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Pour une immigration raisonnée et méritée

lundi 5 avril 2021, par Jean-Philippe Delsol

Des associations proches du gouvernement turc qui avaient refusé de signer la charte de l’islam ont été exclues des prochaines « assises territoriales avec les acteurs de l’islam ». Parmi elles, le mouvement Milli Görus qui voulait construire la nouvelle mosquée de Strasbourg avec l’argent des contribuables. Cet islam rigoriste et dominateur surfe sur la vive progression en France d’une immigration en grande partie musulmane.

La France pratique sans limite une politique de regroupement familial

Deux bons connaisseurs du phénomène migratoire en ont récemment dévoilé la réalité. Patrick Stefanini, dont nous avons déjà donné un compte rendu du livre Immigration. Ces réalités qu’on nous cache, et Didier Leschi (Le Grand dérangement, Gallimard, 2020) observent tous deux la forte hausse des titres de séjour accordés (83% de plus en 2019 qu’en 2000) aux demandeurs d’asile. Il faut y ajouter les demandeurs d’asile 3,4 fois plus nombreux en 2019 qu’en 2000). Les immigrés résidant en France et nés étrangers à l’étranger représentent à peu près 10% de la population, en hausse de 20 à 25 % sur vingt ans et de 100% par rapport aux années 1930. La proportion des immigrés de première et deuxième génération représenterait 21% à 27% de la population, soit la proportion la plus élevée d’Europe. Il faut ajouter un nombre indéterminé de « clandestins », estimé à 900 000 sur le territoire français y compris les départements d’Outre-Mer.

La France pratique sans limite une politique de regroupement familial doublé de la possibilité pour un Français issu de l’immigration de faire venir en France, sans condition de revenu, de logement ou d’emploi, un conjoint né et résidant à l’étranger. Le nombre de mineurs étrangers relevant de l’aide sociale à l’enfance est passé de 5 000 en 2014 à 40 000 fin 2018. Dans le même temps, l’Aide Médicale d’Etat créée en 1999 pour 75 000 bénéficiaires, a profité en 2018 à 320 000 migrants irréguliers. Ce système, coûte près d’un milliard au budget public. Sans compter le coût inconnu des fausses cartes vitales (entre 600 000 2 500 000 selon les estimations) et celui des titres de séjour accordés, depuis Chevènement en 1998, aux étrangers malades.

Il est légitime de se demander si nous ne sommes pas trop généreux. Car le pays risque de s’épuiser à ce rythme et d’y perdre autant sa force économique que son identité. Il faut sans doute, et sereinement, envisager des solutions de régulation au travers d’un meilleur contrôle des frontières de l’Union européenne et de la restriction des admissions hospitalières sans frais, sachant que d’ores et déjà la mise en place de cartes vitales sécurisées pourrait réduire les fraudes. Une politique de quotas en fonction des besoins en matière d’emploi serait souhaitable.

Comment accueillir des immigrés et les intégrer dans un pays qui ne croit plus à lui-même ?

Il faut aussi permettre aux immigrants que nous accueillons d’apprendre notre langue et nos lois, quitte, si nécessaire, à les y obliger et de travailler. Il ne faut tolérer d’eux aucune violation délictuelle car comment les intégrer s’ils ne vivent pas en paix parmi nous. Mais la solution passe sans doute par un changement de mentalité des Français eux-mêmes. Comment accueillir des immigrés et les intégrer dans un pays qui ne croit plus à lui-même ? Dans un ouvrage courageux Claire Koç (Claire, le prénom de la honte, Albin Michel, 2021) raconte ses difficultés à s’intégrer dans une France qui n’aime plus ni elle-même ni les étrangers. Arrivée très jeune en France avec ses parents turcs et alévis, elle dénonce sans haine les politiques françaises qui ont abandonné l’école à la médiocrité en la nivelant par le bas et qui achètent, mal, la paix sociale à coups de subventions. Elle rejette toute forme de discrimination dite positive, « aveu… d’incompétence et d’assistanat » qui consiste à accorder sur des critères de race ou de situation sociale des diplômes ou des emplois au rabais pour ne pas avoir été capable de délivrer une instruction publique qui élève tous ceux qui le méritent. Elle décrit aussi le « fondamentalisme qui étreint jusqu’à l’étouffer la vie des femmes de certain quartier » et les pressions des familles immigrées pour que leurs membres ne sortent pas de leur enfermement. Elle explique la force des réseaux islamiques dans les banlieues. Elle se désole des comportements victimaires.

Il faut d’abord réapprendre aux Français leur attachement à la France

Claire Koç a réussi par le travail et par l’effort à s’intégrer dans la société française dans laquelle elle veut gagner ses galons par elle-même. Elle a non sans peine changé son prénom, et voulu se convertir au christianisme non pas pour renier ses origines mais pour adopter son nouveau pays dont elle apprécie la tradition et la culture. Malheureusement, la société française fait tout pour ancrer les étrangers dans leur propre culture plutôt que de leur apprendre la culture française. Les programmes de langue et de culture d’origine dans les écoles françaises, avec des professeurs d’origine étrangère, dissuadent les enfants de s’assimiler. Si notre pays, la France, « est en voie de partition, … c’est moins à cause des immigrés que du fait de ces élites bien-pensantes qui dissuadent les filles et fils d’immigrés de deuxième, troisième ou dixième génération de s’intégrer ». Ce sont eux qui ont « pris la pelle pour creuser le trou de l’identité française », par exemple le député Aurélien Taché qui a comparé sur un plateau de télévision une jeune fille de 12 ans portant le voile à une jeune fille à qui on mettrait un serre tête : « le Degré zéro de l’absurdité bien-pensante » dit-elle.

Au-delà des politiques à mettre en œuvre pour rationaliser les entrées des immigrés en France et pour éradiquer l’islamisme intolérant, il faut d’abord réveiller chez les Français leur attachement à la France afin qu’ils puissent le transmettre à ceux qui viennent d’ailleurs pour travailler et s’instruire chez nous. Ce n’est un service rendu ni à la France ni aux immigrés eux-mêmes de leur donner la nationalité française parce qu’ils sont nés sur notre sol. Facilitons plutôt l’acquisition volontaire de cette nationalité française à ceux qui font l’effort de la gagner en s’intégrant. C’est ce qu’a fait Claire Koç qui cite volontiers Emmanuel Levinas : « La France est une nation à laquelle on peut s’attacher par le cœur aussi fortement que par les racines ».

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