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L’impôt (très) progressif fabrique du chômage

Dans une interview accordée au quotidien Libération (7 juin), l’économiste Thomas Piketty ressort sa proposition d’un impôt progressif avec des taux très élevés (jusqu’à 80 %) pour les plus hauts revenus. Ce serait, considère Piketty, une mesure de « justice sociale » dans un monde inégalitaire. Pour lui, cela constituerait une vraie mesure de gauche. Le problème c’est que la proposition de Piketty, au-delà de l’aspect immoral, celui de confisquer plus de ¾ des revenus d’une personne, part d’un constat complètement faux et risque d’avoir des conséquences terribles. Car pour l’auteur du Capital au XXIe siècle, les plus riches parmi les riches (les 0.1 % de la population) sont des rentiers et des salariés des grands groupes.

Or, la réalité est complètement différente. Les derniers chiffres publiés dans un article (Tino Sanandaji : Piketty’s Missing Entrepreneurs) de la National Review (novembre 2014) montrent que 70 % des plus riches (les 0.1 %) sont propriétaires de leur entreprise (affaire) et non pas des salariés ou des rentiers. Oui, ils sont très riches, mais leur richesses provient de leur entreprise et non pas d’une rémunération salariale. Il s’agit là d’un terrible démenti de la grande tromperie de Piketty. Pour lui, les grandes richesses d’aujourd’hui proviennent de l’accumulation du capital qui n’a cessé de croître plus vite que la croissance. L’IREF a montré que ce n’était pas possible et le livre (Anti-Piketty. Vive la Capital au XXIe siècle) que nous publions ces jours-ci apporte de nouvelles preuves dans ce sens.

Les 0.1 % des plus riches Classement Forbes des 500 plus grosses fortunes (2014)
Entrepreneurs 70 % 70 %
National Review, novembre 2014

Les plus riches sont en fait des « super-entrepreneurs » qui ont bâti leur fortune grâce à leur entreprise. D’ailleurs, les plus récentes (2014) statistiques fournies par le classement Forbes montrent que les PDG salariés des grandes firmes qui font partie du classement possèdent une fortune évaluée à 5 mds de dollars alors que la fortune des 0.1 % des plus riches est évaluée à 800 Mds de dollars. Les « gros salaires » représentent donc moins de 1 % des 0.1 % des plus riches ! Piketty a tout faux, le classement Forbes (2014) révèle d’ailleurs que 70 % des milliardaires américains sont des « self-made » qui n’ont pas hérité leur fortune !

La proposition de Piketty concernant l’impôt (très) progressif (au niveau mondial) est donc extrêmement dangereuse. Au nom de la lutte contre les inégalités, l’impôt va frapper les créateurs d’entreprises et…d’emplois. Prenons quelques exemples concrets : Bill Gates. On estime que depuis sa fondation, Microsoft a créé environ 1 million d’emplois directs et plus de 7 millions indirects, aux Etats-Unis seulement ! Elon Munsk, le nouveau milliardaire qui investit, entre autres, dans les voitures électriques et l’énergie solaire, crée plusieurs milliers d’emplois par mois. Leur imposer un impôt à un taux de 80 % parce qu’ils sont riches, signifie détruire les emplois qu’ils créent et les empêcher d’investir. Piketty n’est-il pas le meilleur allié du chômage ?

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