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Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?

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Le Cérémé, Cercle d’étude réalités écologiques et mix énergétique, a invité l’IREF à son colloque sur le mix électrique qui avait lieu jeudi 9 décembre dernier à l’Assemblée nationale. Présidé par Xavier Moreno, ce think tank spécialisé dans le domaine de l’énergie et dont la devise est « L’énergie de la raison » a été créé par un groupe de citoyens actifs qui souhaitent que le débat sur la politique énergétique de la France soit fondé sur des analyses objectives et indépendantes de tout intérêt financier, débarrassées de tout préjugé. Le colloque s’est déroulé en trois tables rondes, qui seront les trois parties de ce résumé.

Programmation pluriannuelle de l’énergie d’avril 2020 : une impasse avérée ?

Participants :
– Michel Doneddu, membre du bureau de l’Institut de recherches économiques et sociales, ancien secrétaire confédéral de la CGT
– Bruno Ladsous, co-secrétaire du Collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement, administrateur du Cérémé
– Jean-Louis Ricaud, senior advisor, Assystem
– Olivier Appert, ingénieur et conseiller au centre énergie et climat de l’IFRI

Dans cette première table ronde, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a été vivement critiquée par les quatre intervenants qui se sont, tour à tour, succédé à la tribune. Ils estiment qu’elle est une impasse, et surtout, ils critiquent son non-fondement. Elle est qualifiée de déconnectée de la réalité de la physique, militante, manipulatrice, contradictoire, intellectuellement malhonnête et donc inapplicable. Elle prévoit notamment une baisse de la production d’électricité, possible par une baisse de la consommation. Or, ce ne sera pas le cas.

Par ailleurs, ils appellent à changer de matrice sur les questions électriques, c’est-à-dire de ne plus raisonner en production annuelle, mais en fonction de la question suivante : comment passer les pointes de consommation, notamment en hiver, sans risque de coupures ?

L’objectif annoncé sous François Hollande d’une réduction de la part du nucléaire ne repose sur aucun argument ni fait tangible, mais uniquement sur de la communication et des accords avec les écologistes. L’européisation du secteur de l’énergie est remise en cause, notamment pour la raison que l’Allemagne qui a refusé le nucléaire, profite de l’électricité française à bas coût. Les experts démontrent que la hausse du nombre d’éoliennes en Allemagne a entraîné une montée des prix de l’électricité (beaucoup plus chère qu’en France) et une plus forte dépendance au gaz russe.

Limites et nuisances des énergies renouvelables intermittentes : une prise de conscience croissante

Participants :
– Christian Arthur, président de la SFEPM
– Yves d’Amécourt, porte-parole du Mouvement de la Ruralité
– Jean de Kervasdoué, économiste et auteur de Les écolos nous mentent !
– Brigitte Pistre, maire de Frazé, fondatrice du collectif Vent des Maires

Cette deuxième partie a été essentiellement axée sur une critique acerbe de l’éolien, de ses effets néfastes sur les paysages, la faune sauvage, les animaux d’élevage et les êtres humains. Par exemple, on note une très forte mortalité chez des espèces de chauve-souris. Un éleveur, habitant à proximité d’un parc éolien, a notamment témoigné de morts étranges de ses bovins ainsi que d’une viande et de lait impropres à la consommation. D’ailleurs, Yves d’Amécourt propose de fixer les mêmes règles à l’installation des éoliennes que celles qui s’imposent à l’installation d’une usine. Car, et il le rappelle avec raison, les éoliennes forment une usine de production d’électricité. Il s’étonne également de voir que dans une commune où des bébés naissent sans bras, une enquête est menée pour voir si les produits phytosanitaires utilisés par les agriculteurs en sont responsables, alors que quand des malformations ou des problèmes sanitaires liés tant aux humains qu’aux animaux d’élevages situés proche d’un parc éolien sont constatés, aucune étude n’est faite.

Brigitte Pistre, fondatrice du collectif Vent des Maires, dénonce les méthodes des promoteurs éoliens et des préfets. Elle estime que les communes sur lesquelles des éoliennes doivent s’implanter, ainsi que les communes voisines, devraient avoir leur mot à dire. Ce qui n’est pas le cas en réalité. Elle propose donc l’adoption d’un droit de veto des maires, ceux des communes directement concernées et ceux des communes limitrophes, pour toute installation d’une éolienne.

Enfin, Jean de Kervasdoué revient sur les fausses informations véhiculées à propos de l’énergie verte, qu’il décrit notamment dans son dernier livre. Il rappelle que le nucléaire civil n’a tué personne en France, et que les conséquences néfastes des accidents de Tchernobyl et de Fukushima sont exagérées, voire falsifiées par les ONG environnementalistes.

Les conditions de réussite de la relance du nucléaire : acceptabilité et enjeux industriels

Participants :
– Bernard Accoyer, président de PNC France et ancien président de l’Assemblée nationale
– Fabien Bouglé, expert en politique énergétique et auteur de Éoliennes, la face noire de la transition écologique, et de Nucléaire : les vérités cachées : face à l’illusion des énergies renouvelables
– Louis Gallois, président du Conseil d’orientation de PNC France, co-président de la Fabrique de l’Industrie
– Valérie Faudon, déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire

Les différents intervenants de cette troisième et dernière table ronde ont tous abondé dans le même sens : il faut relancer la filière nucléaire en France. Pour certains, cela passe par la relance d’un nouveau plan Messmer. Ce qui est sûr, c’est que la France a les capacités nécessaires, sur le plan tant matériel qu’intellectuel, pour le faire. Si l’on veut se réindustrialiser, et a fortiori décarbonner l’économie, il faut augmenter la production d’une électricité pas chère et réellement verte qui rendra notre pays vraiment compétitif.

Un nouveau plan de développement du nucléaire aurait certes un coût, mais il reviendrait encore plus cher de recouvrir la France entière d’éoliennes et de panneaux solaires. Supprimer toutes les subventions à l’éolien en France représenterait une économie de 250 milliards d’euros pour les années à venir.
Les intervenants reviennent aussi sur le mythe de la dangerosité des déchets nucléaires, dont le risque en Europe est quasiment nul, ainsi que sur les perspectives d’avenir que représente la fusion nucléaire.

Si l’argumentaire étatiste était bien présent (planification, renforcement du rôle de l’Etat, etc.), il n’en reste pas moins que presque tous les intervenants sont d’accord : l’énergie nucléaire est indispensable pour l’avenir économique de notre pays.

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15 commentaires

Martinage 20 décembre 2021 - 6:55

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Pourquoi le risque lié aux déchets nucléaires ” en Europe ” est nul ?…ce genre de phrases sans autres explications est insuffisant. Un développement de cette pensée qui laisse sous entendre que l’europe est plus sécurisé serait interessant . On sait que les nuages respectent les frontières ….

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FONT 20 décembre 2021 - 8:00

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
En réponse à Matinage: j’ai lu que les réacteur de dernière génération donc EPR,produisent trés peu de déchets et que ceux ci sont recyclables.
On ne perle plus de scission ,mais de fusions d’atome (si j’ai compris la chose).

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Gilles 20 décembre 2021 - 8:44

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Bonjour,
Et merci à FONT pour cette hypothèse intéressante (à développer).

Mais alors pourquoi BURE et le risque hydrogéologique qui pèse sur tout le bassin parisien jusqu’aux résurgence des pays limitrophes nonobstant les risques sociétaux à autres d’échelles.

Que pensent ces spécialistes (et les autres) du process de largage des colis dans des puits de magma, pour lequel l’ingénieur en question n’a jamais reçu de réponse :

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2017/11/10/un-inventeur-de-hombourg-haut-veut-envoyer-nos-dechets-nucleaires-au-centre-de-la-terre

Bien à vous

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Bernard GUILHON 20 décembre 2021 - 9:17

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
@Martinage.
Renseignez-vous et prenez connaissance des publications de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) elles sont toutes publiques. Vous pourrez y constater que le traitement des déchets, en Europe et surtout en France, on sait faire.
« On sait que les nuages respectent les frontières …. » Vous pourrez y apprendre que les déchets ne provoquent pas de nuages, à l’inverse des accidents. C’est tellement plus simple et plus spectaculaire de tout amalgamer, selon la bonne vieille recette stalinienne.

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REEL 20 décembre 2021 - 10:16

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Cher Bernard Accoyez le temps passe et les stupidités de l’être humain.e. aussi
commençons par reconnaître que nous sommes dans un monde où on fait grandir les pardoxes et chacun y va de sa petite cuisine !!!
1) quand commencerons nous a comprendre que toutes les sciences sont à LUI
2) quand cesserons nous de dire ‘le poids des mots’ des sottises
3) quand l’humilité sera t elle la plus puissante ???
le choc des photos et bien un jour on vous fait voir revenir à l’âge de pierre et avec des nouveaux robinsons déjà traqués par d’autres hommes !!! juridiquement LE MONDE A ses secrets et laisse a toute sa création les lieux de reproductions
fée électricité je t’ai chérie pour un concours mais progrès modernité pourquoi ??? POUR DETRUIRE LE MONDE ????
QUE CHACUN RESTE A SA PLACE un continent ne peut pas accueillir tout le reste du monde combat ORGUEIL ET JALOUSIE

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Gilles 20 décembre 2021 - 1:10

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
@ Bernard GUILHON
OK en théorie peut être on sait faire mais à quel prix .. ? Ou serait-ce la paresse qui fait qu’on en retrouvent planqués à droite et à gauche dans la vallée du Rhône ou de la Garonne etc, et que bien que découvert ils ne sont pas récupérés pour être traités ?
Et pourquoi Bure et pourquoi pas le process lien ci-dessus ?

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Henri 20 décembre 2021 - 4:28

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Il est intéressant de constater que dans ce domaine comme dans d’autres ( le Covid par ex) plus les gens sont ignorants plus leur avis est péremptoire . C’est consternant.
Le nucléaire à la française, c’est à dire avec toutes les précautions prises (ce qui n’empêchera pas un éventuel incident mais limité) est certainement aujourd’hui la voie d’avenir. Il n’empêche en rien le développement du renouvelable dans une proportion raisonnable.
Pour critiquer l’éolien il serait bon de ne pas raconter des histoires à dormir debout.

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JR 20 décembre 2021 - 5:23

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Bonjour
Trois groupe de travail, trois approches différentes, pour une quasi même conclusion, l’énergie électrique doit être pilotable et non intermittente. En premier lieu, l’honnêteté impose de rebaptiser l’appellation « renouvelable » en « intermittent ».
Le premier groupe ne semble pas prendre en compte le besoin croissant, notamment celui induit par l’électrification en force à coup de subvention (par nos impôts) et de malus dictatorial du parc automobile.
Il apparait évident que F. Hollande n’a pas approuvé le renouvellent et l’extension du parc thermonucléaire pour des intérêts exclusivement électoraux avec les prétendus verdâtres.
Voilà enfin, qu’après plus de quatre ans de gouvernance, notre Président se préoccupe de comment alimenter la réindustrialisation de la France. Ce qui signifie bien que la réindustrialisation de la France n’était pas au programme, sauf à faire pédaler les escrocs du climat pour générer l’indispensable électricité.
Notez l’ineptie du titre de Olivier Appert, ingénieur et conseiller au centre « énergie et climat » de l’IFRI.
Comment peut-on lier l’énergie et le climat ?
Les thuriféraires du despotisme climatique ont encore frappé.

En 1974, un titre donnait des ailes aux Français:
« L’annonce du plan Messmer au journal de 20 heures ». C’est une époque où il y avait encore des vrais dirigeants ! Pas des idéologues climatiques sous l’influence des croyances et des modes du moment.

Enfin, un secteur de taille est oublié, notamment pour les besoins dans les transports (particuliers & professionnels), l’ouverture de recherche et d’exploitation pétrolière dans notre sous-sol. D’après de récente discrète étude, notre sous-sol (et celui de la Pologne) regorge de pétrole de schiste.
Pourquoi ne pas exploiter cette ressource d’énergie 100 % d’origine naturelle ?
Merci. Bien à vous. JR

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Obeguyx 21 décembre 2021 - 10:50

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Je rejoins JR, (sauf pour le le schiste). Je m’étonne toujours qu’on ergote sur un terme ou sur une personne dans le résumé fait lors d’une présentation en assemblée nationale d’un sujet ô combien important. Je remercie Aymeric Belaud pour sa synthèse claire, courte et facilement compréhensible.

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Arnaud CASALIS 21 décembre 2021 - 3:24

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Merci de ce compte rendu du colloque à la fois clair, synthétique et fidèle.
Les intervenants ont vraiment mis en avant les faiblesses des énergies intermittentes en démontrant qu’investir dans ces filières est sans espoir. Dès lors qu’on peut disposer d’une énergie abondante, bon marché et pilotable assurant la consommation en heures de pointe, il est inutile de doublonner un outil performant par un autre qui ne l’est pas. Si on développe l’intermittence et qu’on doit développer la même capacité en centrales à gaz pour les heures de pointe, on voit bien que le calcul est économiquement perdant et climatiquement contreproductif. Ce problème des heures de pointe est sans cesse sous-évalué : l’éolien par exemple, ne produisant qu’à 25 % de sa capacité de façon aléatoire, la probabilité qu’il fournisse de l’électricité aux heures de pointe (six heures par jour) est donc d’un quart de 25 % = environ 6 %. Autant dire qu’investir dans une capacité de production intermittente de 100 % pour qu’elle ne soit utile qu’à 6 % est le plus absurde des investissements que peut faire une société, libérale ou planifiée. C’est pourquoi investir dans le nucléaire sera salvateur : climat, emplois, retombées technologiques, balances commerciale et des paiement de la France ne pourront être que gagnant contre l’impasse actuelle du tout perdant énergétique et climatique O combien incertain !

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Arnaud CASALIS 21 décembre 2021 - 3:28

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Merci d’ajouter un « s » à des paiements à la fin de mon commentaire ! Et merci d’être venu au colloque.. Arnaud Casalis (commentaire non publiable !)

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Arnaud CASALIS 21 décembre 2021 - 3:39

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
Pour les réponses détaillées sur le nucléaire, il y a un excellent matériel pédagogique sur youtube « Janvovici, nucléaire, école des mines, 2019 ». On y trouve beaucoup de réponses sur la sécurité nucléaire et sur la relativité des risques non seulement énergétiques mais aussi de la vie. La meilleure EnR a fait 150 000 morts (barrage de Banqiao). La route fait 1 200 000 morts par an sans pour autant émouvoir certains mouvements prétendument écologiques qui imaginent des risques à une filière parfaitement maitrisée chez nous et qui n’a jamais tué personne. Quant à l’enfouissement des déchets, il est bien expliqué pourquoi c’est un non risque même sur le long terme. Cette exploitation des faiblesses de l’esprit humain à craindre des événements ne serait-elle pas motivée par seulement des ambitions de pouvoir (EELV) et de profits (les « promoteurs éoliens »). ?

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JR 22 décembre 2021 - 6:43

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
@Arnaud
Bonjour, je suis en accord avec votre analyse.
Cependant, juste un mot sur le dénommé Jancovici. Il décrit assez bien la situation du pic pétrolier et de la nécessité d’abonder dans le sens du thermonucléaire. Jusque là RAS, il devient douteux sur la 2 ème phase de ses explications, sans transition, il affirme sans aucune explication que le Carbone (C02) réchauffe le climat. Hors, même en cas de doublement du taux de C02 (actuellement de 0,04 %) la température n’en serait affectée que de façon infinitésimal. D’autre part, il est à la tête d’une société qui se nomme Carbone 4, qui propose des évaluations Carbone. Il est donc juge est partie. Nul n’est besoin de déformer une vérité pour en imposer une autre, le nucléaire s’impose de toute évidence sans avoir besoin de vilipender la nourriture des plantes, le C02. Merci & joyeux Noël

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JR 22 décembre 2021 - 6:49

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
@Arnaud
Bonjour, en complément, nous vivons une période de confort climatique exceptionnelle, qui s’en plaindrait: l’Optimum Climatique que nous vivons depuis 150 ans, favorise notre confort et notre espérance de vie :
https://climatetverite.net/2021/12/17/nous-vivons-un-optimum-climatique-mais-chut-il-ne-faut-pas-le-dire/ Merci. Bien à vous

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PP 3 janvier 2022 - 12:21

Quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ?
0,1% des consommateurs absorbent 40% de la production électrique.
86% des consommateurs n’en absorbent que 37% (données RTE et Entsoe également consultables sous forme brute).
Des productions intermittentes ne peuvent pas alimenter une grosse part de la première catégorie de consommateurs : une industrie lourde à feu continu ne s’arrête pas aussi facilement qu’un moulin à café. Par exemple, l’industrie lourde allemande a besoin de la production nucléaire française, ou de centrales à charbon ou gaz quand son parc ENR faiblit…
Le région ARA produit près de deux fois plus d’électricité (nucléaire et hydraulique) qu’elle n’en consomme. Elle produit aussi le quart de la production mondiale de combustible nucléaire (usine Eurodif puis Georges Besse). La région IDF ne produit que 5% de sa consommation électrique et néanmoins salarie autant de personnes qu’ARA dans le nucléaire (voir rapports SFEN). Ceci dit pour faire observer comment ‘un changement de l’échelle de l’observation (national à régional) peut introduire de diversité dans les points de vue.
Produire de l’électricité, c’est déplacer un potentiel énergétique, d’abord par une élévation « verticale » de la tension et ensuite horizontalement pour l’acheminement vers la consommation. Comme tout transport, cet acheminement n’est pas neutre en termes énergétiques, la distance à parcourir est une perte sèche. Une approche trop globale de la question électrique (ou même énergétique) omet cet aspect de la question. A. Hidalgo déclarait « les ENR sont une solution de production locale pour une consommation locale », cette réflexion mérite qu’on s’y attarde et contre-dit aussi bien l’implantation « sauvage » d’éoliennes, de parcs photo-voltaïques que le stockage de déchets nucléaires (Bure certes mais aussi Bessines sur Gartempe, là où on a longtemps extrait du minerai d’uranium), c’est dans les déserts humains de la diagonale du vide !
L’emploi des ressources, humaines et autres, ne semble pas poser de problèmes qualitatifs ni même quantitatifs dans ces débats solutionnistes, c’est regrettable et probablement dommageable pour la suite. Un bon bilan, même financier, veille toujours à l’équilibre des emplois et des ressources, c’est une question de pérennité dans le temps, faut-il le rappeler ?

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