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Emmanuel Macron a court-circuité sa propre majorité pour la rédaction de son programme

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Il y a deux semaines, le président de la République dévoilait son programme dans une conférence de presse à Aubervilliers. Seule une poignée de fidèle, Bruno le Maire, Julien Denormandie, les deux présidents de groupes au Sénat et à l’Assemblée nationale, François Patriat et Christophe Castaner, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, Sébastien Lecornu et Jean Castex, ont eu le privilège d’en connaître le contenu la veille.

La rédaction du programme a été marquée par sa grande verticalité. En théorie, des groupes de travail de la société civile et des groupes de députés de la majorité devaient le coconstruire avec le parti, en pratique, c’est Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, en lien direct avec le chef de l’Etat, qui a piloté sa fabrication, sans vraiment tenir compte des propositions des parties prenantes précitées.

L’énarque Pierre Bouillon ainsi que le normalien et ex-conseiller élyséen David Amiel ont eux-mêmes étés court-circuités, certaines notes ayant été adressées directement à l’Elysée. Que dire des députés désignés comme chefs de file sur des sujets thématiques et qui devront défendre la position de leur candidat dans les médias, Jean-Michel Fauvergue (ancien patron du Raid) pour la sécurité, Thomas Mesnier pour la Santé ou Didier Paris pour la Justice ? Leurs propositions n’ont, très majoritairement, pas été intégrées au document final.

Cette méthode de travail révèle une chose : sous les apparences d’une volonté de concertation et d’échanges, l’Exécutif conserve un fort attachement à la verticalité du pouvoir, typique de la Ve république, ce qui n’a rien de choquant en soi mais qui doit s’assumer comme tel et qui, en tout cas, alimente la thèse d’un pouvoir coupé des Français.

De quoi faire sérieusement douter de la proposition du candidat Macron d’insuffler « plus d’efficacité et de vitalité démocratique » à nos institutions en réengageant « les citoyens dans la conception des grands choix nationaux ». Pourquoi entendrait-il les Français alors qu’il n’écoute pas les députés ?

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2 commentaires

Obeguyx 30 mars 2022 - 9:55

Comment faire autrement lorsqu’on est entouré d’une telle « clique ». Je crois que le mieux, pour lui et pour la France, aurait été de ne pas se représenter. Mais voilà, avec tous les procès qui l’attendent, ce n’est pas facile de renoncer…

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JR 30 mars 2022 - 5:16

Bonjour, espérons que nous l’on ne subisse pas 15 ans d’éscrolo-socialisme d’affilé. Selon quoi, après l’élection volée à François Fillion, les Français ne le supporteraient pas et cela déclencherait inévitablement une scission du pays. Merci. Bien à vous

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