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Impôts : le FMI se trompe

par Nicolas Lecaussin

Dans son dernier Rapport, le FMI propose une plus forte taxation des hauts revenus et de l’épargne. D’après les auteurs du Rapport, plus forte est la taxation, plus importantes seraient les rentrées fiscales. Et les auteurs donnent comme exemple les années 1970-80 lorsque la fiscalité était très importante… Mais visiblement le FMI ne dispose pas des bons chiffres. Une hausse de la fiscalité n’augmente pas les rentrées fiscales, au contraire.

En 1981, les socialistes français appliquent une tranche à 65 % assortie de majorations d’impôts applicables aux contribuables les plus riches. Dans les deux cas, après la hausse des taux, les rentrées fiscales des plus riches ont diminué jusqu’à 20 %. La même situation s’est rencontrée aussi aux Etats Unis. Lorsque le taux d’imposition des revenus comprenait une tranche de 91 % dans les années 1970 et par la suite de 70 %, les rentrées représentaient moins de 8 % du PIB. Lorsque les taux ont été abaissés et le nombre de tranches diminué sous Reagan et Clinton, les rentrées fiscales ont augmenté, atteignant même 9,4 % du PIB dans les années 1997-2002.

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