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La théocratie impériale de Jupiter

Déjà nous vivions sous la tyrannie du bien, ou plutôt de ce que le gouvernement croyait être bien pour nous. Le 11 mai nous introduit dans une nouvelle période de théocratie impériale. Nous serons surveillés par des brigades d’anges gardiens qui veilleront à ce que tous ceux qui ont été contaminés ou sont susceptibles de l’être soient confinés chez eux ou dans des hôtels-prisons. Pour ce faire il faudra bien sûr généraliser une politique de délation qui commencera par les médecins auxquels, à l’encontre de leur déontologie, on demandera de violer le secret professionnel pour dénoncer ceux qui devraient être isolés. Bien pire, ils seront payés pour ça !

Les médecins généralistes recevront un forfait de 55 euros pour détecter une personne atteinte du Covid 19 et saisir les coordonnées de ses proches. Ils seront encouragés à poursuivre l’enquête au-delà du cercle familial en percevant deux euros pour chaque contact supplémentaire identifié, voire quatre euros quand les coordonnées permettant de les joindre seront indiquées, a précisé Nicolas Revel, le directeur de l’Assurance maladie, aux Echos. Vichy ne savait pas faire ça aussi systématiquement !

Les « brigades » pourront se rendre chez vous !

D’autant qu’ensuite, le relais sera pris par ces fameuses brigades qui auront le droit d’aller chez vous. Car dès qu’une des qu’une personne sera testée positive, les « brigades » pourront, selon la consigne édictée par le Premier ministre, « remonter la liste des cas contacts, les appeler, les inviter à se faire tester en leur indiquant à quel endroit ils doivent se rendre, puis vérifier que ces tests ont bien eu lieu et que leurs résultats donnent bien lieu à l’application correcte de la doctrine nationale ». Ces brigades appelleront dans les 24 heures toutes les personnes listées pour les informer qu’elles ont été en contact avec une personne infectée et leur demanderont de réaliser un test de dépistage plusieurs jours après l’exposition au virus (pris en charge à 100% ! Quelle attention !). Elles pourront en cas de besoin leur délivrer un arrêt de travail. Si ces contacts sont testés positifs à leur tour, ils seront invités à s’isoler chez eux - ce qui entraînera le confinement de tout le foyer pendant 14 jours - ou dans un lieu mis à disposition, comme des hôtels réquisitionnés. Et une liste des personnes qu’ils auraient pu contaminer sera à son tour établie. Pendant cette quarantaine, les règles de distanciation avec leur entourage devront être respectées - même à domicile -, la température devra être prise au moins deux fois par jour, et un arrêt de travail sera adressé si le télétravail n’est pas possible. Enfin, un test sera réalisé 7 jours après le dernier contact avec la personne malade. L’isolement sera prolongé de 8 à 10 jours en moyenne si le test est positif... Et de 7 jours en moyenne s’il est négatif, car « un test négatif n’exclut pas totalement la maladie », a indiqué Olivier Véran.

Les données récoltées seront réparties dans une sorte de dossier médical partagé, composé de deux fichiers d’information : “le fichier Sidep, dans lequel seront inscrites les informations des laboratoires de biologie médicale lorsqu’un patient aura été testé positif”, et le dispositif “Contact Covid, inspiré du site de l’Assurance maladie Ameli, qui permettra notamment d’avoir les coordonnées des personnes à contacter”. Un “grand nombre d’intervenants”, y compris des personnes qui “ne sont pas des professionnels de santé”, auront accès par ce système à des informations “sensibles”, à la fois “médicales et non médicales”. Le gouvernement accompagnera donc ce “contact tracing” d’une “disposition législative”, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne sera pas attentatoire au droit de chacun à la confidentialité de ses données personnelles.

Ils ont mis à la poubelle l’Etat de droit !

Nos gouvernants ne savent pas que des anges gardiens ne se promènent pas en brigade, qu’ils ne sont pas faits pour surveiller et enfermer, mais pour protéger et libérer. Ils ne savent d’ailleurs plus grand-chose. En tout cas ils ont mis à la poubelle l’état de droit car ces dispositions représentent une suite de violations inimaginable et jamais sans doute réalisée en France des droits des personnes : violation possible du secret médical, des données personnelles, du domicile, de la liberté d’aller et venir, de travailler, … de ne pas prendre sa température !

L’épidémie justifie-t-elle un tel renoncement aux libertés publiques qui sont bien souvent des droits naturels humains ? Curieusement, les gouvernements successifs de ces dernières années ont mené des campagnes systématiques et parfois sournoises pour faire progresser le droit de l’euthanasie, et maintenant, ils se précipitent pour sauver d’une mort naturelle les personnes âgées qui représentent la très grande majorité des décès du coronavirus, 82,3% des décès frappant les personnes de plus de 75 ans selon les calculs de l’IREF. Car les épidémies sont des causes naturelles de décès depuis la nuit des temps et, sauf quand elles sont extrêmement contagieuses et mortelles comme la peste, il reste possible de les combattre tout en vivant avec elles comme le montre le magnifique roman de Gabriel Garcia Marques, [L’amour au temps du choléra].

Mais l’épidémie n’a-t-elle pas affolé nos dirigeants au point de leur faire perdre raison et de les conduire à croire, peut-être de bonne foi, que seule leur intervention totale, générale peut arrêter le « mal ». Eux seuls savent, pensent-ils, et c’est pourquoi ils ont multiplié les fiches « métier » de déconfinement pour dire aux employeurs et aux employés ce qu’ils devaient faire ou ne pas faire jusque dans le détail. Ils sélectionnent les bonnes entreprises auxquelles ils peuvent apporter secours et les autres qui n’y ont pas droit… Ils sont atteints d’une maladie, mentale, bien plus grave que celle du coronavirus et qui leur fait croire qu’eux seuls peuvent sauver la planète du coronavirus autant que du réchauffement, de l’inégalité décrétée mal universel ou de tout autre malheur commun. En fait, ils adorent ça, parce qu’ils se sentent désormais si indispensables qu’ils peuvent, légitimement croient-ils, revendiquer le pouvoir absolu. Mais selon les mots de Lord Acton, chacun sait que si « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ».

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Messages (7)

Intrusion dans les domiciles et dans la vie privée

le 12 mai, 01:44 par félix

Il n'est pas acceptable que des individus dont ce n'est pas le métier pénètrent dans les domiciles privés. Il n'y a pas que le virus qui risque de tuer si on est déjà affaibli. Dans ce cas la délation et l'inquisition (on revient ainsi plusieurs siècles en arrière) seront hautement plus mortelles et malheureusement nous n'avons pas pour l'instant, d'immunité pour ce type de maladie

- Répondre -

Sans effort,

le 12 mai, 06:40 par Laurent

Pour la délation il ne faut pas faire beaucoup d'efforts, c'est déjà dans l'ADN de toute une nouvelle génération de prétentieux et de fainéants en commençant par l'élévation du niveau des études et avant tout ceux qui peuvent se permettre de ne travailler que 3 à 4 jours par semaine avec les mêmes vacances que les scolaires. Le monde médical est là en première ligne avec en tête de peloton les hommes vétérinaires. C'est un constat et une expérience. Il faut bien que ces gens là préservent leurs avantages et leurs rémunérations bien supérieures à l'ancienne génération qui travaillait s'il le fallait 24 / 24 h car ils étaient toujours accessibles alors que les moyens de communication n'étaient pas les mêmes que ceux de nos jours. Dans l'industrie c'est un peu la même chose je ne veux pas même parler du public ou du pseudo public comme les postes, banques, autoroutes, etc dans lesquelles structures être chef de nos jour n'est plus un problème de compétence mais de délation avant tout. C'est un des gros problème de la France qui mise avant tout sur les diplômes avant de regarder sur les compétences. Et puis c'est une des grande particularité de tous les régimes impérialistes dont font parti les régimes Gauchistes.

12 mai, 14:05 - Bervard

" les diplômes avant les compétences" ...
On voit où nous a mené la technocratie hors sol des petits maîtres de l' ENA, l'école des ANEs !
La première chose dont on les imprégne, c'est qu'ils sont les maîtres de monde,qu'ils ont TOUJOURS raison et que les autres, les "sans dents", "ceux qui ne sont rien" n'ont qu'un droit : la fermer et être méprisés ... Tels de bons esclaves amoureux de leurs chaînes !
Lisez l'ouvrage "Le principe de Peter" ...

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Comparaison

le 12 mai, 07:16 par Jacques-Marie Moranne

Le confinement est bien plus privatif de liberté que Stopcovid.
Soyons raisonnables.

- Répondre -

Délire

le 12 mai, 12:12 par ed

Votre article est sans doute provocant mais surtout paranoïaque.
Ce virus doit être vaincu et il n'y a pas d'attaque à la liberté quand il faut vaincre une pandémie en utilisant des procédures ou applications de traçage qui pourront sauver des vies
Je suis volontaire pour être tracé dans ce cas (comme déjà avec mes autres appli de mon téléphone ou moteurs de recherche internet...), et me réjouis de pouvoir être contacté à temps pour éviter une hospitalisation, faire anonymement prévenir dans le même esprit mes récents contacts ; moins de cas graves,coût moindre pour les hôpitaux et les contribuables.
Le secret médical peut être déjà rompu dans des cas de contamination comme la tuberculose..., la pandémie actuelle rentre dans ce cas et plus vite elle sera vaincue, plus vite je me sentirai libre.
Les complotistes, paranoïaques, les anti-gouvernements chronique sont ceux qui actuellement portent atteinte à la liberté par leurs propos sectaires et égoistes

12 mai, 16:01 - dogera

Tel un mouton que l'on mène à l'abattoir.... Le gouvernement se donne les droits de la Gestapo ! C'est ça le délire . Comme j'ai plus de 70 ans , je crois que je vais porter une étoile jaune....

14 mai, 14:06 - pierreg

Juste un point de détail, le fait d'etre detecte à temps n'evitera aucunement une hospitalisation on sait depuis el debut (pour ceux qui suivaient l'epidemie en Chine) qu'un pourcentage d emalade du COVID font 6 à 7 jours après le debut d ela maladie une forme grave et on n'est pas foutu à l'heure actuelle de predire qui !
Pourquoi des brigades ? si ce n'est pour gaire chef de guerre et donner l'impression que els braves gens peuvent dormir en paix car l'etat veille ! on fait plus ou moins ce que l'on etait cense faire au debut (ces fameux clusters) par ailleurs avec la loi d'urgence sanitaire, il suffisait de mettre la maladie COVID sur la liste des maladies à declaration obligatoire !

- Répondre -

Presque inquiétant mais

le 12 mai, 14:11 par GiZeus

En dehors de la déclaration obligatoire du médecin traitant pour le covid (qui n'est pas obligatoire aujourd'hui) et de l'accès aux données médicales par du personnel qui ne l'est pas (mais qui signe une charte de confidentialité), je ne vois pas "tellement" de problèmes. Je n'ai pas trouvé trace des "brigades" qui se rendent chez un particulier, uniquement de 50 personnes chargées d'appeler les personnes ayant été en contact avec le malade. Tout en sachant que la déclaration des personnes fréquentées reste optionnelle par le patient, et que celui ci ne sera jamais cité comme étant "l'infecté"

Je m'appuie sur cet article qui me semble assez exhaustif : https://france3-regions.francetvinf ...

- Répondre -

Non ! vous êtes surpris ?

le 13 mai, 09:36 par Astérix

La France depuis 1981 a pris comme modèle l'ex URSS et la Corée du Nord ! avec accélération permanente pour attendre aujourd'hui le summum de la connerie !
Si les Français sont satisfaits qu'ils continuent à élire nos crétins de technocrates et communistes.
Pays de m....!

- Répondre -

Dictature

le 13 mai, 11:46 par Ludovic Penin

Merci pour cette excellente analyse dont je partage l'ensemble des éléments.
J’ai pourtant bientôt 73 ans et devrais donc me sentir menacé, mais c’est surtout la perte de nos libertés chèrement acquises qui me fait peur.

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