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Québec : la femme blanche n’est plus une minorité comme les autres

par Aliénor Barrière

Depuis la moitié du XXème siècle, les luttes féministes ont gravé dans la pensée occidentale un message fort : les femmes sont une minorité opprimée qui doit acquérir autant de droits que les hommes, voire davantage pour compenser les brimades dont elles auraient été victimes depuis la nuit des temps. Les politiques publiques, puis, plus ou moins contraintes, les entreprises, se sont donc lancées dans de grands programmes visant à instaurer une discrimination positive envers les femmes. A grands coups de quotas, la méritocratie est devenue une vice misogyne.Québec

Face à cet ennemi public qu’est devenu l’homme blanc hétérosexuel, toutes les minorités émergentes qui se respectent un peu sont invitées à grossir leurs rangs, devenant ainsi le gros micmac woke que l’on connait aujourd’hui tant par ses ravages que par son agressivité : féministes, LGBTQIA+, #BlackLivesMatter, défenseurs du hijab ou racialistes, on trouve de tout. Mais cette intersectionnalité de la victimisation ne pouvait pas durer. Les femmes blanches sont tout de même blanches, c’est-à-dire qu’elles emmagasinent de fait suffisamment de points à la naissance pour ne pas avoir le droit de bénéficier des coups de pouces sociaux des minorités.

Et au Québec, les femmes découvrent aujourd’hui ce qu’est devenu le quotidien de l’homme blanc moyen dans le monde moderne : depuis quelques mois, elles ne peuvent plus bénéficier du programme « AEC Diversité » du ministère de la Sécurité publique. Ce programme visant à accroître la diversité dans la police est désormais réservé aux « personnes issues de minorités visibles et ethniques », car « dans une société métissée comme le Québec, que des services policiers d’envergure ne comptent aucun représentant des minorités visibles ou ethniques dans leurs rangs est inadmissible ». Le rapport du Comité consultatif sur la réalité policière de 2021 recommande donc de « développer et mettre en œuvre rapidement une stratégie agressive de recrutement proactive dans les milieux de vie à l’intention des candidats racisés ».

Comme l’a expliqué Thomas Sowell, si la situation des noirs s’est détériorée en Amérique du Nord, c’est à cause de politiques publiques issues d’une culture de l’excuse qui prend racine dans les thèses racistes considérant les noirs comme membre d’une « race inférieure ». Plutôt que la discrimination positive, c’est la diminution de l’État-providence qu’il faudrait mettre en place.

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2 commentaires

Antoine 26 avril 2022 - 7:02

Tous les hommes blancs devraient-ils battre leur coulpe d’être des blancs de sexe masculin?

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Obeguyx 26 avril 2022 - 9:34

Le blanc me donne des aigreurs, il est acide. C’est pourquoi je bois du rouge, il est plus rond, mais parfois tanique (ta mère, dit-on en Afrique). La décrépitude intellectuelle des élites canadiennes n’a d’égale que la nôtre et celle plus généralement de l’Occident. Du coup (expression consacrée et bien connue), je vais boire un petit noir en écoutant de la musique et surtout sans penser qu’une blanche vaut 2 noirs !!! Vous allez sûrement censuré mon humour, qui, il y a 40 ans, aurait fait le Tour de France…

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