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Grève de la SNCF : les contribuables sont les dindons de la farce

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Habitués à l’indécence des syndicats de cheminots, et déjà informés du préavis de grève opportunément placé par ces derniers, les Français ne sont guère surpris de voir que leurs plans pour les vacances de Noël ont été perturbés par le mouvement social de cette semaine. Les suppressions de trains se multiplient, et beaucoup doivent annuler leurs événements familiaux. Invité sur Franceinfo le 21 décembre, Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, expliquait les efforts de la compagnie en faveur des voyageurs et des salariés. Ainsi, les billets seront échangeables sans frais ou remboursés à 200%, pour un coût annoncé de plusieurs dizaines de millions d’euros. Deux TGV sur trois devraient circuler, pour trois voyageurs sur quatre acheminés.

Si la proposition peut compenser en partie le préjudice des voyageurs, elle a de quoi agacer le contribuable averti. Car chaque cadeau de la SNCF creuse davantage un déficit déjà abyssal, lequel est remboursé par l’Etat. Chaque année, le contribuable imposable verse en moyenne mille euros à la SNCF, facture qui pourrait être allégée si l’on daignait supprimer certains privilèges des agents. Pourtant, ces avantages sont en constante augmentation, ce qui pourrait encore se vérifier à l’issue des négociations entre la SNCF et les organisations syndicales qui ont lieu depuis quelques semaines. Augmentation de salaire de près de 12% sur deux ans (5,7% en 2022 et 5,9% en 2023) et, pour les chefs de bord, indemnité de 600€ par an en sus, augmentation du nombre de promotions et dispositions financières pour faciliter les reconversions, telles sont les propositions dont l’adoption est conditionnée à la levée du préavis de grève.

Ce que les Français attendent, ou devraient du moins attendre, ce ne sont pas des promesses de remboursement, si faussement généreuses soient-elles, mais l’ouverture du transport ferroviaire à la concurrence. Ce serait la seule façon réellement efficace de mettre fin aux grèves à répétition, de forcer la SNCF à revenir à une gestion financière plus saine et de bénéficier d’un meilleur service.

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9 commentaires

Laurent46 22 décembre 2022 - 5:59

Loin d’être en accord avec toutes ces grèves à répétitions fabriqués par des nantis, je constate néanmoins que ces grèves en période de travail sont bien entendu critiqués mais jamais financièrement évalués pour les usagers. Mais ces mêmes grèves en période de vacance deviennent alors une catastrophe nationale faisant la UNE de tous les médias 24/24 privant les pauvres bougres de vacances mais jamais de travail. C’est encore une particularité Républicaine ! faut-il s’étonner que plus rien ne fonctionne avec des vacances tous les 2 mois car il en est ainsi de nos jours ou un salarié avec les RTT et quelques maladies ou un temps partiel, à plus de temps libre qu’un écolier ! mais plus rien ne fonctionne dans cette République et ce n’est qu’un problème de moyens ! et ces mêmes Républicains n’ont plus les moyens de se nourrir correctement je ne veux même pas parler des soins qui sont devenus catastrophiques par manque de moyens ou seulement de travail car il faut aussi à ces personnes beaucoup de temps libre d’autant qu’il n’y a aujourd’hui plus aucune professions qui n’est pas pénible. Une fois de plus l’exemple est donné par le monde politique et administratif public qui lui aussi manque de moyens même pour les vacances qui doivent êtres de plus en plus proportionnés et chers, même le camping devient hors de prix là ou il faut payer pour un retour de travail de seulement quelques mois au regard des ouvertures de ces terrains et des exigences des vacanciers.

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JANDEL 22 décembre 2022 - 7:21

La stratégie des syndicats SNCF est une manoeuvre d’intimidation vis à vis de la réforme des retraites.
Elle veut dire au gouvernement : si vous touchez à nos avantages, attendez-vous à un blocage du pays.
Il faudrait que notre Président ait le courage d’aller jusqu’au bout.
– Il a été élu pour faire certaines réformes, dont celle des retraites.
– Il sait qu’il ne peut pas être réélu
– Il doit n’avoir qu’un objectif : construire l’avenir du pays et apaiser les tensions
Il doit aller jusqu’au bout. Supprimer les régimes spéciaux odieux de retraites car une petite majorité de français sont exploités pour subventionner une grosse minorité de privilégiés.
Même si ces privilégiés bloquent la France pendant plusieurs semaines, M Macron ne doit pas céder.
J’accepte d’être bloqué pour qu’enfin une certaine justice sociale puisse émerger dans mon beau pays

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Astérix 24 décembre 2022 - 9:49

Désolé de vous dire que vous n’avez rien compris ! Macron NE FERA RIEN car c’est un incapable qui n’a rien à foutre des français. Vous réagissez comme vos compatriotes qui ont voté pour lui. Il est hallucinant de voir qu’une majorité de français a non seulement élu mais réélu Macron ??????
Quand je dis que la France est cuite ! Mais ouvrez les yeux Bon Dieu !

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FOUCART Jean-Louis 22 décembre 2022 - 8:13

Il n’est pas question de laisser s’instaurer le principe d’une voix délibérative dans le principe de mise en œuvre ou d’activation des grèves. L’expression de désapprobation, d’incompréhension, de désarroi etc… relève du domaine des libertés. S’ériger en procureur autoproclamé pour pousser au lynchage du droit de grève…ne relève pas d’un immense génie politique de la part des opposants.
Cette notion de « grève impopulaire ” ou autre service minimum, régulièrement brandie, vise en fait à museler le droit de grève. Pour ce qui concerne les grèves cela reste une décision personnelle de chaque gréviste. Ce droit de grève est propre aux travailleurs et ne nécessite une reconnaissance ni par les syndicats, ni par les gestionnaires, ou quelconques associations d’usagers.
La grève DOIT être gênante sinon elle n’est contraignante que pour celui qui perd son salaire et donc inopérante!! Légalement, les salariés n’ont pas le choix d’utiliser une autre arme que de celle de l’arrêt de travail qui, inexorablement, pénalise les usagers. Les grèves du zèle, perception ou autres opérations escargots ouvrent la voie aux sanctions disciplinaire ou pénales dans le cas des entraves à la circulation.

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AlainD 22 décembre 2022 - 5:33

A Foucart Jean Louis : Vous seriez un cheminot que je n’en serais pas autrement étonné : vous parlez « d’usagers » quand les voyageurs devraient être des « clients » ! Les salariés de la SNCF se plaignent beaucoup sans jamais mettre l’accent sur quelques privilèges qui leur sont propres tels que le régime de retraite, celui de la sécurité sociale et du remboursement des soins, des voyages gratuits… Le principal défaut dans ces entreprises plus ou moins d’Etat c’est qu’elles subissent depuis 1945 la mainmise des syndicats plus revendicatifs que coopératifs car enfin, certes le droit de grève est incontestable, celui de voyager l’est tout autant alors quand ces messieurs-dames décident d’emm… les voyageurs en les laissant sur le quai dans une période que l’on souhaiterait festive, je dis qu’il y a comme un abus de ce droit de grève. Les syndicats dans le rôle de Ponce Pilate qu’ils ont choisi maintiennent les préavis de grève en n’appelant pas les « chefs de bord » à faire grève mais en leur en laissant l’option de manière à ce qua la manoeuvre soit légale ! Quant au gouvernement, sa comédie pourrait être drôle si la situation n’était pas si grave : pensez donc, chaque ministre y va de son couplet pour mettre la pression sur la sncf ou trouver que la grève est indigne, bla bla bla. La SNCF va indemniser les billets annulés à 200% pas moins ! On a l’argent facile quand c’est celui des contribuables, même si les bons d’achat ne seront pas tous utilisés surtout pour les gens qui ne pensaient voyager que pour les fêtes.
Je rêve de voir se développer les liaisons avec la Deutsche Bahn et Trenitalia cette dernière qui a remplacé la Ferrovia dello Stato a davantage l’allure d’une société commerciale que d’une entreprise d’Etat comme son nom l’indiquait. Je pense qu’il serait temps pour nous aussi que les chemins de fer deviennent un vraie société commerciale responsable de ses comptes car dans la situation actuelle, c’est l’Etat – donc nous – qui subventionnons les déficits récurrents de ce bouffe-budget.

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Astérix 22 décembre 2022 - 8:49

Merci de cet excellent article Adélaïde. Privatisation d’urgence ! Les fonctionnaires dépendent de l’état, ils disposent de leurs salaires, primes et retraites garantis à vie. Dès lors, il faut supprimer le droit de grève pour tous les fonctionnaires.
Imaginez une telle situation dans le secteur privé ?
Pour Noël, de nombreux français ne pourront pas rejoindre leurs familles ! Une honte.
Ces fonctionnaires méritent le licenciement sur le champs. Je ne peux pas, seul, avec ma gourde de potion magique aller leur foutre des baffes…!
Mais que font les français ??? Ils continuent sans réagir à alimenter en impôts et taxes les déficits considérables de la SNCF, sans aucun service en contrepartie. ???? Comme tous les autres services publics d’ailleurs.!
les français sont devenus des boeufs en continuant à votre pour nos incapables et sont masochistes.

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Astérix 22 décembre 2022 - 8:51

Pardon ! en continuant à voter et non votre !

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Moulin 22 décembre 2022 - 8:59

L’anomalie c’est que les français et l’état n’aient pas d’alternatives à une grève de contrôleurs : un service civique pour assurer la sécurité des trains sans contrôleurs ?

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Untereiner 22 décembre 2022 - 10:13

Comparaison n’est pas raison dira le gaucho. Pas déraison non plus diront le contribuable, l’usager etc … un encadrement du droit de grève est a mettre a l’ordre du jour.
Droit de grève en Allemagne : qui peut faire grève ? A quelques exceptions près, tous les employés (mais pas les fonctionnaires) sont autorisés à faire grève en Allemagne. Une distinction est faite entre les formes légales et illégales de grève.
Quand peut-on faire grève ? Les grèves sont autorisées dès que les syndicats appellent à une grève légale pour faire respecter les conventions collectives – par exemple les salaires/salaires, les heures de travail, etc. la grève n’est légale que si elle porte sur les conditions de travail définies dans les conventions d’entreprise ou de branche. Toute grève « politique » contre des lois votées au Parlement ainsi que toute grève de « solidarité » sont illégales et peuvent être sanctionnées par une mesure de licenciement.
Les grèves sauvages (non déclenchées par un syndicat) et les grèves pour atteindre des objectifs politiques sont illégales.
Les moyens légaux dont disposent les employeurs pour répondre à une grève légale peuvent consister à mettre en lock-out l’ensemble de la main-d’œuvre. En lock-out pendant une grève, les travailleurs perdent leur droit au salaire.

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