité est juste la base de l’économie.
    En ce qui concerne les assurances, j’explique ce problème dans mon article.

    L’agriculture est un combat permanent entre l’Homme qui s’adapte face aux aléas et la "nature" qui n’est pas bienveillante.

    Pour les arbres fruitiers, je vous invite à lire ceci : http://www.daniel-sauvaitre.com/2021/04/trois-nuits-de-gel-severe-pour-l-instant.vrai-poison-d-avril-pour-le-verger.html

    Cordialement

  • Le 12 avril à 11:03, par BJ En réponse à : Lutte contre les aleas, assurance ou technique ?

    Assurance ou progrès technique ?
    Ni l’un ni l’autre.
    Une assurance est la mutualisation d’un risque auprès de personnes qui en font le choix (quand l’État ne vient pas fourrer ses grosses pattes dedans). L’assuré fait alors le choix de perdre une partie de son argent pour être sûr d’en recevoir de manière lissée. L’esperance de gain est inférieure à la mise, mais le gain est immédiat quand ca va mal, et la perte systématique quand tout va bien. C’est la différence avec les jeux de hasard. Sauf que ce que demandent ces agriculteurs/vignerons, c’est un gain permanent puisqu’on sait pertinemment que les problèmes climatiques s’amplifient. Ca ne peut donc être une solution, ou alors on revient à notre système collectiviste pourri.
    Le progrès technique n’est pas plus une option. Tant qu’on cherche une inflation technique, on dérègle le reste. Si a l’échelle de l’humanité du moyen-âge, une modification d’un écosystème restait local donc avec un impact global faible, on le généralise systématiquement aujourd’hui. La solution sera le problème de demain. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, Laudato Si est très intéressant sur ce point.
    La dernière option, non étudiée ici, est peut-être juste de s’adapter. Choisir des coteaux moins exposés, accepter de produire moins contre plus de qualité, supprimer les régulations étatiques qui empêchent le viticulteur de se poser la question de remettre en question non l’indemnisation mais le mode de production.

  • Le 12 avril à 12:12, par Aymeric Belaud En réponse à : Lutte contre les aleas, assurance ou technique ?

    Bonjour,

    si les deux. Il faut bien évidemment de meilleures assurances pour se protéger de ce risque. Et si, le progrès technique est la seule solution pour s’adapter contre les aléas climatiques. Si les agriculteurs, de toute taille d’exploitation, souhaitent continuer de vivre de leur travail et d’embaucher du personnel, ce progrès technique est la solution comme elle a été de tout temps et à toute époque. En particulier au XXIème siècle où la demande nationale et internationale ne fait qu’augmenter.

    Refuser le progrès technique et la science condamnera l’agriculture française dans son ensemble.

  • Le 12 avril à 12:15, par Aymeric Belaud En réponse à : Lutte contre les aléas, très problématique ?

    Bonjour,

    dans le cognaçais, nous avons sur le même principe une "réserve climatique". Mais là aussi, vu les sinistres de ces dernières années, elle est maigre voire inexistante chez les exploitants qui ont été les plus touchés par les aléas climatiques.

  • Le 18 avril à 06:40, par Jacques-Marie Moranne En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    A ma connaissance, les ”aléas climatiques” ne sont pas de plus en plus nombreux ; d’où tenez-vous cette affirmation ? Même le GIEC ne le prétend pas.

  • Le 18 avril à 09:18 En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Et si on pensait vraiment à une autre voie qui ne soit pas une différence de virgule ?
    Plutôt que des assurances ("sponsorisées" par l’état) qui ne sont jamais qu’une collectivisation des risques. Plutôt que des remises en cause des techniques au minimum hasardeuses quand on pense que la plantation d’une vigne s’effectue pour environ 50 à 80 ans...
    Laisser faire les viticulteurs (& autres professions). Pas d’aides, pas de réglementions qui nuisent à leurs affaires, pas non plus de taxes (même si l’alcool est historiquement un grand pourvoyeur de fonds pour les caisses des états) ou impôts. Dans ces conditions les entreprises (correctement gérées) auront sur leurs comptes en banque les moyens d’avoir les réserves financières qui leur permettent de passer les mauvaises années qui ont toujours existé & existeront toujours.

    Pour ceux qui doutent de l’intérêt ou de la possibilité que les entreprises soient leur propre assureur grâce à leurs performances et leur trésorerie, je précise que je suis viticulteur & que la très grande majorité de mes revenus viennent du vin. Je ne suis pas assuré contre les aléas climatiques & je suis durement touché par l’épisode de gel actuel. Mais mon personnel n’a aucune inquiétude quand à la capacité de mon entreprise à assurer leurs salaires. Ceux-ci & toutes les autres dépenses de fonctionnement sont déjà en banque pour un an... Ce gel sera donc pour moi assez indolore : je consommerai peut-être un peu de réserves financières, je les reconstituerai l’année d’après.
    Question de mentalité. Je n’attends rien des structures collectives, je ne demande généralement même pas les aides auxquelles je pourrais prétendre (parfois ça m’occupe une secrétaire mais je n’ai jamais touché bien grand chose) & je n’ai bien entendu pas pris le PGE. Je n’ai pas le train de vie auquel je pourrai prétendre vu le capital représenté par mon domaine viticole dont le rendement financier est bien faible même au vu des standards actuels mais j’estime faire ce qu’il faut en tant que chef d’entreprise & non comme un mendiant qui attend des autres revenus & sécurité...

  • Le 18 avril à 14:20, par Daniel PRINS En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Merci pour cet article, J’apprécie particulièrement le commentaire de Laurent46 qui démontre une grande lucidité.!!!! Je n’ai rien à y ajouter. Sauf qu’il existe hors de la plantation de certains arbres tel l’article que j’ai fais figurer sur ma page Facebook, des solutions techniques à la fois simples et rustiques ou faire de l’accumulation de chaleur.

  • Le 18 avril à 14:58, par Aymeric Belaud En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Bonjour,

    la réponse doit être la liberté, la responsabilité et la non-intervention de l’Etat.

    Chaque viticulteur doit être libre, de se gérer seul, de mutualiser librement des risques avec d’autres exploitants ou bien encore de souscrire à une assurance non-subventionnée par l’Etat.

  • Le 18 avril à 15:03, par Aymeric Belaud En réponse à : Gel dans les cultures : comment aider efficacement les viticulteurs et contrer des aléas climatiques devenus récurrents ?

    Bonjour,

    cette affirmation est une observation des conditions climatiques qui changent depuis quelques années et que nous observons dans plusieurs exploitations. C’est ce que j’explique dans l’article (date des vendanges, grêle, gel).

    Autre fait observé récemment : cette année, nous avons battu un record de chaleur et de température du vin lors des vendanges dans mon exploitation familiale. 31.5°C, jamais vu depuis que ma famille cultive la vigne.

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