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Enquête sur l’urgence climatique

dimanche 6 juin 2021, par Alain Mathieu

« Le réchauffement climatique pendant le dernier siècle est de la même importance que la variation naturelle du climat ». En 1990 le « résumé pour les décideurs » du premier rapport du GIEC, ainsi rédigé, était d’une grande prudence. Il exprimait implicitement un doute sur l’influence climatique des émissions humaines de CO2, puisque le réchauffement pouvait être d’origine naturelle. Ce rapport donnait explicitement la raison de ce doute : les sciences du climat n’ont pas assez étudié certains phénomènes, comme le rôle des océans dans le cycle du carbone, les aérosols, la formation des nuages, les variations de la vapeur d’eau dans l’atmosphère.

INTRODUCTION : LA SCIENCE DU CLIMAT POUR LES NULS

La science du climat est en apparence une science compliquée, faisant appel à de
nombreuses disciplines scientifiques, étudiant des phénomènes physiques mal connus, comme les aérosols, les courants marins, la formation des nuages, etc.

Ses prévisions pour l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère terrestre au niveau du sol en 2100 varient de + 0,3 °C à + 5,8 °C. Elle divise les scientifiques, des milliers disant que l’homme est le principal responsable du réchauffement climatique, des milliers d’autres le contestant.

Le climat est beaucoup plus compliqué à comprendre que le coronavirus, un corps dont la composition chimique est bien connue. Et pourtant les scientifiques se disputent sur le mode de propagation du coronavirus et les moyens de le traiter. Il n’est donc pas étonnant que le climat donne lieu à des controverses encore plus acerbes et ésotériques que celles sur le virus.

Cependant l’essentiel de la science du climat est facile à comprendre pour ceux qui
disposent d’un frigidaire et d’une baignoire. Deux expériences simples suffisent, les réactifs nécessaires étant une bouteille de bière, un verre, un rond de serviette en bois et une bouteille d’encre rouge.

Versez la bouteille de bière dans le verre. Vous voyez apparaître une mousse qui n’est autre que du CO2 (dioxyde de carbone). Si vous mettez le verre dans le compartiment congélateur de votre frigidaire, en moins de cinq minutes la mousse est absorbée par le liquide.

Ce phénomène se reproduit à l’identique dans la nature : le CO2 contenu par l’atmosphère terrestre est absorbé par les océans froids ; il est « dégazé », c’est-à-dire renvoyé dans l’atmosphère, par les océans chauds, où l’ont poussé les courants et les différences de températures.

Ce phénomène est bien montré dans les rapports du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts du Climat). On y lit que le carbone circule en permanence entre l’atmosphère, les océans, la végétation et les sols, sous forme de CO2, de carbonates et de matière organique, et que les océans en contiennent environ 45 fois plus que l’atmosphère.

La deuxième expérience consiste à jeter le rond de serviette dans votre baignoire et à verser à l’intérieur une dizaine de gouttes d’encre rouge. L’eau à l’intérieur du rond va rougir puis rosir, et celle à l’extérieur va commencer à rosir. Après quelques minutes, le rose à l’extérieur du rond sera le même qu’à l’intérieur. La concentration d’encre y est la même. L’encre versée s’est répartie dans l’eau entre l’intérieur et l’extérieur du rond en proportion de leur volume respectif.

De même si l’on introduit du CO2 dans l’atmosphère par la combustion des combustibles fossiles, la circulation permanente du carbone le répartira entre l’atmosphère, les océans, la végétation et les sols en fonction de la masse de carbone que chacun contient, soit 1 pour l’atmosphère, 45 pour les océans (et 3 pour la végétation). Cette répartition prendra quelques années. A la fin il ne restera plus dans l’atmosphère que 1/45 = 2,2% des émissions humaines, l’essentiel des émissions humaines étant donc passé dans les océans. C’est pourquoi la croissance du contenu de l’atmosphère en CO2 est due davantage aux dégazages naturels, qui dépendent de la température des océans, qu’aux émissions humaines.

La présente enquête, faite auprès des membres du Haut Conseil pour le Climat, Conseil scientifique du gouvernement, montre que la majorité de ces scientifiques ne formule pas d’objection à cette conclusion.

Lire la note :

Enquête sur l’urgence climatique
https://fr.irefeurope.org/Publications/Etudes-et-Monographies/article/Enquete-sur-l-urgence-climatique

Messages

  • Dans la remarquable étude sur l’urgence climatique, il est énoncé en page 3 :
    « Les mesures de température de l’atmosphère faites par des satellites n’ont pas confirmé l’existence du « hot spot » prévu par les modèles du GIEC, une couche de l’atmosphère plus chaude entre les tropiques ».
    Cette définition du « hot spot » est communément inexacte. En effet, ce que montrent les graphiques du GIEC, ce n’est pas une couche plus chaude, mais plutôt une couche qui se réchauffe plus vite ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
    Les scientifiques américains appelle ce réchauffement en degré par décade le "lapse rate".
    Cordialement.

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