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Chiffres de la délinquance 2022 : nette hausse des atteintes aux personnes et aux biens

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Le ministère de l’Intérieur a publié mardi les chiffres de la délinquance pour l’année écoulée, mesurés par son propre service de statistiques. Un seul indicateur est en baisse : celui des vols violents sans armes (-4 %), en décrue continue depuis 2012, année pendant laquelle il en a été dénombré 30 000, contre 15 000 l’année précédente.

Tous les autres voyants sont au rouge, les faits de coups et blessures volontaires sont en nette progression (+15 %, après +12 % en 2021) ainsi que les violences sexuelles (+11 % en 2022, après +33 % en 2021), les escroqueries (+8 %), les cambriolages (+11 %) ou les vols de véhicules (+9 %).

Il en va de même pour les vols sans violence contre des personnes, les vols dans les véhicules et les vols d’accessoires sur véhicules, respectivement en hausse de 14 %, 9 % et 30 %.

Le nombre de personnes poursuivies pour usage de stupéfiant – guère dissuadées d’agir par la mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle… – poursuit sa vertigineuse ascension en augmentant de 13% en 2022 après avoir déjà connu une hausse de 38 % en 2021.

Les différents ministres de l’Intérieur ont appliqué, peu ou prou, la même politique consistant à augmenter les effectifs des forces de police sans investir dans leur équipement et leur formation et à créer des zones spéciales dotées de moyens policiers supplémentaires (les zones de sécurité prioritaire sous le quinquennat de François Hollande et les quartiers de reconquête républicaine sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron).

Déjà épinglées par la Cour des comptes pour son efficience modérée, les politiques publiques de lutte contre l’insécurité ne se sont pas assorties d’un renforcement des peines pénales, seules aptes à mettre fin au sentiment d’impunité des délinquants, ni du traitement du phénomène migratoire (avec le cas des mineurs isolés par exemple). Force est donc de constater que celles-ci sont un échec flagrant ayant un impact sur la vie de tous les jours du citoyen.

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4 commentaires

Laurent46 2 février 2023 - 5:31

Rien de nouveau, c’est la République qui protège la pègre venue du monde entier, leur donne tous les moyens, les soigne gratos et en priorité dans l’espoir perdu qu’un jour ils iront travailler ! Quand il n’y a plus que des idiots utiles aux gouvernances Républicaines les choses ne peuvent pas être autrement. Rien que leur apparition sur le petit écran me fait passer sur netflix. Le monde mafieux et malhonnête se voie sur leur visage avant qu’ils n’en sorte des mots aussi tordus que les personnages

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Astérix 2 février 2023 - 8:55

Il ne sert à rien d’augmenter les effectifs de police ou de les suréquiper tant que la justice n’effectuera pas sa mission.
Pourquoi voulez-vous que le système fonctionne lorsque les policiers arrêtent les malfaiteurs pour que la justice les relâche aussitôt.
Les français ont voulu des juges rouges, vous avez le résultat et la situation va empirer.
Pauvre France imbécile !

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Dudufe 2 février 2023 - 10:46

Lu dans le journal régional de Bourgogne, la peine infligée à un trafiquant étranger déjà à sous OQTF : 5 ans d’interdiction de séjour ! Si ce n’était pas si dramatique il y aurait de quoi s’esclaffer.

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GHUS 2 février 2023 - 1:56

Ces chiffres démontrent bien que l’insécurité n’est pas qu’ un sentiment, comme avait osé l’affirmer le ministre de la justice Éric Dupond Moretti en sept 2020. La situation est d’autant plus grave que ces pourcentages d’augmentation élevés viennent après une année où ils étaient déjà en forte hausse (violences sexuelles : + 48 % en 2 ans ; usage de stupéfiants : + 56 %). Des juges complaisants avec les délinquants et un manque flagrant de places dans les prisons. Mais on va nous expliquer que nous sommes d’extrême droite et que la solution est dans l’éducation. .

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