Institut de Recherches Économiques et Fiscales

IREF Europe - Institut de Recherches Économiques et Fiscales

Pour la liberté économique
et la concurrence fiscale


IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales
Pour la liberté économique et la concurrence fiscale
https://fr.irefeurope.org/2935

par ,

Convergence des programmes pour les européennes
Les partis français à l’unisson pour l’interventionnisme

Les débats entre les candidats aux européennes des différents partis français sont très animés, mais néanmoins contradictoires. Pourtant, très peu de choses différencient leurs programmes quand on les regarde attentivement.

Nous avons comparé les propositions de l’UMP, du PS et du FN. Il faut noter que ce dernier obtient des scores impressionnants dans les sondages, alors que, comme on pouvait s’y attendre, le FN se lance dans une campagne de combat contre une Europe qui serait libéralisée. Accusée de tous les maux qui s’abattent sur l’économie française, l’Europe devrait ainsi renoncer à soutenir la concurrence et le libre-échange. « Non au dumping social et fiscal ! », « Non à la destruction de l’emploi des Français ! » sont les slogans les plus définitifs lancés par le FN, qui prône aussi l’harmonisation fiscale, enfin la mise en place d’une politique industrielle favorable à la France, en utilisant cette formule : « Non à la soumission de l’Etat au droit des multinationales » ; tout ceci sans oublier, bien entendu, la fermeture des frontières.

On peut trouver des propositions similaires dans les programmes du PS et de l’UMP. « Stop au dumping social », « Google doit payer », « Stop à l’austérité », voici les quelques slogans des socialistes qui proposent une Europe volontariste, certes, mais bien éloignée du libéralisme économique. « Le capitalisme casino, ça suffit ! », crient les candidats socialistes, en proposant une taxe sur les transactions financières, un SMIC européen et une indemnité chômage minimum à l’échelle de la zone euro. A l’exemple du FN, le PS veut protéger les services publics français de la concurrence.
On trouve aussi des accents anti-américains chez les candidats du FN : « Non à la mal-bouffe américaine ! » et chez les socialistes : "NSA go home !", qui veulent tous deux imposer aussi l’exception culturelle européenne, à côté de l’exception culturelle française. Bien entendu, les trois partis défendent nos agriculteurs, sur lesquels pleuvent tous les ans des milliards d’euros de subventions : n’oublions pas que le budget de la PAC (Politique agricole commune) représente 40 % du budget européen, soit 363 Mds d’euros pour les 6 années à venir !

Chez les socialistes, on émet aussi des propositions en faveur du climat, ce qui fait encore plus de subventions en faveur des énergies renouvelables. Mis à part cela, on demande un droit européen à l’avortement...
L’UMP est aussi orientée vers une Europe "protectrice et volontariste", qui exerce un contrôle aux frontières et, qui plus est, impose une convergence fiscale et sociale des pays européens. Une Europe de grands projets industriels, énergétiques, numériques et spatiaux, qui combat la "concurrence déloyale".
Pour la droite française, la Banque Centrale européenne doit agir en faveur de l’emploi, tandis qu’il faudrait réserver les marchés publics aux entreprises qui fabriquent en Europe. C’est ainsi que l’on peut lire dans le programme de l’UMP qu’il "existe des biens qui ne sont pas tout à fait comme les autres". Ce qui explique la mise en place de mesures protectionnistes.

On comprend dès lors qu’il est difficile de s’y retrouver pour les électeurs français aux prises avec toutes ces doctrines similaires. Le discrédit des hommes politiques en France ne viendrait-il pas aussi du manque d’offre ?

Partager cet article :

Autres lectures ...

Étatisme et marxisme : le Parti socialiste français n’a toujours pas changé

Ce n’est pas la faute de l’Europe mais la nôtre
Réformons la France pour changer l’Europe


Réforme des retraites
l’illusion Macron en marche ?

Elections : leçons pour la droite française



Un message, un commentaire ?

Afficher le formulaire

Messages (1)

la PAC

le 24 mai 2014, 12:00 par Jidé

Assez de faire croire que la PAC est une manne qui tombe du ciel européen ! Quel qu'en soit son montant il ne représente qu'un rendu partiel de notre contribution !
Il faut bien répéter que lorsque que la France donne trois euros de contribution elle n'en RECOIT QUE DEUX en subvention !!! D'ailleurs les chiffres le prouvent : contribution en 2013,20 milliards,subventions en 2013,13 milliards (PAC et autres subventions) Et encore cela n'est que la partie émergée de l'iceberg.Il faut savoir que s'ajoutent à ces 7 milliards de déficit d'autres dépenses annuelles ! Le total ces dépenses représente entre 40 et 50 milliards d'euros par an (sources concordantes:Contibuables associés,Mediapart et Valeurs actuelles)soit environ la moitié du déficit que Bruxelles a le toupet de nous reprocher !!!

- Répondre -

 css js

FERMER

Suivez les publications de l'IREF,
inscrivez-vous gratuitement
à la lettre hebdomadaire

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies