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Fin de la sélection à Henri IV et Louis le Grand

par Romain Delisle

C’est un bien rude coup qui vient d’être porté à l’excellence et la méritocratie française : les deux lycées les plus prestigieux de France, ouvrant la voie aux grandes écoles qui font la fierté de notre pays, Henri IV et Louis le Grand, ne sélectionneront plus leurs candidats sur la base de l’examen de leur dossier. En remplacement, sera mis en place une usine a gaz complexe via un algorithme opaque où il sera notamment tenu compte d’un « indice de position sociale » (IPS) attribuant des points bonus aux élèves dont les parents sont membres d’une catégorie sociale et professionnelle (CSP) considérée comme défavorisée.

Auparavant, les deux lycées possédaient un statut dérogatoire les plaçant hors de l’académie de Paris et leur conférant une certaine autonomie, ce qui leur permettaient de sélectionner leurs lycéens en fonction de leur niveau, mesuré par le dossier scolaire. Une liberté supprimée par le rectorat de Paris qui les fait entrer dans la procédure générale de répartition des élèves de troisième au lycée, baptisé Affelnet.

A la manœuvre, le recteur de Paris, Christophe Kerrero, ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, qui conduit depuis 2020 une réforme du système d’affectation des 15 000 élèves de troisième en direction des 45 lycées publics parisiens, via une sectorisation plus fine et la création de l’IPS notamment.

Concrètement, cette procédure Affelnet favorise la proximité géographique et la discrimination dite positive au détriment du niveau. Depuis les années 70 et la loi Haby instaurant le collège unique, l’excellence académique française a été peu a peu démantelée au bénéfice d’une sacro-sainte mixité sociale et des principes d’« affirmative action » venus d’outre-Atlantique. A terme nul doute que le niveau d’Henri IV et Louis le Grand va baisser et que les meilleurs élèves se dirigeront vers le secteur privé.

La solution aurait été de donner une pleine autonomie aux directeurs d’établissements, tant dans le choix des professeurs que dans la sélection des élèves, et de mettre les lycées en concurrence, les élèves ayant la liberté de postuler, grâce au chèque-éducation, dans les établissements de leur choix.

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6 commentaires

Pierre-Jean 26 janvier 2022 - 2:23

Poursuite de l’effondrement français.

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FEDYCKI 26 janvier 2022 - 9:50

et sa sert à quoi les concours ?????
A SAVOIR MONTEE de l’illetrisme car nous sommes incapable de dire que la méthode syllabique est la meilleure
au Canada vous avez une lettre par jour ce communiquée par panneau de pub : O AVEC UNE BELLE ORANGE mais cela ne fait pas TOUT

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montesquieu 26 janvier 2022 - 11:39

Quid de la méritocratie ? Quid de l’avenir des grandes écoles ? Il est mal venu en France d’être éduqué, intelligent et bien né ou même être issu d’une famille poussant à la réussite comme le veut la culture asiatique ! Courage, fuyons ce pays non plus seulement pour son enfer fiscal mais aussi pour son suicide programmé !

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Duhamel 26 janvier 2022 - 12:26

Et oui , c’est le declin de notre civilisation voulue par des imbéciles incompétents qui ,au lieu de tirer certaines populations d’origine emigree vers le haut ,vont abaisser le niveau des élites , entrainant une future décadence intellectuelle de la France .Dans l’avenir ,la majorité’ de nos supposées élites devront être des personnes de couleur .On ne se croirait plus en France mais en Afrique . Ce qui entrainera l’émigration vers les USA de tous nos cerveaux d’homme blancs victimes de la ségrégation .Et c’est avec ce système que des pseudos intellectuels pensent maintenir la place de la France au 6 éme rang des puissances .Nous allons faire comme dans le classement PISA et dégringoler à la 8eme place .Si ce n’est déja fait ,Mr Macron et son mondialisme coule le bateau France .

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Verdun 26 janvier 2022 - 4:32

Pas assez woke ces nom de lycées.

Bien à vous

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Rémi 29 janvier 2022 - 3:44

Notre société française choisie le « Nivellement par le bas »… ce qui la place aujourd’hui au 7ème rang dans le monde en visant prochainement la 8ème place….
La lente dégringolade française parait satisfaire le plus grand nombre dans ses choix politiques et sociétaux… Avec cette complicité active de nos gouvernements… Nos « entraineurs à perdre nos enjeux » ne paraissent pas se plaindre… !
La France à l’économie qu’elle mérite.

La France, pays des lumières, de la science et de la culture, se contente de  »l’ombre » pour accompagner et éclairer ses arrivants de nul part et d’ailleurs….
Ainsi l’Éducation Nationale (anciennement Instruction publique où l’on apprenant ce qu’était la France, sa moral, son histoire tout en assurant aux élèves les connaissances en lecture, écritures et arithmétiques) est-elle ce mammouth, au ventre mou, qui place la place aujourd’hui derrière l’Albanie ….
La France doit se mettre au niveau du plus bas, pour ne vexer personne de son corps enseignant majoritairement socialo-communiste…. Alors pourquoi injurier le plus grand nombre, en soutenant des établissements élitistes qui ne sont plus conformes à nos valeurs républicaines …. ?
La France à les enseignants qu’elle mérite…

Que sera demain….Et je n’ose pas aborder l’après demain ?

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