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SNCF : le gouvernement recule et fait payer les Français

Annoncée en grande pompe, la prétendue « réforme » de la SNCF était déjà très loin de ce qu’avaient fait d’autres pays dans le secteur ferroviaire afin de préparer l’ouverture à la concurrence. Aujourd’hui, cette réformette risque même de faire un très gros pschitt.

Contrairement à ce que préconisait le rapport Spinetta, on ne touche pas aux petites lignes même si les trains sont vides et coûtent très cher aux contribuables. Leur fermeture aurait fait économiser 1,2 milliard d’euros par an (500 millions d’euros sur l’infrastructure et 700 millions sur l’exploitation des trains) au minimum. Les trains restent, ainsi que le personnel.

Ensuite, concernant le statut des agents, la ministre a apporté des « garanties » quant à leurs avantages sociaux, lorsqu’ils passeront d’une entreprise ferroviaire à une autre, en cas de perte de contrat par la SNCF, après l’entrée en vigueur de la concurrence. Leur transfert se fera alors « prioritairement sur la base du volontariat » et ils conserveront l’essentiel des garanties du statut « notamment la garantie de l’emploi, la retraite et la rémunération ». En ce qui concerne les nouveaux entrants, les décisions ne sont pas claires. Derrière l’apparence de la fermeté, le gouvernement semble laisser la porte ouverte à quelques concessions dans les semaines à venir. Même sans statut, les recrutements pourraient se faire sur la base des privilèges qui existent déjà. A suivre…

En Ile-de-France, la concurrence des trains en…2039 !

Enfin, ce qui est au moins aussi inquiétant, c’est le changement de délai pour l’ouverture à la concurrence. L’obligation d’ouverture à la concurrence des liaisons nationales commerciales devait respecter le calendrier suivant : décembre 2020 pour les TGV et autres trains nationaux ; ouverture progressive à la concurrence sur les TER de fin 2019 à fin 2023 et pour le Transilien à partir de 2023.

Le gouvernement a changé : l’ouverture à la concurrence s’étalera entre 2019 et 2023 pour les régions hors Ile-de-France, le rythme étant choisi par… les régions. Les trains de banlieue Transilien seront ouverts à la concurrence entre 2023 et 2032. Pour le RER, l’échéance a été repoussée jusqu’en… 2033, voire 2039 pour les lignes A et B ! En revanche, une partie de la dette sera « reprise », elle, dès le 1er janvier 2020…

En réalité, le gouvernement ne respecte même pas les directives européennes et retarde encore la transformation de la SNCF qui coûte déjà 13 Mds d’euros par an, avec une dette de 50 Mds d’euros. Tout cela sur le dos des Français.

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