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Météo-France : on y vit bien au chaud

vendredi 17 décembre 2010, par Nicolas Lecaussin

Réchauffement climatique oblige : nos météorologues vivent dans un nid douillet, dont le confort a été souvent dénoncé par la Cour des Comptes. Les accusations du Premier Ministre contre les prévisionnistes ont été mal reçues dans ce havre public . Remarques de Nicolas Lecaussin .

Le réchauffement climatique se manifeste actuellement par des vagues de froid et des chutes de neige sur la France et en particulier sur la région parisienne. Le Premier ministre, François Fillon, a accusé le service public de la météo de n’avoir pas prévu l’intensité des chutes de neige. Par conséquent, les « services chargés du déneigement ont été pris au dépourvu », explique-t-il.

Mais notre Premier ministre ignorait-il dans quel état d’insouciance, sinon d’incompétence, se trouvent les gens de ce service public, qui est surtout au service de lui-même ?

La Cour des Comptes avait fréquemment épinglé l’établissement public, dans ses rapports de 2002, 2006, 2007, 2009. Météo-France est en fait un nid douillet pour plus de 3 700 salariés (à titre de comparaison, le MetOffice britannique ne compte que 1 800 employés). Sur 370 millions d’euros de budget, 258 millions sont consacrés aux dépenses de personnel, c’est-à-dire presque 70% du total ! Les ressources de l’établissement sont constituées presque entièrement de subventions de l’Etat français ou de l’Union européenne et de redevances obligatoires dues par les compagnies de navigation aérienne. Les recettes commerciales représentent seulement 11% du budget de Météo-France. Autant dire qu’ici on ne craint ni la concurrence ni le client. On vit grassement sous perfusion d’argent public (chiffres 2010), ce qui n’empêche pas d’être déficitaire (plus de 4 millions d’euros pour 2010). La situation économique de Météo-France peut se lire d’un simple coup d’œil à la loi de finances 2010.

Météo France (loi de finances 2010)

Budget (en millions d’euros) Dépenses de personnel Temps de travail du personnel

370 258 30 heures par semaine

Plus la planète se réchauffe, moins on travaille à Météo France

Les employés bénéficient d’un statut particulier, et comme il est normal, ils n’hésitent pas à en profiter. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne consacrent pas beaucoup de temps au travail malgré le budget qui leur est consacré. En plus du salaire mensuel, ils bénéficient de plusieurs rémunérations accessoires « à la limite de la légalité » car « sans texte de référence » et qui peuvent s’élever d’après la Cour des Comptes à plus de 15% du montant normal. Ces rémunérations ont pour contrepartie un travail intense, mais condensé sur…30 heures par semaine, soit 13% de moins que le régime de droit commun. Il est vrai qu’ils travaillent dans un environnement parfois éprouvant, comme le site du Pont de l’Alma – coûteux au point qu’on envisage de le fermer depuis plusieurs années (ce devrait être fait en 2011). Ces conditions de travail ont de quoi faire pâlir de jalousie la gent fonctionnaire : par exemple on fait mieux à Météo-France qu’à la Sécurité Sociale – c’est tout dire.

Pour conclure, on peut espérer que le réchauffement prévu par les climatologues (à ne pas confondre avec les météorologues) se manifeste enfin autrement que par du froid et de la pluie – les grands ennemis de Météo-France. En attendant, la réputation de notre service public fond comme neige au soleil.

https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Meteo-France-on-y-vit-bien-au-chaud

Vos commentaires

  • Le 18 décembre 2010 à 16:11 En réponse à : Argumentation à compléter

    Votre argumentation est sans doute juste mais bien peu étayée.A compléter

  • Le 19 décembre 2010 à 13:49 En réponse à : Rouge au couchant : pluie ou beau temps

    Ha ! Quel bel article. Merci IREF.

    Papy, 67 ans, niveau : Bac + 45. Quasiment en état de marche, retraite : 162 euros par mois, sachant : lire, écrire, compter et possédant bocal avec échelle et grenouille industrieuse, aurait quarante heures disponibles par semaine pour faire des prophéties météorologiques dans les conditions décrites.

    Frantz Moulin

  • Le 24 décembre 2010 à 01:28 En réponse à : "SANS DOUTE" juste.

    "SANS DOUTE" juste. Effectivement mais surtout à sens unique comme tous les articles. En résumé, supprimons les fonctionnaires, les impots (surtout des sociétés pour qu’elles puissent distribuer plus de dividendes), les salaires (toujours pour les mêmes raisons), diminuons les salaires, travaillons plus et plus longtemps, ne nous préocupons surtout pas de notre planète (le réchauffement climatique est bien sur une blague et l’exploitation des ressources au détriment des pays du sud une invention) et le monde ira c’est certain beaucoup mieux.

  • Le 30 décembre 2010 à 16:12 En réponse à : argumentation facile

    Vous comparez Météo France au MetOffice êtes-vous sur que les 2 organisations soient comparables. Météo France couvre tout l’hexagone comprenant plusieurs régions climatiques (climat méditerranéen, océanique, continental, région de montagnes) et les régions d’outremer. Météo France est responsable de la surveillance des cyclones dans l’océan indien, ce qui n’est certainement pas le cas du MetOffice.

  • Le 7 janvier 2011 à 11:05 En réponse à : IREF : on cherche, on cherche ...

    Vous n’êtes même pas capable de reconnaitre que Fillon s’est lamentablement planté lors de l’épisode neigeux de cet hiver et que Météo-France a fait du bon travail.

    Joli exemple d’impartialité !

    Du coup comment croire un traitre mot du reste de l’article ?

    Il n’y a pas de centre de recherche au Met-Office, pas d’école, pas de prévisions pour les armées ...

    Quand on compare, il faut que les choses soient comparables.

    on peut comparer aussi le budget de la défense française et le budget de la défense Luxembourgeoise.

    Bref, quand on ne sait pas de quoi on parle on ferme sa bouche.

    Vu la façon dont vous vous documentez, je doute que vous ne travailliez plus de 10 heures par semaine.

  • Le 9 janvier 2011 à 15:36 En réponse à : Monsieur Lecaussin péteur...

    Monsieur Lecaussin péteur... du service public,

    Vous êtes un intellectuel et vous racontez des choses parfois très intéressantes.

    Les gens incompétents et insouciants de Météo-France sont des scientifiques qui ont pourtant réussi un concours très sélectif.

    Parmi notamment, les techniciens de Météo-France, on trouve des anciens ingénieurs du Privé, des anciens professeurs parfois agrégés... Bref, pour rentrer dans cette maison, c’est un peu comme à Science Po, il ne faut pas être profondément incompétent et insouciant ! Etes vous incompétent et insouciant ?

    Vous avez raison, il y a des choses à redire sur le mode de fonctionnement de la maison. Et d’ailleurs, MF est en pleine restructuration : de nombreux techniciens, souvent utiles, vont disparaître ; et de nombreux IPEF, parfois inutiles, vont rester...

    Un IPEF touche 4 à 5 fois le salaire d’un technicien. Mais dans cette société libérale, qui vire-t-on quand il y a mauvaise gestion ? Celui qui bulle dans son bureau ou celui qui trime dans un centre départemental ?

    Comme vous dites : "Les recettes commerciales représentent seulement 11% du budget de Météo-France". En tant que libéral averti, une société qui réussit est une société qui fait de l’argent.

    Un établissement dont le but est la sécurité des biens et des personnes, mais aussi d’aller vers le progrès et vers la connaissance scientifique... ca vous fait perdre votre roumain !

    La rémunération est correcte. Par exemple, pour une personne qui travaille depuis 8 ans dans la boîte :

    - technicien entre 1700 et 1800 Euros net.

    - IT (ingénieur des Travaux) 2500 à 2700 Euros net.

    - IPEF entre 6000 et 8000 Euros.

    Mais êtes-vous choqué ? 1343,77 Euros vous semblerez sans doute mieux ?

    Faites un tour dans l’aviation civil, pour une personne qui travaille depuis 8 ans :

    - un technicien touche entre 3200 et 3700 Euros.

    - un ICNA (statut semblabe à IT de MF) touche de l’ordre de 5000/6000 Euros... comme un IPEF...

    Mais cela vous semble normal car sans doute plus rentable !

    Vous êtes comme les prévisionnistes de Météo-France : il vous arrive de vous tromper, mais eux savent rester humble !

  • Le 10 janvier 2011 à 09:57, par Nicolas Lecaussin En réponse à : Merci de confirmer ce que

    Merci de confirmer ce que j’ai écrit dans mon article. D’aileurs, la plupart des infos proviennent des Rapports de la Cour des Comptes. Pour ce qui est d el’Aviation Civile, j’ai déjà travaillé dessus et ils sont en effent encore plus privilégiés qu’à Météo France. Mais la Météo et le contrôle aérien, ça va bien ensemble...

    NL

  • Le 10 janvier 2011 à 12:32 En réponse à : Temps de travail à Météo-France

    Je ne sais pas d’où le ministère sort ce chiffre de 30h/semaine, mais il est archi-faux, ce n’est même pas une moyennne.

    Je travaille moi-même à Météo-France depuis 15 ans et je fais 35h/semaine comme la loi le permet actuellement (et cela risque de ne pas durer, je vous vois ravi). Certains travaillent peut-être un peu moins (32h) mais ils sacrifient leurs nuits, leurs week-ends et leurs jours fériés pendant que vous réveillonnez tranquillement au chaud avec vos amis.

    A part vous, tout le monde sait que les prévisions météorologiques ne sont pas une science exacte, mais entre 10 cm de neige prévus et 15 cm réels, si la préfecture ne fait pas son travail d’alerte et si les DDE n’ont pas assez de personnel et de matériel (faute de budget) pour saler ou dégager les routes, cela bloquera de toutes façons les routes des Parisiens qui ont été, répétons-le, avertis au moins 24h à l’avance par une vigilance orange.

    Bon, je m’arrête là car je ne souhaite pas perdre plus de temps avec des gens de mauvaise foi.

  • Le 17 janvier 2011 à 12:26 En réponse à : Conservatisme

    Le fait qu’il y ait quelques imprécisions dans l’article de N. Lecaussin (30h/semaine, je ne sais pas d’où ça sort) ne devrait pas nous empêcher d’améliorer le système. Ce n’est pas parce que ce point est faux que tout doit être jeté à la poubelle.

    Sans tomber dans un libéralisme débridé, il n’est pas aberrant de tenter d’améliorer le système en optimisant la gestion des ressources et de tenter d’améliorer l’efficacité et la qualité du service rendu (qui est très bon) au meilleur prix. Ce sont des deniers publics et il doit y avoir une obligation de "bonnes dépenses".

    Un peu de d’autocritique et un peu moins de conservatisme ne font pas de mal parfois. C’est probablement le meilleur moyen d’éviter une privatisation où l’idéologie actuelle tendrait à mener.

    Météo-France n’est pas un système parfait et il faut aussi savoir accepter les changements (qui devraient s’appliquer à tous y compris les IPEF).

  • Le 3 avril 2012 à 14:32 En réponse à : météo marine

    Les prévisions du matin pour l’après-midi sont erronées non pas seulement de temps en temps mais tout le temps et ce pour une localité précise (paris).

    Il devait pleuvoir cet après-midi et là big ciel bleu, soleil et chaleur...

    Alors si à quelques heures météo-france ne sait pas faire de prévisions météorologiques, je parle d’incompétence. Et la tempête n’en parlons pas...Pas capable de prévoir une tempête, mais où sont recrutés les spécialistes de météo-france ? A disney-land ?

  • Le 4 octobre 2013 à 07:25, par Ogrish En réponse à : Météorologues INCOMPETENTS

    Ce que je regarde le plus à la télé, c'est bien la météo.
    Leur taux de réussite en ce qui concerne les prévisions ? 5-10% pas plus.
    Combien de fois se trompent-ils ? Combien de fois ils sont dans le vague et l'à peu près ?

    Ce sont bel et bien des feignants incompétents.

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