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Les modèles épidémiques naviguent à vue

par Jean-Philippe Delsol

Depuis 18 mois, le gouvernement fait appel à de nombreux organismes spécialisés pour l’aider à modéliser l’évolution de l’épidémie : Institut Pasteur, Inserm… Ils ont eu tout faux. Le journal Le Monde a publié ce 13 octobre une étude qui montre que les écarts entre les prévisions et la réalité a souvent été de 1 à 6.

La modélisation du 5 août dernier n’en est qu’un exemple parmi d’autres :

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Ces instituts imaginaient des scénarios tous aussi différents les uns que les autres et poursuivaient des courbes théoriques. Il est peut-être temps de revenir au bon sens et à la réalité.

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7 commentaires

thibault colcombet 18 octobre 2021 - 6:42

Les modèles épidémiques naviguent à vue
En Hongrie, les gens vivent tout à fait normalement.
Pas de masque dans les rues…

Ils ont pourtant un Pib beaucoup moins important, un Smic beaucoup plus faible, une population beaucoup plus vieille sans immigration (Mais Orban est arrivé et remédie à crise de la natalité), des médecins beaucoup moins bien payés (mais reconnus socialement).

Ils ont pourtant une population qui avait été soumise aux méfaits de l’alcool et du tabac sous les socialistes et communistes (Mais Orban est arrivé et désormais sports, alimentation saine..).

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Nicolas Lecaussin 18 octobre 2021 - 8:30

Les modèles épidémiques naviguent à vue
mais ils ont été les premiers à introduire le pass sanitaire et la vaccination massive ! Y compris des ados. Auj, c’est l’un des pays les plus vaccinés au monde (après avoir eu le deuxième taux mondial de mortalité dû au Covid , après le Pérou).
Cordialement
Nicolas Lecaussin

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Guedj 18 octobre 2021 - 7:17

Les modèles épidémiques naviguent à vue
Les meilleurs spécialistes en modèles épidémiologiques qui sont anglo-saxons affirment que «  tous les modèles sont faux. Mais certains sont utiles sous conditions ».
En France nous n’avons qu’un seul spécialiste a l’institut Pasteur avec une expérience récente( Cauchemez). Les résultats publiés par l’institut , travaux menés sérieusement, ne mettent pas assez en exergue les limites de la méthode. Et relativiser leurs interprétations au gouvernement. Les experts sont ceux qui se trompent selon les règles disait Paul Valéry. En voilà une belle illustration.

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Jean Loup REY 18 octobre 2021 - 7:20

Les modèles épidémiques naviguent à vue
attention les épidémiologistes stricto sensu ne font pas de prévisions
ce sont les modélisateurs qui en font
et pourquoi ne pas tenir autant compte des prévision qui se sont révélées justes? (pour défendre les modélisateurs)
JLR (santé publique)

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Jean-Pierre Bardinet 18 octobre 2021 - 7:36

Les modèles épidémiques naviguent à vue
Un modèle numérique a pour objectif de prévoir l’évolution future dans un domaine donné. Leurs prévisions ne sont pas des preuves gravées dans le marbre, mais des essais de prévisions. Il ne faut jamais accorder de crédit à une prévision de modèle numérique quand il tente de prévoir le futur dans un domaine très complexe, multifactoriel. Le pire exemple, ce sont les modèles numériques du climat, qui prévoient les évolutions climatiques pour 2050-2100, toujours cataclysmiques, et les politiques croient dur comme fer que leurs prévisions sont dignes de foi. Or, un modèle climatique qui a été incapable de prévoir les évolutions climatiques sur plus de 20 ans, ce qui est le cas de tous les modèles climatiques, ne peut en aucun cas prévoir avec certitude les évolutions futures. Or, en croyant dur comme fer que les modèles climatiques sont d’une fiabilité à toute épreuve, nos politiques incompétents ont mis en place d’absurdes politiques climat-énergie qui détruisent nos économies.
Autre exemple : au début de la pandémie, les modèles sanitaires prévoyant un nombre de morts astronomique, les politiques leur ayant fait confiance ont donc mis en place toutes ces absurdes mesures liberticides qui nous pourrissent la vie depuis près de 2 ans.
Conclusion : ne jamais faire confiance aux prévisions de modèles numériques complexes.

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Obeguyx 18 octobre 2021 - 9:44

Les modèles épidémiques naviguent à vue
Ca fait 45 ans qu’on navigue à vue. Personne n’est choqué, y’en a même qui en redemande.

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Paul 18 octobre 2021 - 4:24

Les modèles épidémiques naviguent à vue
Les modèles ont leur utilité mais comme ils fonctionnent avec des paramètres qui ne sont pas connus dans leur évolution (voir taux de transmission dans l’exemple donné), ils peuvent être complètement à côté de la plaque. C’est vrai pour le climat aussi. Une bonne façon de s’en convaincre est de comparer les résultats des différents modèles climatiques (il y en a plusieurs dizaines dans le monde). Le problème est que personne ne donne cette comparaison. On parle d’un objectif de 1.5 °C pour la fin du siècle. Mais que fait-on lorsque certaines modèles, dans les mêmes conditions d’émission de gaz à effet de serre donnent 1°C à la fin du siècle et d’autres 4 ou 5 ? C’est un point que le GIEC devrait nous expliquer dans le détail.

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