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L’affaire Maëlys, cruel rappel des devoirs parentaux

par Nicolas Lecaussin

Nordahl Lelandais, le meurtrier de Maëlys, est jugé en ce moment aux assises. La petite fille de huit ans a disparu vers trois heures du matin en août 2017, alors qu’elle était à un mariage. La personnalité et l’acte de Nordahl Lelandais concentrent les analyses et les passions. Ce qu’il a fait est absolument monstrueux et mérite une peine exemplaire. Si nul ne peut diminuer la gravité de sa faute, la mort de Maëlys aurait peut-être pu être évitée si ses parents lui avaient porté plus d’attention.

Un enfant de huit ans est capable de prendre certaines décisions, de mener quelques réflexions et d’obéir à des ordres simples. Le risque est grand de le prendre pour un adulte miniature en mesure d’assurer sa propre sécurité, et les conséquences de cette erreur peuvent être dramatiques. La mort de Maëlys le rappelle.

Lors de grands rassemblements, un service de baby-sitting est parfois prévu pour les enfants, dont l’âge maximum est défini par les organisateurs. Ce service était proposé au mariage où a disparu Maëlys, mais uniquement jusqu’à 1h30 du matin, heure au-delà de laquelle les parents devaient s’occuper eux-mêmes de leurs enfants. Maëlys, elle, ne dormait pas à cette heure, puisqu’elle parlait avec sa grand-mère à 2h45. Elle disparaît aux alentours de 3h, emmenée par Nordahl Lelandais.

Encore une fois, rien ne peut diminuer la faute de Nordahl Lelandais. Mais rien ne doit non plus faire oublier qu’un enfant n’est pas un adulte, qu’il doit se coucher à des heures raisonnables et qu’il n’est pas possible de le laisser sans surveillance dans une foule, quand bien même cette foule serait constituée d’amis et de membres de la famille. Il ne faut jamais oublier que les parents ont aussi des devoirs envers leurs enfants et sont responsables.

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7 commentaires

LAURENT46 8 février 2022 - 6:02

Il serait bientôt temps de ne plus parler de cet ignoble personnage qui aurai dû être passé par les armes et que l’on n’en parle plus. Du matin au soir on n’entend que cette histoire et de procès sans fins. Médias de tous poils si vous n’avez pas d’autres sujets à traiter il faut changer de métier.

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Nicolas Lecaussin 8 février 2022 - 9:16

Justement, on ne parle pas de lui !
Cordialement,
NL

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Serge Serge Bernard 8 février 2022 - 7:53

Oui, c’est la première réflexion qui m’est venue à l’esprit, lorsque j’ai vu et entendu la maman de la petite à la télévision!

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Fasquelle lavoine jm 8 février 2022 - 7:55

Pour Maelys je pense effectivement qu à cette heure elle aurait dû etre sinon couchée tout au moins rentrée dans la salle avec sa famille. Je pense aux regrets et remords de celle-ci et je pleure en imaginant la douleur de cette petite agressée par ce monstre qui n’en était pas à son coup d’essai. Parents protégez vos enfants,le mal est partout et cache bien qqe fois son jeu. Une ancienne enseignante.

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en fait 8 février 2022 - 9:30

Bonjour,
le sujet est délicat, mais il pose une question fondamentale celle de l’équilibre entre : la responsabilité, la liberté et les limites. Sans oublier Molière  » mon enfant, écoutez moi » ou Hugo  » un peuple enfant, un peuple qui n’est pas encore civilisé »
Les parents sont responsables de leurs enfants.

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Louis MAILLARD 8 février 2022 - 10:02

Merci Monsieur Lecaussin de rappeler ces évidences .
La douleur effroyable ressentie par ces pauvres parents ne doit pas faire oublier que les enfants sont et restent des enfants, vulnérables dans un monde dangereux où toutes les pulsions sont aujourd’hui moins bridées et entretenues par les multiples accés audio-visuels .
Les enfants ne sont pas des petits intellectuels posés et raisonneurs comme certains films ou séries, notamment américains, voudraient nous le faire croire . Ils doivent être soumis à l’autorité de leurs parents dont le devoir est de les surveiller constamment, en les protégeant d’eux-mêmes et des autres .
A la justice de châtier les criminels sans fausse pitié, aux parents d’exercer leur responsabilité sans faiblesse .
Quels sont les irresponsables ayant dit dans un pays alors tenu et opulent, qu’il était interdit d’interdire ?
Très cordialemnt

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Marc Soufflet 8 février 2022 - 11:53

oui, les enfants doivent être couchés à l’heure où il n’y a plus de garderie ou de surveillance
ç ane veut pas dire au x parents « c’est bien fait pour vous, vous n’aviez qu’à surveiller votre fille » car le sujet est trop grave, mais pour l’avenir, pour les autres parents il serait bon de s’en souvenir
le risque qu’un tel événement arrive est minime mais quand il se produit les conséquences sont gravissimes, alors faut choisir laisser faire ou surveiller !

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