Pour la liberté économique et la concurrence fiscale

Faire un don

Menu

Accueil > Publications > Chroniques de livres > Les écolos nous mentent ! de Jean de Kervasdoué

Les écolos nous mentent ! de Jean de Kervasdoué

vendredi 12 février 2021, par Alain Mathieu

Comme le suggère le titre de son livre, Jean de Kervasdoué ne craint pas d’écrire ce qu’il pense. De formation agronomique, l’ancien Directeur des hôpitaux au ministère de la Santé aborde avec verve de nombreux sujets.

Les milliers d’espèces végétales et animales menacées ? Sur les 5 600 espèces existant en France, seules sont menacées une plante (l’orchis couleur de lait) et trois espèces animales : la grenouille des champs, la tortue d’Hermann et l’anguille, dont le braconnage est maintenant combattu. A l’inverse, le loup, le bouquetin et le phoque sont revenus. Les espèces marines sont cinq fois plus nombreuses qu’au début du jurassique.

Les algues vertes sur les côtes bretonnes ? L’azote qui les nourrit ne provient pas des élevages de cochons ou de volailles, mais de l’air !

Les risques que présentent les OGM ? Inexistants. Au contraire, les OGM améliorent les rendements et diminuent l’usage des engrais et pesticides. Ils enrichissent la biodiversité. Un milliard d’êtres humains, et la majorité des animaux d’élevage, s’en nourrissent. Les OGM devraient être encouragés et non interdits comme le fait la France par la loi de 2015 sur le maïs transgénique.

L’interdiction du glyphosate, demandée par les Verts ? Parce qu’on en a trouvé des traces infimes dans les urines de certains de leurs adhérents. Les plantes fabriquent des pesticides, notamment des tannins, pour se protéger. C’est ainsi que le tabac fabrique un insecticide puissant, la nicotine. De nombreux aliments fabriquent à de très faibles doses des substances cancérigènes. L’agriculture dite biologique accepte ces substances. D’après Jean de Kervasdoué, l’agriculture biologique ne présente pas d’avantages par rapport à l’agriculture traditionnelle et fait baisser les rendements de 30 à 40 %.

L’effet d’un poison dépend toujours de la dose. Or les doses bureaucratiques sont de 100 à 1 000 fois plus draconiennes que nécessaire. On a interdit les néonicotinoïdes sans résultat pour les abeilles, mais avec des conséquences dramatiques pour les betteraves.

Les énormes quantités d’eau « virtuelle » nécessaires à la production des végétaux et surtout de la viande (13 500 litres pour un kg de bœuf) ? De la foutaise : 1 kg de bœuf contient 0,7 l d’eau, le reste est retourné à la nature.

L’épuisement des nappes phréatiques ? C’est un mensonge : on prélève en France chaque année 0,25 % du stock ; les nappes phréatiques représentent toujours plus de quatre ans de pluies.

La diminution de la superficie des forêts dans le monde ? Les forêts représentent 28 % des terres émergées (trois fois plus que les sols agricoles en cultures annuelles) et ne diminuent que de 0,08 % par an. La mauvaise exploitation des forêts ? C’est seulement parce qu’on ne coupe pas les arbres à l’âge optimum, variable, de 20 à 180 ans, suivant les espèces.

Les risques causés par la production d’électricité nucléaire ? En France, 4 m3 de déchets radioactifs par an. En Iran et en Inde, dans certaines régions la dose de rayonnement naturel reçue par des habitants dépasse de 240 fois la dose maximale demandée par les normes, sans inconvénient pour la population et même au contraire avec une amélioration de la réparation cellulaire. Dans le monde, 59 morts à Tchernobyl, alors que 1,8 millions de morts prématurées ont été évitées de 1970 à 2010 grâce au remplacement des centrales à charbon par des centrales nucléaires. La fermeture de Fessenheim est injustifiée. En fermant ses centrales nucléaires, la France doit augmenter de 20 % ses tarifs d’électricité pour lui permettre de produire 1,5 % de son électricité par des éoliennes et des panneaux solaires.

Jean de Kervasdoué s’attaque au principe de précaution. Il ne comprend pas comment on peut trouver des mesures « proportionnées » contre des dommages « incertains ».

Dommage qu’il n’ait pas osé s’insurger contre le plus gros et de loin le plus nocif des mensonges des écolos : que seules les émissions humaines de CO2 dues à la combustion des hydrocarbures sont responsables de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, et que les variations du CO2 naturel n’y jouent aucun rôle. Ce mensonge, qui justifie leur croyance que l’homme est responsable du réchauffement climatique, est lui-même fondé sur deux invraisemblables fables : 1) qu’à la différence de la bière versée dans un verre, qui dégage une mousse de CO2 en se réchauffant, les océans intertropicaux, au contact de l’air qui s’est réchauffé d’environ 1°C depuis 150 ans, ne dégagent pas plus de CO2 ; 2) que les molécules de CO2 provenant de la combustion des hydrocarbures ne sont pas absorbées par les océans froids comme les molécules du CO2 naturel.

Sans doute pour son prochain livre ?


Messages

  • Les écolos ne proposent que peu de solution mais surtout des slogans sans jamais faire des études d'impact.
    Nous sommes tous pour l'écologie quand nous constatons les effets de l’évolution du climat mais de la à proposer des solutions.
    Peut-être que les corticoïdes sont sans effet sur les abeilles mais ou sont passés les 80% d'insectes qui ont disparu (avec les oiseaux qui s'en nourrissait)

  • Les réponses des écolos sont très éclairantes :
    de la haine, des certitudes, des menaces. Des réactions de fanatiques, incapables de prouver leurs certitudes par un raisonnement bien mené, serein, acceptant la position adverse pour mieux démontrer son erreur.
    Non, c’est trop leur demander.

  • Et surtout : le CO2 ne représente que 0,042% de l'ensemble des gaz atmosphériques (Oxygène 30%). Il faudrait donc qu'ils nous expliquent comment avec une aussi faible quantité le C02 pourrait produire un effet de serre. Hautement improbable, sauf pour nous faire payer sans rechigner une taxe carbone !! Magnifique arnaque. De plus ils ignorent un petit détail : pas de C02 donc pas de végétaux, pas de mammifères et pas d'espèce humaine. Ah zut !

  • Bonjour,

    J’aimerais avoir un droit de réponse sur les commentaires de Mr De Kervasdoué au sujet du glyphosate. Je suis scandalisé de voir ses propos mensongers sur la non-toxicité de ce produit, il ne se limite qu’à qu’à l’être humain, je suis outré. Je suis mycologue et je viens d’écrire un livre en 2020 de 372 pages sur les morilles et j’aimerais dire à ce Monsieur son manque de culture sur l’impact catastrophiques que ce produit a sur notre environnement et tout particulièrement dans le domaine de ma spécialisation. Comment peut-on mentir à ce point ? Je précise que je suis pas écologiste mais écologue. Je vous remercie. Mr Clowez Philippe.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lettre Libertés

Suivez les publications de l'IREF, inscrivez-vous gratuitement à notre lettre journalière