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Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation

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Ceux qui ne croient pas à la Covid-19 ou qui s’opposent à la vaccination ont profité des chiffres ambigus fournis par l’ATIH. Ils ont compris que seulement 2 % des patients Covid en 2020 ne pouvaient pas saturer les hôpitaux. La réalité est bien différente. Rapporter le nombre de Covid à toutes les hospitalisations de tout le territoire est ce que l’on pourrait appeler une immense stupidité. En effet il eut fallu que les gens de l’ATIH ne prennent que les hôpitaux habilités à traiter la COVID-19. Il y a en France un nombre très important de petits hôpitaux qui ne peuvent pas prendre en charge la COVID-19 et accueillent souvent des patients qui pourrait largement être traités en ambulatoire. C’est pourquoi ce fameux 2 % ne veut rien dire. Mais là où il y a manipulation c’est que ces 2 % de patients ont occasionné 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation.

C’est considérable car ces patients sont 10 fois plus générateurs de journées d’hospitalisation en réanimation que les autres patients. Mais la réalité est encore plus complexe et grave. Ces patients de réanimation sont probablement les patients les plus lourds que l’on puisse accueillir dans des lits de soins critiques. Tout d’abord ils sont très instables. Ensuite leur ventilation mécanique n’est pas aisée, il faut recourir à des techniques spécialisées en particulier dans les phases d’aggravation qui sont souvent imprévisibles. Ces patients peuvent aussi être dialysés ce qui complique leur état. Enfin ils peuvent avoir besoin d’une circulation extracorporelle. Ces patients sont extrêmement difficiles et lourds à prendre en charge qu’il s’agisse des soins infirmiers médicaux ou des techniques de prévention des complications liées à une hospitalisation prolongée. Mais là où on atteint un sommet dans le mensonge, c’est que ces statistiques sont des moyennes qui ne prennent pas en compte le caractère phasique de la pandémie. Cela signifie qu’à certaines périodes 100 % des lits de réanimation étaient occupés par des malades plus lourds que ceux que l’on hospitalise habituellement. Le fameux 2 % est donc beaucoup plus complexe et grave que l’on veut bien le faire croire. Une évaluation détaillée des GHM (groupes homogènes de malades) permettrait d’avoir une meilleure appréciation de la question.

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11 commentaires

Martinage 16 novembre 2021 - 3:16

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
Peut-on donc dire aussi , que 80% des lits , étaient occupés par des gens malade d’autre chose que le Covid ?

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Tibus 54 16 novembre 2021 - 5:03

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
Un pourcentage est le résultat d’une fraction. Pour le faire baisser il y a non pas un mais deux leviers
On peut évidemment s’attaquer un numérateur mais on peut aussi augmenter le dénominateur
Augmenter le nombre de lits ne serait il pas plus raisonnable ?
Ces fermetures de lits de petites unités pour financer de monstrueuses usines à santé est il un bon choix ? Ces questions ne méritent elles pas d’être posées ?

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Henri de Richecour 16 novembre 2021 - 7:33

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
Vous avez raison ce chiffre de 2% est en trompe l’œil. La réalité est en effet plus complexe…
Les réactions sont elles bien à la mesure de la simplification outrancière présentée sur la gestion de cette maladie. Et pour résumer l’alternative que l’on nous serine est soit confinement soit vaccination. Ces chiffres ont donc le bon goût de remettre les choses en perspective. C’est en quelque sorte la réponse du berger à la bergère, cerise sur le gâteau par une de ces innombrables administrations de l’état… Tant mieux, cette dramatisation perpétuelle étant insupportable et de fait organisée en présentant largement les chiffres sous l’angle qui arrange la « bonne » thèse. Pour être clair, je ne conteste pas les chiffres sur le covid. Je conteste la présentation qui en est faite pour alimenter systématiquement une seule thèse, celle de la peur.

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Bernard GUILHON 16 novembre 2021 - 8:25

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
 » Mais là où on atteint un sommet dans le mensonge,  »
Je reconnais là un spécialiste. « Ces patients de réanimation sont probablement les patients les plus lourds que l’on puisse accueillir dans des lits de soins critiques. » Etes-vous sûr que dans ce tableau apocalyptique il n’y ait que des Covid? Aucune co-morbidité? Aucune tendance à confondre malade du Covid avec malade positif au Covid?
La bonne vieille technique communiste de l’amalgame et son dérivé la mayonnaise socialiste ne sont pas prêtes de mourir, elles…

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Marit 16 novembre 2021 - 8:48

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
D’une manière générale, les patients en réanimation, covid ou non , exigent des soins lourds par définition… Que sont donc devenus les patients non covid qui habituellement occupaient ces lits de réanimation? En sachant que je n’ai pas connu de service de réanimation avec des lits vides au cours de mes dernières décennies hospitalières…

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Picot 16 novembre 2021 - 8:58

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
Arguments peu convaincants. Ces chiffres se rapprochent, tout même, de la réalité : en 2020 il y a eu moins de un décès sur mille habitants en France dus au Covid 19. 65000 morts, ce sont les chiffres officiels. D’autre part il faut rappeler que les hôpitaux et les services de réanimation sont débordés depuis au moins 2017 avec transferts de patients dans d’autres unités. Ce n’est absolument pas nouveau nos services hospitaliers étant trop petits depuis longtemps

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Elep 16 novembre 2021 - 9:27

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
Si beaucoup de malades covid 19 avaient été soigné dés le début des symptômes ,il n’auraient pas été hospitalisé et surtout en réa , mais renvoyé chez eux avec du doliprane !! ( le seul médicament qu’il ne faut pas prendre) et bien leur cas c’est aggravè au point qu’ils en sont mort !!

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Dr Guy-André Pelouze 17 novembre 2021 - 12:39

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
« Peut-on donc dire aussi , que 80% des lits , étaient occupés par des gens malade d’autre chose que le Covid ? »
Pour que votre suggestion soit vraie il faudrait que tous les séjours sont de la même durée. Ce qui est évidemment inexact. Les patients Covid-19 admis en réa y restent beaucoup plus longtemps puisque 20% des journées d’hospitalisation en réa ont été pour Covid-19. Ce qui est considérable d’autant que la Covid-19 évolue par phases alors que les autres causes d’entrée en réa sont peu ou prou constante. Je vous renvoie au graphe des admissions journalières en réa en 2020.
« Augmenter le nombre de lits ne serait il pas plus raisonnable ? » Il faut comprendre que ce ne sont pas des lits d’hotel! Ni des lits de séjour pour patients non critiques. Une place en réanimation c’est avant tout un environnement technologique très sophistiqué en réa et autour. Ensuite ce sont des professionnels très nombreux et de bon niveau. C’est pourquoi en urgence c’est difficile. Mais rien ne prouve à l’heure actuelle que nous ayons eu un « manque » de lits. Une pandémie ne se combat pas en réa, mais en amont. Même sans vaccin les moyens habituels à condition d’être appliqués ralentissent la propagation et ce de manière drastique. Enfin avant de les augmenter (à supposer que ce soit possible dans l’urgence) il faut les compter dans tous les hôpitaux c’est à dire publics et privés et les utiliser tous. C’est bien une question de gestion, de redéploiement préparé en amont par une organisation de santé publique s’agissant des urgences sanitaires, de recours aux ressources sans choix idéologique, de liberté de gestion des hôpitaux aujourd’hui contraints par les ARS. Aucun état ne peut maintenir des lits fermés pendant des décennies dans l’attente d’une pandémie. Il y a des solutions réelles et je les ai listées.
« Ces fermetures de lits de petites unités pour financer de monstrueuses usines à santé est il un bon choix ? Ces questions ne méritent elles pas d’être posées ? »
En effet.
Si dans des unités vous avez une mortalité supérieure à d’autres allez vous y aller ou bien trouverez vous le moyen d’aller là où les résultats sont meilleurs?
Si dans de petites unités il n’y a pas d’imagerie 24h/24h, si il y a des trous dans le planning des médecins, si les infirmières partent parce qu’elles ne peuvent se loger vous allez les laisser ouvertes ?
Ce que vous appelez avec le classique appel à l’émotion « de monstrueuses usines à santé » sont en fait des unités de soins très sophistiquées qui ont transformé le pronostic de nombreuses maladies graves. Peut être même que vous leur devez la vie depuis la réa de néonatologie à celle des adultes atteints de Covid-19. La santé c’est autre chose cela dépend essentiellement de vous.
« Je conteste la présentation qui en est faite pour alimenter systématiquement une seule thèse, celle de la peur. »
La peur n’évite pas le danger. Nous avons en France 130 000 morts de la Covid-19. Il faut simplement prévenir la mortalité et les formes graves. Les scientifiques du monde entier ont réussi de ce point de vue un prodigieux résultat et ce n’est pas fini. Les pisse froids ont vu la caravane passer. Heureusement la mondialisation des biens et services aura sauvé beaucoup de Français sans distinction.

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Dr Guy-André Pelouze 17 novembre 2021 - 1:21

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
« Je reconnais là un spécialiste. « Ces patients de réanimation sont probablement les patients les plus lourds que l’on puisse accueillir dans des lits de soins critiques. » Etes-vous sûr que dans ce tableau apocalyptique il n’y ait que des Covid ? Aucune co-morbidité ? Aucune tendance à confondre malade du Covid avec malade positif au Covid ?
La bonne vieille technique communiste de l’amalgame et son dérivé la mayonnaise socialiste ne sont pas prêtes de mourir, elles… »
Vous comprendrez à me lire que nous sommes ici dans un dialogue fair play. Vos interrogations étaient légitimes en Janvier 2020, elles sont devenues obsolètes.
« Que sont donc devenus les patients non covid qui habituellement occupaient ces lits de réanimation ? En sachant que je n’ai pas connu de service de réanimation avec des lits vides au cours de mes dernières décennies hospitalières… »
Les activités programmées ayant été fortement ralenties les patients qui l’auraient nécessité ne sont pas allés en réa.
« Ce n’est absolument pas nouveau nos services hospitaliers étant trop petits depuis longtemps » Non il n’ ya aucune preuve réelle que nous manquons de lits. Voir mon commentaire précédent. Il est en revanche urgent de mieux gérer les lits de tous les établissements de soins à la fois au quotidien en temps normal et dans le cadre d’urgences sanitaires locales ou nationales.
« Si beaucoup de malades covid 19 avaient été soigné dés le début des symptômes ,il n’auraient pas été hospitalisé et surtout en réa , mais renvoyé chez eux avec du doliprane !! ( le seul médicament qu’il ne faut pas prendre) et bien leur cas c’est aggravé au point qu’ils en sont mort !! » J’hésite entre décalé et puéril. Comment voulez vous établir un dialogue en faisant de telles affirmations? Plus personne dans le monde ne croit de telles fadaises.

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ambelouis 2 janvier 2022 - 12:17

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
La démocratie c’est vivre ensemble en se respectant tous sans faire l’impasse de la responsabilité individuelle….
Alors, la France n’est pas une démocratie…Proclamer la démocratie ne veut pas signifier que nous en respectons les règles.
Ainsi, en ce qui concerne la vaccination NATIONALE contre la COVID proclamée par le gouvernement au bénéfice de tous les citoyens … Celle-ci implique que TOUS les citoyens soient vaccinés au nom de l’intérêt collectif et individuel, sans tenir compte du respect que chacun doit aux soignants….
Sauf pour des cas particuliers et spécifiques médicaux, reconnus par un collège de trois médecins indépendants (1 représentant de l’Assurance maladie, l’un représentant les un médecin hospitalier, 1 représentant les médecins privés) …
• La vaccination doit être IMPOSÉE pour TOUS, sans autre exception.
Tout contrevenant à cette obligation sanitaire sécuritaire doit être sanctionnée par un isolement dans des centres d’enfermements pour protéger la population vaccinée, au nom de l’intérêt collectifs
Tout contrevenant qui devrait être hospitalisé devra déposer une caution validée à son acceptation à l’hôpital à la hauteur d’une intervention de longue durée.
La démocratie ne peut vivre que dans la responsabilité collective partagée et chaque citoyen se doit de contribuer à l’exercice de cette responsabilité bien comprise dans l’intérêt de tous….
• Tout individu doit ainsi assumer et assurer son rôle dans la société sans devoir financer des irresponsables égoïstes qui ne respectent pas son voisin, tout simplement.
Mais mon constat, c’est que la France actuelle est un pays de politiciens, lâches aux ventres mous… et le contribuable est soumis à ces irresponsables qui s’attaquent à la DÉMOCRATIE….
Qui, en tant que responsable républicain, peut s’opposer à mon point de vue ?
Merci d’argumenter au cas où vous voudriez exprimer vos oppositions ou réserves étayées !
Dans cette attente.

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Obeguyx 3 janvier 2022 - 9:50

Environ 2 % de patients Covid, c’est 20 % des journées d’hospitalisation en réanimation
J’ai tout lu avec 24 heures de retard. Bilan : le coupable est dons bien l’ARS, ce machin créé par « Juppé » et qui a démoli notre système de santé. A quand la mise en examen de ce monsieur qui le mérite bien plus que Monsieur Charles Prat. J’espère que l’article du Dr Guy-André Pelouze et les commentaires qui ont suivis porteront leurs fruits. On a le droit de rêver en ce début d’année.

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