Institut de Recherches Économiques et Fiscales

IREF Europe - Institut de Recherches Économiques et Fiscales

Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales
Pour la liberté économique et la concurrence fiscale
https://fr.irefeurope.org/4712

par ,

72 000 euros par loup !
Pas grave, c’est le contribuable qui paye !

Dans son édition en ligne du 13 décembre dernier, le Figaro vient de nous apprendre qu’en 2016, l’ensemble des mesures de protection contre le loup avaient coûté 22,5 millions d’euros, auxquels il fallait rajouter encore 3,5 autres millions d’euros au titre des indemnisations de pertes de bétail (11 000 têtes, chaque année, pour la plupart des brebis). Soit pour 2016, un coût annuel plancher - car toutes les agressions ne sont pas recensées, ni déclarées, ni indemnisées - de 26 millions d’euros (= 22,5 + 3,5= 26).

Pour combien de loups ? A la fois trop et pas beaucoup : 360, répartis en 42 meutes, selon le dernier décompte officiel fourni en 2017 par le réseau national Loup/Lynx de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, qui pointe d’ailleurs une forte progression annuelle (plus de 23%), puisque le comptage précédent publié en 2016 ne faisait état que de 292 carnassiers répartis en 35 meutes, les autorisations d’abattage étant donc très inférieures à la progression naturelle de la population.

Ce qui fait que le plus simplement du monde et compte tenu du décalage entre l’année de comptage et la publication, le coût annuel unitaire d’un loup " résident français" en 2016 s’établit à rien moins que :
26 000 000 /360 = 72 222 euros,
alors que le plan de régulation 2018-2023 fixe un objectif ambitieux de 500 loups qui risque de coûter fort cher à nos finances publiques, pourtant déjà fort mal en point. En effet, le loup en liberté a une espérance de vie moyenne qui oscille de 6 à 10 ans selon les sources, certains individus atteignant même 13 ans. Même en prenant la durée la plus brève, soit 6 ans, la vie d’un loup en liberté creuse donc dans nos budgets un trou de plus de 400 milliers d’euros, soit le prix catalogue d’une Rolls neuve plutôt haut de gamme.

Ce coût proprement exorbitant ne peut évidemment que faire réfléchir tous ceux qui, hors des fiefs "bobos", s’intéressent plus aux hommes qu’aux loups. En effet quand :
- on sait que ce pays n’est – hélas ! - pas capable d’assurer en plein hiver un nombre suffisant de places d’hébergement à ses nombreux "sans abris" obligés pour beaucoup trop de dormir dehors à même le sol par des températures inférieures à 0 degré ;
- on constate que notre Université n’est même plus en mesure d’accueillir dignement tous ses étudiants ;
- on recense le nombre important de nos concitoyens qui vivent ( très mal) en dessous du seuil de pauvreté ;
- on déplore que, pour une année complète de dur labeur, la plupart de nos éleveurs de montagne ne gagnent même pas la moitié, ou le tiers de ce que coûte un seul prédateur qui suffit à ruiner leurs efforts ;
chacun des contribuables que nous sommes peut se demander si, en engageant chaque année plus de 72 000 euros par loup pour permettre à des meutes sans cesse plus nombreuses de batifoler librement sur notre territoire, nos politiques n’ont pas complètement perdu la tête et si l’écologie qui prédomine dans ce pays n’est pas tout simplement devenue folle.

P-S : Dans ce billet, encore n’avons-nous parlé que de sous, mais il y a pire encore lorsqu’on apprend sur le site Wikiagri, porte-parole de la ruralité, que la règlementation en vigueur stipule honteusement que "l’éleveur n’a pas le droit d’euthanasier ses bêtes avant le constat officiel des autorités de la prédation. Entre-temps, la bête agonise dans un état lamentable sous les yeux de l’éleveur impuissant". On voit une fois encore l’aveuglement qui marque les défenseurs de l’écologie, que leur religion conduit, parce qu’ils sont le fait de leurs protégés, à fermer les yeux sur le traitement de carnages qui feraient immédiatement condamner et fermer tout site d’abattage régulier. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un animal sauvage que nous devons tremper nos lois dans la barbarie.

Partager cet article :

Autres lectures ...

Les banquises : + 0.6 millions de km2

L’impéritie de l’Etat ou la gabegie de l’éolien


Rapports de la Cour des comptes : le contribuable finance à la fois les "voleurs" et les "gendarmes"

Baisse des émissions carbone : rien de plus efficace que l’énergie nucléaire



Un message, un commentaire ?

Afficher le formulaire

Messages (1)

euh ?

le 16 février, 18:13 par abc

Vous êtes surement pour la sauvegarde des ours polaires, des pandas etc mais vous êtes aussi pour l’éradication des loups ? Intéressant comme point de vue ... Je vous invite à retourner voir ce que c'est que "la protection environnementale", "L'écologie" et tout ça. Ce n'est pas juste une histoire de CO2 ...

- Répondre -

 css js

FERMER

Suivez les publications de l'IREF,
inscrivez-vous gratuitement
à la lettre hebdomadaire

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies