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L’Allemagne reproche à la France sa faible production d’électricité

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L’Allemagne ose blâmer la France pour l’état de ses infrastructures de production d’électricité. Le pays qui exporte de moins en moins, dont les émissions de gaz à effet de serre sont parmi les dix plus élevées du monde, qui fonctionne avec des centrales à charbon et à gaz, qui a freiné des quatre fers pour retarder, sinon éviter, les sanctions à l’encontre de la Russie à cause de sa dépendance au gaz, prie aujourd’hui la France de saluer son effort considérable. L’Allemagne maintient deux centrales nucléaires sur les trois restantes de son parc car “la situation en France est plus mauvaise que prévue”, selon les termes de Robert Habeck, écologiste et ministre de l’Economie. Le pauvre Emmanuel Macron, qui a fermé Fessenheim, centrale sûre et productive, parce qu’elle était trop proche de la frontière allemande, doit s’en mordre les doigts.

La moitié des centrales nucléaires françaises sont à l’arrêt, c’est exact. Pourquoi ? Parce que les revendications des écologistes, qui se prosternent devant l’Allemagne et ses énergies renouvelables, ont abouti à des défauts d’investissement dans le nucléaire. Résultat, les centrales ne peuvent être suffisamment entretenues pour répondre aux exigences de sûreté. Nos centrales vieillissent et les politiques anti-nucléaires nous ont empêché d’en construire de nouvelles pendant des années. La main d’œuvre manque et les savoir-faire sont perdus. Nous payons là les errements des écologistes et l’indulgence des politiques pour leurs revendications peu pragmatiques. Contrairement à ce qu’affirme Berlin, ce n’est pas parce que nous avons fait le choix du nucléaire que nous sommes dans cette situation, mais justement parce que nous l’avons renié.

Les dernières déclarations de l’Allemagne sont symptomatiques du gouvernement de coalition actuel. Les écologistes et les libéraux se poussent, l’un l’autre, vers des décisions qu’ils ne cautionnent pas. Nul ne saurait dire combien de temps ces compromissions vont durer, et si la coalition survivra aux situations extraordinaires générées par la guerre en Ukraine.

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9 commentaires

JAJS 29 septembre 2022 - 4:48

Revenons au Gaullisme et donc à notre souveraineté
mais pour cela il faut du courage et de la constance.

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jean-paul lutun 2 octobre 2022 - 5:29

Bonjour ,
ET COMMENT ne pas CONFIRMER face à ce qui se Passe de- part la guerre actuelle et de rappeler :

La conférence de Potsdam décida la création d’un conseil des ministres des Cinq Grands (avec la France et la Chine) pour élaborer d’abord les traités avec les satellites de l’Allemagne. Par suite des conditions requises, la France ne participera qu’à l’élaboration du traité avec l’Italie.
La France doit en effet son absence à Franklin Roosevelt. Le président américain nourrissait une aversion particulière pour le général, qu’il considérait, selon certains historiens américains, comme un « apprenti dictateur », seul et autoritaire
https://www.nouvelobs.com/photo/20150716.OBS2679/churchill-roosevelt-et-staline-a-yalta-mais-ou-est-donc-de-gaulle.html
A ce titre, Franklin Roosevelt ne digéra pas la libération des îles de Saint-Pierre-et-Miquelon, le 25 décembre 1941 par trois corvettes de la France Libre de de Gaulle, au mépris d’un accord entre Washington et Vichy. Les Etats-Unis espéraient aussi, en administrant la France, mettre la main sur son empire, riche en matières premières et en bases stratégiques, explique-t-elle.
Avec l’absence de de Gaulle à Yalta, la rupture est consommée entre Roosevelt et le général, dont les visions du monde étaient diamétralement opposées (une conception mondialiste pour Roosevelt, avec un monde divisé en trois parties, surveillées par les Etats-Unis, l’URSS et la Chine, contre un nationalisme fort pour de Gaulle).

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Dupond 29 septembre 2022 - 8:48

Les sans dents , les ruraux braves gens paysans , ouvriers ,artisans ont compris depuis bien longtemps les utopies écologistes des urbains bobos. Nous en payons le prix . Merci à tous ces politiciens repus de leurs avantages mais ignorants de la vraie vie des français recevant des salaires de misère en France. (smic , temps partiel, intérimaires )

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Duhamel 30 septembre 2022 - 3:00

Vous remarquerez sue la majorité des ecolos vivent en ville ? Et n’ont pas un metier manuel ??

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PhB 1 octobre 2022 - 4:32

Chère Adélaïde
Arrêtez cette focalisation sur Fessenheim.
Cette centrale depuis plus de dix ans assurait moins de 2% de la consommation Française suite à l’arrêt permanent de l’un de ses deux réacteurs….
Son arrêt définitif après presque 60 ans de bons (faut le dire vite) et loyaux services , n’a pas de réelle incidence sur le problème national. Elle avait mérité sa retraite!
Ce sont les 48% des autres réacteurs en arrêt qui causent problème!
A préciser que ce sont nos voisins Suisses et Allemands avec qui nous avons beaucoup de relations, qui ont été les premiers à demander la fermeture de Fessenheim,
Avec le pragmatisme allemand, on sait ce que ça signifie.
PhB
Alsacien d’Illkirch-Graffensaden au sud de Strasbourg, très bien concerné par le problème.
Vous n’êtes pas sur les lieux, merci aux « Parisiens et Consorts » de cesser de nous faire la leçon à nous Alsaciens qui nous débrouillons plutôt mieux que les autres (avec notre régime local bénéficiaire, faible taux d’arrêts de maladie et sécurité sociale fonctionnant mieux qu’ailleurs…)
Je précise qu’au jour d’aujourd’hui 01 octobre, j’ai injecté sur le réseau électrique 117% de ma consommation depuis le 1er janvier: produits: 2 745kWh pour 2 376 kWh consommés depuis le 1er janvier.
C’est d’abord à CHACUN de faire un effort, depuis le particulier en fonction de sa situation et ses moyens, jusqu’aux plus grand et pour finir par l’Etat.
Merci de m’avoir lu
PhB

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Zygomar 2 octobre 2022 - 8:49

Argumentaire biaisé par des lunettes roses… omission des 30 millions (sauf erreur de ma part) de travaux de remise à niveau de la centrale soit au moins 25 années de vie prolongée. Le statut du système social alsacien-mosellan passé sous silence.Ré-injection de kWh dans le réseau somptueusement rémunéré par le consommateur. Affirmation sans preuve selon laquelle Fessenheim n’aurait produit que 2% de la consommation française depuis 10 ans ……

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Zygomar 2 octobre 2022 - 10:31

Y a vraiment des coups de pompes dans le cul qui se perdent….

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Alain Mauger 2 octobre 2022 - 12:10

Que l’ Allemagne fasse des reproches à la France c’est un comble. Les écologistes allemands n’ont cessé contre notre nucléaire, à pousser et venir à des manifestations en France . Si effectivement nos gouvernants avaient poursuivi, avec persévérance, la politique de souveraineté du général De Gaulle, nous n’en serions pas là, mais c’était trop demander. Les spécialistes du nucléaire français avaient et ont une réputation mondiale mais nos divers gouvernements ont préféré écouter ailleurs et nous en avons les résultats. Certes il faut travailler sur d’autres énergies mais il fallait maintenir fermement celle dont, à juste titre, nous etions si fiers et permettait une énergie bon marché, oui mais voilà…

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Martin Scholer 21 octobre 2022 - 7:02

Quasiment pendant toute l’année 2022 la France a importé de l’électricité venant essentiellement de l’Allemagne (Cf. le site de « RTE production », très bien fait ). Face à la légèreté d’EDF et du gouvernement français (cf conférence de presse de Habeck) sur la disponibilité du parc nucléaire français cet hiver, l’Allemagne prend en compte et craint de devoir fournir de l’électricité à la France afin de maintenir l’approvisionnement et stabilité du réseau électrique européen. Les « égoïstes » allemands ont mis en réserve des centrales au charbon, au gaz même au nucléaire pour soutenir, au cas où, le réseau allemand et au-delà européen !!! A-t-on entendu une évocation de ce souci de la part de la France ?

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