Institut de Recherches Economiques et Fiscales

Faire un don

Nos ressources proviennent uniquement des dons privés !

anglais
Accueil » Le froid tue 10 fois plus que la chaleur extrême

Le froid tue 10 fois plus que la chaleur extrême

par
1 342 vues

Une vague de chaleur s’est abattue sur le sud de l’Europe. Les médias et les politiques ne cessent d’en parler et en profitent pour nous rappeler les dangers du réchauffement climatique et le besoin d’agir. Pourtant, même s’il ne faut évidemment pas sous-estimer les conséquences des vagues de chaleur, les données scientifiques montrent que ce sont bien les vagues de froid qui devraient surtout nous inquiéter. Une étude publiée au mois de mars par la revue The Lancet est intitulée « Surmortalité attribuée au chaud et au froid : étude d’impact sur la santé dans 854 villes d’Europe ». Les auteurs – 21 chercheurs européens – ont réalisé une évaluation complète de la mortalité due à la chaleur et au froid dans toutes ces zones urbaines, en tenant compte des différences géographiques et des risques spécifiques à l’âge.

Ce travail a été effectué entre le 1er janvier 2000 et le 12 décembre 2019, en utilisant l’ensemble des données disponibles d’Eurostat sur les adultes âgés de 20 ans et plus vivant dans ces zones. Elles ont été complétées par celles du réseau de recherche propre à chaque ville concernée. Le tout a ensuite été mis en regard des températures minimales et maximales. Les conclusions ne laissent aucun doute. Dans ces 854 zones, les auteurs ont constaté un excédent annuel de 203 620 de décès dus au froid et de 20 173 décès dus à la chaleur. Les résultats différaient selon l’emplacement des zones en Europe et les tranches d’âge, les effets les plus marqués affectant les villes d’Europe de l’Est, pour le froid comme pour la chaleur.

Il existe aussi des variations locales dues aux caractéristiques urbaines. Selon l’étude, les résultats sont cruciaux pour la conception des politiques sanitaires et climatiques nationales et locales. A condition de ne pas accuser la chaleur à la place du froid

Abonnez-vous à la Lettre des libertés !

Vous pouvez aussi aimer

Laissez un commentaire

4 commentaires

Jam30 19 juillet 2023 - 6:41

Sauf que la tendance va s’inverser, 61 000 morts en Europe à cause de la canicule de 2019.
De plus l’étude ne prend en compte que la mortalité directe. La chaleur va avec des sécheresses plus importantes et une baisse des rendements agricoles qui engendre de la famine avec une nourriture beaucoup plus chère. A ça, il faut rajouter les risques de maladies et d’épidémies qui sont plus élevées avec la chaleur.
La sagesse ce n’est pas de regarder ailleurs quand la maison brûle…

Répondre
Nicolas Lecaussin 19 juillet 2023 - 8:35

Désolé, mais les 61 000 morts d ela canicule en 2019…ce n’est pas très sérieux…

Répondre
nanard 19 juillet 2023 - 9:08

Justement, si la sagesse était de regarder ailleurs : pourquoi les ondes de Rossby sont stationnaires en ce moment ? pourquoi le soleil nous grille avec ses éjections de masses coronales et une activité plus importante ? pourquoi l’éruption du Honga Tonga a fait augmenter la masse de vapeur d’eau de 10% dans l’atmosphère ? Sans remettre en cause les variations globales de températures et les « anomalies constatées », il y a lieu de se pencher sur la dynamique réelle de notre planète avec une analyse plus complète, sans être obnubilé par une cause unique…. en essayant de comprendre, on s’aperçoit qu’on ne sait rien et que nos modèles sont perfectibles.

Répondre
Oncpicsou 19 juillet 2023 - 8:49

Cette vision hémiplégique des choses est une pratique habituelle de la gauche et de ses médias de propagande. Mentir par omission ou par sous entendu est dans leur nature. Quand la réalité dément leur idéologie inhumaine, la tordre (ou la « gauchir ») devient vital pour eux.
Ils mentent.
Nous savons qu’ils mentent.
Ils savent que nous savons qu’ils mentent.
Nous savons qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent.
… mais ils mentent quand même !
et ça marche.

Répondre