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Burkini : Eric Piolle ne lâche pas l’affaire

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La polémique ne tarit pas. Un mois après la décision du Conseil d’Etat interdisant le port du burkini dans les piscines municipales, trois femmes en maillot intégral ont pu accéder, jeudi 28 juillet, à la piscine Jean Bron de Grenoble. Dans une ordonnance du 21 juin 2022, pourtant, le tribunal administratif de Grenoble avait confirmé la suspension de l’article 10 du règlement des piscines municipales de l’agglomération, porté par la majorité du maire écologiste de la ville, Eric Piolle. Celui-ci autorisait le port de tenues « non près du corps », comme c’est le cas notamment du burkini. Jugeant que cette tenue porte atteinte au principe de neutralité des services publics, le Conseil d’Etat s’était alors prononcé contre la décision du conseil municipal de la ville de Grenoble. La plus haute juridiction française avait prohibé ce qu’elle avait qualifié de « dérogation très ciblée, apportée pour satisfaire une revendication religieuse, aux règles de droit commun de port de tenues de bain près du corps édictées pour des motifs d’hygiène et de sécurité ».

Jeudi dernier, c’est donc malgré cette interdiction que la mairie de Grenoble a encore une fois décidé de passer outre le principe de laïcité. Arrivées vers 10h30 à la piscine municipale, les femmes vêtues de leur burkini ont dû patienter avant de se rendre à l’espace de baignade, afin que le personnel de l’établissement prenne ses consignes auprès de la mairie, qui a finalement confirmé auprès des employés son autorisation du port du maillot intégral. Eric Piolle, maintient ses positions : « Le reste du règlement reste inchangé : vous pouvez aussi bien venir seins nus qu’avec un maillot couvrant dans les piscines de Grenoble ».

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