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Droits des femmes à la présidentielle : une question mal posée

par Adélaïde Motte

C’est aujourd’hui, le 8 mars, la “Journée internationale des droits des femmes” et vous allez en entendre parler. Des magasins proposent des réductions, les médias font un état des lieux des droits des femmes dans tel ou tel pays.

A l’approche de l’élection présidentielle, on se demande également ce que les candidats proposent sur ce thème. Emmanuel Macron veut instaurer un droit à la garde d’enfants et lutter contre l’endométriose ; Marine Le Pen compte augmenter l’allocation de soutien aux mères isolées et défendre l’égalité salariale ; Eric Zemmour propose d’augmenter la pension de réversion des veuves et de permettre la libre répartition du congé parental. Valérie Pécresse annonce, elle aussi, l’augmentation de cette pension, ainsi qu’un congé parental aménageable. Elle a sans doute le programme le plus fourni concernant les femmes parmi les candidats de droite, avec également des congés pour règles douloureuses et la reconnaissance de l’endométriose, ainsi qu’une baisse de taxes sur les produits d’hygiène féminine, une amende pour les parents de filles de moins de 15 ans voilées et un tribunal spécialisé dans les violences conjugales. Enfin, Jean-Luc Mélenchon veut créer une commission de contrôle sur l’égalité homme-femme dans les entreprises et augmenter les sanctions financières et pénales pour les employeurs qui n’accorderaient pas suffisamment d’importance à cette cause.

Dans ces propositions, tout n’est pas forcément à jeter, mais comme souvent chez nos politiques, le problème est mal posé. Avant d’annoncer des mesures dans tous les sens, il importe de savoir de quoi, au juste, les Françaises souffrent au quotidien, et en quoi cette souffrance est liée à leur sexe. On comprendrait alors que les mesures concernant le pouvoir d’achat méritent de concerner l’ensemble de la population, et pas seulement les femmes. On comprendrait peut-être aussi qu’il serait judicieux d’étudier finement le ou les profils des agresseurs potentiels afin de mieux prévenir les agressions sexuelles.

Le reste n’est pas du ressort de l’Etat, et les employeurs sont bien capables d’accorder les salaires et congés appropriés à leurs employés, hommes comme femmes.

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3 commentaires

Farondan 8 mars 2022 - 9:03

Les femmes se plaignaient de l’oppression qu’elles subissaient de la part des hommes…
Maintenant, la problématique c’est inversée, ce sont les hommes qui sont oppressès, vilipendés, dégradés !
Même pas du respect !

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Obeguyx 8 mars 2022 - 11:13

C’est quoi ce foutoir !!! Tous ces politiciens sont complètement fous. Au centre il y a l’être humain. Dans notre société française (pour ce qu’il en reste) la devise est liberté, égalité, fraternité en précisant que nous sommes tous égaux en droit. Si ces abrutis de politiciens ne nous avaient pas abreuvés de lois, toutes plus ridicules les unes que les autres, favorisant telle ou telle minorité, nous n’aurions pas à débattre sur de tels sujets. D’un autre côté, ça permet de ne pas aborder les sujets essentiels, comme par exemple l’incapacité des dits politiciens à gérer convenablement notre pays et en cas de faute d’en répondre sur leur tête.

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JR 8 mars 2022 - 1:28

Bonjour, bon billet Adélaïde, cette affaire devient un truc de wokiste. A titre professionnel, j’ai souvent poussé et soutenu des femmes à évoluer et je ne me considère pas de cette caste parasitaire éscrolo-islamo-gaucho-cancelo-wokiste, bien au contraire. Seule la droiture, le besoin d’être juste et la déontologie vous pousse à prendre une décision équitable. Et non pas un arsenal de mesure illisible, voire liberticide. Ne peut-on pas penser un instant que l’être humain essaie d’être juste et bon, sans Schiapateris. En tous cas, à cette heure, l’essentiel est de démacroniser et de désèscrologiser le pays. Libérons la France. Merci. Bien à vous

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