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Les sénateurs proposent de repousser à 2050 l’objectif de réduction de la part du nucléaire

par Romain Delisle

Dans un contexte de menace sur les approvisionnements gaziers de l’Europe, la commission des Affaires économiques du Sénat s’est saisie de la brûlante question du mix énergétique de la France à horizon 2050. Les rapporteurs, Jean-Pierre Moga (UC), Daniel Gremillet (LR) et Jacques Michau (PS), sont tombés d’accord sur l’idée de maintenir une part prépondérante du nucléaire dans celui-ci à l’horizon 2050.

Alors que l’Allemagne, après avoir renoncé au nucléaire il y a quelques années, a piteusement annoncé la réouverture de ses centrales à charbon, et que la France a diminué les crédits publics de R&D (recherche et développement) dans le nucléaire, celui-ci apparaît pourtant comme la meilleure solution face à la crise actuelle et aux criaillements fréquents des écologistes sur la décarbonation de l’économie.

Rappelons que l’état du parc nucléaire est actuellement critique, que 29 réacteurs sur 56 sont à l’arrêt, que la fermeture de Fessenheim n’a jamais été compensée et que la consommation d’électricité pourrait croître de 90% jusqu’en 2040, qui est aussi la date de péremption de la majorité des centrales.

Ce cocktail explosif a conduit RTE (Réseau de transport d’électricité) à réclamer la construction de nouvelles centrales et les sénateurs à recommander le remplacement de l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2035 par un objectif identique, mais en 2050.

A l’heure où le Parlement européen a classé l’énergie nucléaire comme durable, celle-ci apparaît comme étant la seule solution viable pour ne pas dépendre du gaz russe – ni d’ailleurs du gaz algérien, nigérian ou qatari –, pour atténuer les effets de l’augmentation des prix de l’électricité et contenir les rejets de gaz à effet de serre. Les sénateurs auraient dû, par conséquent, proposer d’augmenter la part du nucléaire dans le mix énergétique.

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2 commentaires

Daniel 1945 22 juillet 2022 - 7:08

Cet hiver, les voitures nucléaires vont moins bien marcher, bientôt le retour du gazogène des années 40 du siècle dernier.

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u 22 juillet 2022 - 6:55

Le Sénat n’a rien à repousser avec son Larchouille de service. Tant que la France ne sera pas totalement indépendante sur le plan énergétique il n’est pas et plus question de retrait du nucléaire. Pourquoi ne pas demander l’avis au peuple ? Pour ça il faut du courage et ces GENS-LA (pour reprendre une expression décidemment bien à la mode) il n’y en a pas !!!

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