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Affaire Mila : vers une interdiction du blasphème ?

vendredi 4 juin 2021, par Adélaïde Motte

Le procès de treize personnes ayant menacé la jeune Mila de viol et de meurtre a commencé il y a quelques jours. La jeune lycéenne avait dénigré l’islam et son prophète à deux reprises, en début et en fin d’année 2020, lors de vidéos publiées sur ses réseaux sociaux. Après chacune de ces vidéos, elle avait reçu des milliers de menaces de mort et de viol. Elle vit aujourd’hui sous protection policière et a beaucoup de mal à poursuivre sa scolarité.

Au début de l’année 2020, beaucoup de personnes réagissaient à cette “affaire Mila”, en disant grosso modo : “les menaces de mort ne sont pas justifiées, mais elle n’aurait pas dû blasphémer”. Aujourd’hui, ces personnes vont jusqu’à demander pourquoi la justice traite les menaces de mort à l’encontre de Mila, mais pas les propos blasphématoires qu’elle a tenus. Le blasphème est pourtant autorisé en France, mais les réactions de la communauté musulmane aux insultes de Charlie Hebdo et consort semblent faire admettre, petit à petit, que le blasphème doit être interdit par la loi. Du moins quand il concerne certaines religions…
Ce serait une grave confusion entre le droit civil et la religion et une atteinte à nos libertés. Le droit doit sanctionner la diffamation. Mais le blasphème est un outrage à la religion des uns ou des autres, ce qui peut blesser les fidèles concernés, mais ne peut pas être sanctionné par les juridictions civiles sans représenter une opinion et une prise de position du droit sur le fait religieux.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-pendules-a-l-heure/article/Affaire-Mila-vers-une-interdiction-du-blaspheme

Vos commentaires

  • Le 5 juin à 01:17, par Gerard En réponse à : L’Assemblée Nationale vote toujours pour réduire nos libertés.

    Depuis des décennies, les élus pondent des lois toujours plus alambiquées et liberticides.
    La population active du privé ne représente que 25 millions de personnes qui sont asservies et appauvrie par les autres.
    Le COVID-19 a montré l’excès et l’absurdité des Politiques français inégalés ailleurs.
    La France se transforme lentement en une démocratie marxiste.

  • Le 5 juin à 07:42, par Mesnil En réponse à : Affaire Mila : vers une interdiction du blasphème ?

    La République et son enseignement n’ont jamais eu de mots assez durs contre la religion chrétienne. Bien sûr, il y a eu de nombreuses raisons pour cela mais, parallèlement, l’Eglise via ses différentes institutions tels les grands monastères, a été à la base de l’enseignement et de l’évolution des pays occidentaux dès la fin de l’époque romaine. Si l’on admet officiellement le blasphème contre la religion chrétienne, alors, il n’y a aucune raison de ne pas l’admettre dans notre pays contre l’Islam qui, rappelons-le, est une religion importée très récemment et dont les adeptes veulent faire le fer de lance de leur conquête des pays occidentaux. Il ne faut pas l’oublier. Personnellement, j’ai vécu les prémices du mouvement des Frères musulmans en Algérie en 1980. Leur discours est tout-à-fait édifiant. En résumé, l’Europe DOIT devenir un khalifat musulman. Ceux que cela fait rire feraient mieux d’y réfléchir à deux fois. Et dire que nos gouvernements qui, pourtant, sont informés, font comme si de rien n’était. C’est tout simplement suicidaire.

  • Le 5 juin à 08:24, par Patrice Coconnier En réponse à : Je suis Mila

    N’étant pas abonné aux réseaux sociaux, je n’ai pas vu les vidéos publiées par Mila. Pourtant, ayant moi aussi une piètre opinion de l’Islam, je la soutiens par principe.
    J’admets que des musulmans soient choqués, je leur reconnais le droit de ne pas être d’accord avec moi, mais je leur demande de me reconnaître le droit d’avoir mon opinion sur leur religion.
    Il serait bon que des dignitaires musulmans français rappellent que chez nous, comme le dit Adélaïde Motte, le droit civil et le droit religieux ne se confondent pas...mais je crains que cela n’arrive jamais, justement parce que l’Islam ne fait pas cette distinction et entend régenter la société dans sa globalité ! C’est d’ailleurs principalement ce qui justifie ma réticence (euphémisme) vis-à-vis de cette religion intrinsèquement totalitaire.
    P.S. Le commentaire de Gérard ne serait-il pas hors sujet ?

  • Le 5 juin à 08:41, par jacques Chamberland En réponse à : Affaire Mila

    Je suis totalement avec Mila, cette jeune fille est très courageuse, elle a toute mon admiration.
    Et elle n’est pas tombée dans la "repentance" (comme le fait en permanence notre "président"...)
    Il faut souhaiter que les accusés soient sévèrement condamnés (contrairement à la tendance actuelle trop laxiste !).

    Et, bien entendu, je suis totalement contre l’interdiction du blasphème (il serait temps de faire en sorte de rester "chez nous" en France !)

  • Le 5 juin à 09:16, par GERMAIN Thierry En réponse à : Affaire Mila : vers une interdiction du blasphème ?

    Consulter les vidéos instructives et documentées de Jean Frédéric Poisson et Alexandre del Valle.

  • Le 5 juin à 09:27, par Obeguyx En réponse à : Affaire Mila : vers une interdiction du blasphème ?

    Encore de quoi vomir !!!
    Le bain de sang me semble désormais inévitable.
    Le drame : c’est comme avant 40, les politiciens avaient désarmés les français qui n’ont donc pas pu se défendre contre un ennemi surarmé. L’histoire va se répéter.
    Ils sont vraiment tous fous droite & gauche confondues !!!

  • Le 7 juin à 12:35, par Adélaïde Motte En réponse à : Merci pour votre commentaire

    En France, beaucoup ne comprennent pas les différences fondamentales entre le christianisme, qui a pu s’adapter à la laïcité, et l’islam. L’islam refuse que l’on remette en question son dogme, directement dicté par Allah, et ce dogme contient une législation précise, tout aussi inattaquable que le reste.
    Le christianisme comprend certaines règles inscrites dans des contextes, et l’interprétation est autorisée.
    Tant que ces différences ne seront pas comprises, il sera très difficile, voire impossible, de créer le fameux "islam de France".

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