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Amendement « moteur de recherche » : la droite la plus bête du monde ?

A l’occasion de la discussion de la loi Macron ces derniers jours, le Sénat a fait preuve d’un incroyable conformisme doublé d’une totale incompréhension de l’économie. La majorité de droite y a proposé un nombre important d’amendements en faveur d’un contrôle toujours renforcé de l’économie par l’Etat. Le plus insensé et le plus symbolique de la doxa commune aux élus, de droite ou de gauche, est celui qui a été présenté notamment par M. Rétailleau, président du groupe UMP et ferme soutien de M. Fillon dans sa candidature à la présidence de la République, ce qui laisse mal augurer de son prétendu libéralisme.

Cet amendement veut que « Tout exploitant d’un moteur de recherche susceptible…d’avoir un effet structurant sur le fonctionnement de l’économie numérique…mette à la disposition de l’utilisateur, sur la page d’accueil du dit moteur, un moyen de consulter au moins trois autres moteurs de recherche sans lien juridique avec cet exploitant, dont un français ». Comme si, a observé M. Macron, il fallait demander à « Renault d’afficher sur son pare-brise qu’on peut acheter une Peugeot ou une Fiat ». Mais il n’a pas été entendu. Au contraire, les socialistes en ont rajouté en complétant l’amendement, contraire sans doute à la Constitution et au droit européen, pour exiger que parmi les 3 moteurs concurrents figure un moteur qui ait son siège social en France ! Il faudrait aussi dans ce cas que la Sécurité sociale mette sur son site et sur ses courriers l’adresse de trois compagnies d’assurance auxquelles les employés pourraient s’assurer librement.

Hélas, ça n’est pas le chemin de liberté que prend le droit français au moment où les seuls qui pouvaient encore s’adresser à d’autres que la Sécurité sociale, les frontaliers, se le voient désormais interdits, ce qui va en moyenne doubler leurs cotisations, démontrant d’ailleurs ainsi qu’en ouvrant la Sécurité sociale à la concurrence, les assurés pourraient y être sérieusement gagnants.

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