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Jean Barraud : Le feuilleton hallucinant des deux sièges de Paris : 1870 - 1871 : la guerre - la capitulation - la Commune

vendredi 19 mars 2021, par Nicolas Lecaussin

Cet ouvrage est une chronologie, qui va du 5 juillet 1870 à la « Semaine sanglante », fin mai 1871. Avec un préambule sur les années 1854-1870 rappelant les événements qui ont conduit au premier siège de Paris par les Prussiens. Il a été réalisé par un ancien journaliste du Figaro, maintenant décédé, Jean Barraud.

C’est en journaliste – non en historien qu’il n’était pas, ni en universitaire qu’il était moins encore – qu’il a « couvert » ces événements, au jour le jour, presque heure par heure (ce qui ne laisse aucune place au flou !), uniquement à partir de documents et témoignages d’époque, en vérifiant et recoupant éventuellement les faits. Sans intervenir, excepté dans une très courte postface. Il a accumulé un matériau brut dans lequel il a incrusté une foultitude de détails. Le tout forme une vaste fresque où alternent le dramatique et le drolatique et où circule une vie intense.

Vous verrez à l’œuvre : le général Trochu, champion de la force morale ; l’explorateur Francis Garnier, en vigie sur les remparts et désespéré par les embrouillaminis militaires ; Gustave Flourens, le don Quichotte de la Révolution ; Victor Hugo avec son képi de garde national vissé sur la tête, et toujours aux prises avec des esprits frappeurs ; la préfète Juliette Adam servant de la trompe d’éléphant à ses invités ; le professeur Frémy du Muséum d’histoire naturelle, inventeur de l’osséine, l’aliment universel qui a donné la colique aux assiégés ; Edmond de Goncourt cherchant une cachette dans le zoo du Jardin des Plantes pour échapper aux recruteurs de la garde nationale ; le père Gaillard, maître ès barricades ; M. Troncin Dumersan, l’espion personnel d’Adolphe Thiers, sur son phaéton agile ; Jules Allix, le découvreur de la télégraphie via les escargots ; et tant d’autres…

Vous entendrez la Commune bavarde qui voulait régénérer le monde, des olibrius agités et vains, des stipendiés, des folliculaires incendiaires, mais aussi des hommes intègres et remarquables, comme le relieur Eugène Varlin, un précurseur des Restos du cœur ou Albert Theisz, le ciseleur bronzier bombardé directeur de la Poste, ou encore le scrupuleux Jourde, responsable occasionnel des finances de la Commune mais qui avait bel et bien l’étoffe d’un grand argentier.

Vous éprouverez de l’admiration pour les vaillants pigeons parisiens forçant le blocus des faucons prussiens avec des charges de 20.000 messages microphotographiés ; vous verrez la Vénus de Milo les pieds dans le fumier et les gares parisiennes converties en fabriques de ballons postaux ; vous assisterez en direct à la chute de la colonne Vendôme, en direct encore à l’entrée des Versaillais dans Paris.

Et puis, hélas !, vous vivrez le dernier acte où tout s’est emballé, où sont venus les pires moments : les fusillades, la populace massacreuse ; et Paris qui brûlait et le sang qui coulait et les dénonciateurs qui dénonçaient…
Un crève-cœur.

Pour acheter le livre

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