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Le président Lula veut se servir de la Cour suprême pour imposer son idéologie

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Le président élu du Brésil, Luiz Inácio « Lula » da Silva, a pris ses fonctions le 1er janvier, en commençant donc son troisième mandat (non consécutif) de quatre ans. Le jour de son investiture, il a réitéré son intention d’augmenter les dépenses publiques, de stopper les privatisations et les réformes contre la corruption lancées par son prédécesseur, Bolsonaro. Les modérés qui ont soutenu sa candidature, comme l’ancien président de la banque centrale, Arminio Fraga, ont été surpris par ces décisions. Dans une interview, M. Fraga a même déclaré : « Je ne regrette pas mon vote, mais je suis inquiet. »

Comme l’analyse très bien Mary Anstasia O’Grady, la spécialiste de l’Amérique latine, malheureusement, « le président populiste du Parti des travailleurs promettant de nouvelles dépenses publiques et de nouveaux impôts n’est pas le seul que les Brésiliens aient à craindre. Composée de 11 membres, la Cour suprême constitue elle aussi une grande menace, dans la mesure où elle outrepasse ses compétences et bafoue l’État de droit pour des raisons politiques. Lorsque la plus Haute Cour devient l’alliée des politiciens corrompus, la démocratie est en grave danger. Le Brésil est dans ce cas en ce moment. »

C’est cette Cour suprême qui, en 2019, a décidé – à une courte majorité – de libérer M. da Silva de prison. « Les Brésiliens avaient applaudi les procureurs qui l’avaient condamné en 2017 pour corruption et qui avaient déjoué un vaste plan de pots-de-vin de plusieurs millions de dollars orchestré par son Parti des travailleurs. L’énorme scandale a impliqué des entreprises, des membres du Congrès ainsi que la compagnie pétrolière publique, la banque nationale de développement et de nombreux gouvernements étrangers. Les preuves contre Lula étaient solides et sa condamnation avait été confirmée par deux cours d’appel. Mais la Haute Cour l’a annulée. Et Lula a été libéré mais n’a jamais été disculpé. »

L’activisme politique de la Cour ne s’est pas arrêté là. « Au cours de la dernière campagne électorale, le tribunal électoral du pays – qui comprenait trois juges de la Haute Cour – a censuré les détracteurs de Lula, y compris un ancien juge de la Cour suprême, qui avait affirmé que le candidat avait été libéré pour un détail technique mais non innocenté. Le même tribunal a également censuré d’autres discours politiques de chefs d’entreprise, de membres élus du Congrès et de plateformes d’information de droite. Cela a été réalisé avec l’aide d’un « conseil spécial pour lutter contre la désinformation » du tribunal électoral qui a agi comme un ministère de la vérité. »

Tout indique que Lula voudrait utiliser cette Cour suprême pour consolider son pouvoir et faire passer des lois, même rejetées par le Congrès.  Une manière de rendre malade pour longtemps la démocratie brésilienne.

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6 commentaires

JR 8 janvier 2023 - 9:38

Bonjour, Lula est-il un idéologue néo-religieux carbo-climatique ? Merci. Bonne libération de C02.

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Laurent MOTTE 9 janvier 2023 - 11:02

Bonjour,
j’aime beaucoup la signature de « JR » : bonne libération de CO2. Ceci dit, que Lula déconstruise systématiquement ce qu’a fait son prédécesseur n’est pas étonnant. La France en a l’expérience, notamment lors du passage de Sarkosy à Hollande. Et ceux qui ont « pignon sur rue » et semblent surpris sont soit des « manipulés » soit des faux jetons. Et comme les médias main stream accordent tous un blanc seing à Lula, malgré ses condamnations, malgré les magouilles, le Brésil ne sortira pas de l’ornière de sitôt. Bolsonaro est déjà qualifié d’extrême-droite, la tentative de disqualification va à fond, Lula a le champ libre.

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JR 9 janvier 2023 - 1:13

Bonjour Monsieur Laurent Motte, merci pour votre compliment. Cette signatures est une façon de réhabiliter le Carbone d’une part et d’autre part de souhaiter une journée pleine de vie, de joie, de liberté, d’activité et une participation active à l’économie du pays. Aussi, cette signature n’est pas Registered, vous pouvez l’utiliser à votre compte et elle peut même devenir la mascotte des souverainistes, des anti escrocs et néo-religieux carbo-climatique qui opèrent en bande organisée. Merci. Bonne libération de C02.

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Hubert Manave 9 janvier 2023 - 2:09

Il est anormal qu’un repris de justice redevienne président de son pays. Imaginons un instant l’inverse, càd. des loulouistes en train de s’en prendre aux édifices publics et organiser une rébellion contre Bolsonaro. Que diraient Emmanuel Macron et Charles Michel qui ont été les premiers à « condamner les violences antidémocratiques » ? Comme le dénonce à juste titre Monsieur Lecaussin:  » Loulalou a réitéré son intention d’augmenter les dépenses publiques, de stopper les privatisations et les réformes contre la corruption lancées par son prédécesseur, Bolsonaro. Les modérés qui ont soutenu sa candidature, comme l’ancien président de la banque centrale, Arminio Fraga, ont été surpris par ces décisions. Dans une interview, M. Fraga a même déclaré : « Je ne regrette pas mon vote, mais je suis inquiet. » Lula est donc un liberticide totalitaire, un de plus. On a le droit d’être inquiet effectivement et de le faire savoir vu qu’on n’est pas écouté et traité de fascistes. Comme c’est facile. Plus inquiétant encore, c’est le soutien UNANIME des politiques et des media neuneuropéens pour ce pourri. La même inquiétude s’est manifestée le 6 décembre 2020 à Washington. En effet, je ne sais pas s’il y a eu fraude électorale en novembre 2020. Mais le doute est permis lorsqu’on sait que des dizaines, si pas des centaines de milliers de votes, pour Biden sont apparus soudainement dans les comptages électroniques, fait très bizarre qui demandait une enquête approfondie. Celle-ci n’a pas eu lieu, les organes judiciaires préférant détourner la tête. Pourtant, si un jour un million d’euro apparaît de nulle part sur votre compte en banque, croyez bien que votre banquier et, pire, le gentil fisc vont s’intéresser de très près à votre compte et à l’origine des fonds. Trump n’est pas un repris de justice et rien ne lui aura été épargné vu qu’il est coupable de tout, même et surtout en l’absence de la moindre preuve. Mais si on est de gauche, on peut tout faire, absolument tout, même « faire un gros caca sut la table ». Que ces doubles standards me dérangent profondément est un euphémisme. La rage me monte au nez. C’est donc normal que parfois cela dégénère en violence. C’est le contraire qui ne serait pas normal car on finit par perdre patience. On voit ici l’esprit critique à l’oeuvre quand la mauvaise foi est sans issue possible. Les Brésiliens méritent mieux qu’un mafieux totalitaitre aux méthodes d’un autre âge comme président.

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BEAUMARTIN 9 janvier 2023 - 3:06

C’est un communisme pur et dur qui s’installe, digne de l’Union Soviétique, avec tous ses ingrédients : nationalisations, censure, fermeture des réseaux sociaux, blocages de comptes bancaires, condamnations arbitraires pour délit d’opinion, désarmement des citoyens, corruption de toutes les instances, libération des criminels …
Tous ceux qui se partagent les postes comme les charognards se partagent un cadavre ont à répondre devant la Justice, elle-même corrompue jusqu’à la moelle.
Les mouvements qui secouent les instances du pouvoir à Brasilia ne sont pas le fait de  » bolsonaristes  » mais du bon peuple qui proteste contre la gigantesque fraude maintenant avérée et exprime sa peur du communisme, lui qui est plutôt conservateur et très attaché à la liberté qui, soit dit en passant a été parfaitement respectée par BOLSONARO.

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JR 9 janvier 2023 - 6:08

Bonjour, à mon avis les citoyens contribuables n’ont pas envie de se laisser faire. Merci. Bonne libération de C02

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