Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Pour sauver l’industrie française, réformer l’État en profondeur

Pour sauver l’industrie française, réformer l’État en profondeur

par
514 vues

Dans une interview aux Échos, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, s’est déclaré favorable à des sanctions financières des Etats qui adoptent des mesures protectionnistes. Selon lui, ces dernières seraient susceptibles de provoquer « un choc industriel majeur » et mettre en danger l’industrie française. Il avertit que « 10 milliards d’euros d’investissements et des milliers d’emplois industriels sont en jeu ».

Face à la hausse des factures de gaz, des pays comme l’Allemagne ont adopté un plan de près de 200 milliards d’euros pour soulager les ménages et les industries. Aux États-Unis, l’Inflation Reduction Act (IRA) consiste à verser 370 milliards de dollars de subventions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des industries. Une course aux subventions qui risque de reléguer l’industrie française, déjà en perte de vitesse, en queue de peloton.

Le problème, c’est que notre ministre de l’Economie n’a rien trouvé de mieux que de répondre au protectionnisme par encore plus de protectionnisme.

Aujourd’hui, la France est le pays le plus désindustrialisé d’Europe après la Grèce. En 2021, le secteur industriel ne représente que 13% de notre PIB – contre 23% en 1980 selon France Industrie. En 2019, ce taux atteint 22% en Allemagne et 19% en Suisse. Dans ses propos, M. Le Maire occulte totalement le fait qu’un tel niveau de désindustrialisation s’explique largement par le poids de l’État dans notre économie.

Entre le poids des prélèvements qui plombe la production et augmente considérablement le coût du travail, le trop-plein de normes et de réglementations, ou encore les mouvances écologistes qui bloquent des projets industriels, l’industrie française souffre d’un carcan qui l’étouffe. Rappelons que les charges patronales y sont deux fois plus élevées qu’en Allemagne. Quant aux impôts de production, ils étaient en 2019 sept fois plus importants qu’outre-Rhin.

Certes, le Gouvernement lance des plans d’investissement massifs, à l’instar de France 2030, pour réindustrialiser le pays. Mais aucun ne semble réellement en mesure de résoudre les problèmes structurels auxquels il se heurte. Les industriels n’ont pas besoin des ministres ni d’un grand plan, mais d’une réforme profonde de l’Etat français qui libérera les énergies et l’esprit d’entreprise. Ils ont besoin qu’on leur fasse confiance et qu’on leur redonne de la liberté.

Vous pouvez aussi aimer

5 commentaires

Oncpicsou 18 novembre 2022 - 8:42

Un exemple de plus qui nous fait constater que les zélites*, qui s’approprient le pouvoir avec la complicité des médias de propagande (souvent les mêmes), sont des imbéciles instruits qui n’ont d’autre débouché que le secteur publique pour faire carrière (leurs échecs dans le privé sont pléthore):
je veux parler de l’impôt de production!
Une entreprise est faite pour créer de la richesse, taxer un tel outil relève de la démence. Que l’on taxe la richesse lorsqu’elle existe ou qu’elle s’exprime parait normal, mais qu’on taxe l’outil qui permet de la créer revient à tuer la poule au œufs d’or!
Mais nos zélites vont perdre leur temps à la seule chose qu’ils savent bien faire: débattre, créer des commissions s’agiter à l’assemblée etc. pendant que nos entreprises se battent pour survivre et que, dans ces conditions, les salaires ne peuvent évoluer. Ont ils seulement conscience que le temps qu’ils perdent est probablement payé par cet impôt stupide?
* zélite individu à la mémoire hypertrophiée lui permettant de donner l’impression de l’intelligence sans en avoir. Une zélite peut être diplômée, il lui suffit de mémoriser les réponses attendues aux examens pour faire illusion.

Répondre
Obeguyx 18 novembre 2022 - 6:53

Trop tard, c’est définitivement fini. Le peuple va payer très cher les élections qu’il a laissé filer au gré des consultations. Le mini réveil des dernières législatives ne suffiront pas. Nous sommes en pleine déroute et la solution qui se profile à l’horizon est plutôt cataclysmique … Affaire à suivre …

Répondre
JR 18 novembre 2022 - 9:54

Bonjour Obeguyx, je vous rejoins, je ne vois plus guère d’espoir, mais parfois les choses changent vites. Nous n’arrivons pas à trouver un citoyen ayant voté Macron, pourtant il a été élu, ou sont-ils ? De plus, nous payons un lourd tribut suite aux accords des uns et des autres avec les « verdâtres » et les ONG dites environnementales subventionnées par des puissances étrangères. Nous le payons cache aujourd’hui et certains destructeurs sont au pouvoir. Entre les idéologues pseudo-verts et les incapables, nous sommes en difficulté. Cela étant dit, l’écologie mensongère est dénoncée chaque jour: https://www.climato-realistes.fr/ivar-giaever-prix-nobel-de-physique-il-ny-a-pas-durgence-climatique/ Merci. Le fléau de notre siècle est l’idéologie verte extrémiste et son dieu; la néo religion climatique. Bien à vous

Répondre
JR 19 novembre 2022 - 7:31

Bonjour, avant toute chose, il faut dégager les parasites Davosiens de type E. Borne et consorts. De toute évidence, les politiciens des années 1970-1980 nous manquent, voici l’anti-thèse de Messemer, bien connu pour avoir lancer le plan du même nom (plan Messmer de 1974 lançant le thermo-nucléaire). Il est loin le temps des visionnaires, désormais nous subissons les régressistes idéologues adeptes de la néo-religion du temple carbono-climatique : https://climatetverite.net/2022/11/17/selon-elisabeth-borne-nous-allons-vivre-mieux-grace-a-la-transition-energetique/ . Borne, comme UVD. Leyen feraient bien de faire comme Nancy Pelosi, de dégager le plancher. Merci. Bien à vous

Répondre
Astérix 21 novembre 2022 - 9:22

Je partage les positions d’OBEGUYX et de JR. Il est trop tard ! En outre, l’Europe nous impose tous les jours des nouvelles normes et règlementation imbéciles. La désindustrialisation de la France est une véritable catastrophe.
Il nous faut quitter l’Europe, l’euro, et virer tous nos dirigeants actuels, et les remplacer par des personnes du secteur privé exclusivement. Les français ne comprenant rien, ce n’est pas pour demain !

Répondre

Laissez un commentaire