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Projet de loi de finances 2023 : plus de dépenses, plus de dette

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Lundi 26 septembre 2022, le gouvernement a présenté le projet de loi de finances (PLF) pour 2023. L’exercice semblait déjà difficile en temps normal, mais la crise inflationniste que nous traversons l’a rendu encore plus périlleux.

La crise en Ukraine et la flambée des prix ont fait muter le «quoi qu’il en coûte» en bouclier tarifaire. Des mesures qui auront coûté 4,7 milliards d’euros en 2021 et 40,8 milliards en 2022 si l’on en croit le document budgétaire envoyé à Bruxelles. D’autres mesures en faveur du pouvoir d’achat s’y ajoutent comme l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires et la suppression de la contribution à l’audiovisuel public (baisse de recette). Les dépenses courantes, hors crise, vont augmenter de 62 milliards d’euros l’année prochaine. Cela représente une augmentation de 4,3%, (hors inflation, elle est de 0,7%) dont une grande partie tient aux crédits supplémentaires des ministères, qui représentent 24 milliards d’euros.

Pourtant, Gabriel Attal, dans une interview dans Les Echos du 7 août dernier, affirmait : «Nous allons en effet entamer, avec le projet de loi de finances, une phase de normalisation budgétaire après le «quoi qu’il en coûte» lié au Covid, le plan de relance et les boucliers anti-inflation (…). Les dépenses publiques au sens large diminueront de 0,3  % en volume l’an prochain». L’inflation a, en effet, un impact positif sur les recettes publiques qui, en juillet, ont bondi de 40 milliards d’euros en un an, en raison aussi de la résilience des entreprises et de la consommation. La charge de la dette, elle, va augmenter à près de 60 milliards d’euros dans l’année 2023 et, notent Les Echos, si un choc de taux de 1 point de pourcentage survenait, le rendement des titres à 10 ans passait de 2,5 % à 3,5 %, le surcoût pour les finances publiques serait de 2,4 milliards d’euros en 2023, de 6 milliards en 2024 et de 9 milliards en 2025. A ce rythme, dans les dix prochaines années, ce seront 70 milliards d’euros d’intérêts annuels supplémentaires, si les taux n’augmentent pas davantage.

Pour Pierre Moscivici, président du haut conseil des finances publiques, «le redressement des comptes publics n’est pas assuré». L’année 2023 s’annonce particulièrement complexe pour les finances de l’Etat et l’on peut pressentir que la dette publique – déjà à 114,5% du PIB – servira une fois de plus d’exutoire à Bercy. Difficile pour l’heure d’imaginer que le gouvernement pourra tenir ses objectifs : commencer à réduire cette dette à partir de 2026 et ramener le déficit sous les 3% en 2027.

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2 commentaires

maxens 3 octobre 2022 - 6:40

50 ans de budget déficitaire, tôt ou tard il faudra payer la note. Nous sommes un des pays, si ce n’est le pays, qui prélève le plus, on voit donc que plus de prélèvement n’est pas la solution. Il n’y a pas trente six solutions, il faut baisser les dépenses, à commencer dans les plus gros postes budgétaires. Le remboursement de la dette, on ne maîtrise pas et il va être en augmentation avec l’inflation. Ensuite il y en a deux: la fonction publique, et les aides sociales diverses et variées. Cela va faire mal, mais pas le choix, il faut rationaliser les aides sociales, les plafonnées, et mettre un guichet unique pour éviter les abus de cumul, et réduire drastiquement le nombre de fonctionnaire en simplifiant toute la bureaucratie qui nécessite des heures de travail pour rien. Mais rêvons pas, je ne vois aucun homme ou femme politique ayant ce courage…alors on va continuer de creuser, jusqu’à la catastrophe

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Astérix 4 octobre 2022 - 7:54

Les crétins qui nous gouvernent ne savent que dépenser à tord et à travers en augmentant les impôts, les taxes et j’en passe ! pour financer toujours plus de fonctionnaires qui ne servent à rien.
Mais les français vont voir leur pouvoir d’achat s’effondrer, l’euro, va perdre les 3/4 de sa valeur, car les dettes conduisent toujours à l’effondrement de la monnaie. Mais les français sont contents d’être de futurs pauvres ???

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